ANATOMIE ET EMBRIOLO&IE
3, font jouer au périent, le rôle de dila-
Miot et Baratoux d’abord, Politzer ensuite staphylin interne, par un mécanisme diffère tateur d’une partie du conduit tubaire.
L’étude minutieuse des principales descriptions qui ont été faites de ce muscle, et des différentes opinions qui ont été émises sur son rôle physiologique, nous a montré que l’anatomie et la physiologie de ce muscle n’étaient pas exactement connues.
Nous avons étudié ce muscle au double point de vue anatomique et physiologique.
1“ Description anatoniiqtie du muscle péristaphylin interne.
Les insértions supérieures de ce muscle se font : — a) sur la face antéro-inférieure du rocher en avant et en dehors de l’orifice inférieur du canal carotidien, sur la partie antérieure de la portion osseuse de la trompe et quelquefois sur le sphénoïde, au voisinage de l’épine (fibres postéro-internes) ; — b) sur l’extrémité supérieure du bord postéro-inférieur du cartilage tubaire sur une longueur de 2 à 3 millimètres et sur la région avoisinante de la portion fibreuse du plancher de la trompe (fibres antéro-extemes).
internes, que nous avons distinguées plus attaches supérieures du péristaphylm interne
sujet des
une direction légèrement oblique, en avant et en dedans ; les fibres moyennes et postérieures ont une direction à peu près transversale. Dans leur ensemble, les fibres de la portion pala-
comme ayant une position horizontale et transversale.
salva, et de Politzer d’une part, les expériences de Miot et de Baratoux d’autre part, le prouvent.
L’observation et 1 expérimentation montrent également que lorsque le voile du palais s’élève, le pavillon de la trompe se
fémoral et les faisceaux résulter que ce ligameii muscle en voie de régres
L’autre partie, externe et superficielle, par rapport a la surface d’insertion du précédent faisceau, provient des deux tiers externes de la crête pectinéale. Parties de là, les fibres subissent un mouvement de torsion tel que celles qui proviennent de l’extrémité externe de la crête pectinéale et du ligament de Coopeb, deviennent antérieures et se rapprochent des fibres antérieures du faisceau inféro-intcme ; tandis que celles qui s’attachent prés de l’épine du puliis deviennent postéro-externes par rapport aux précédentes et s’accolent aux faisceaux les plus postérieurs de la portion inféro-interne du muscle.
Insertions inférieures. — Les fibres composant ces deux faisceaux s’accolent puis se confondent en un ruban musculaire unique, plus épais en dedans.
Le muscle vient enfin se fixer par une aponévrose tendineuse, très aplatie, de 5 a 6 centimètres de longueur, sur la crête de trifurcation moyenne de la ligne âpre. Tantôt l’insertion s’arrête,
de triturcatioa externe. Elle constituerait la crete du petit adducteur.
Le faisceau inférieur se termine sur la ligne ftpre par une aponévrose d’insertion divisée en plusieurs languettes, qui se prolongent sur la face antérieure du muscle.
4“ Grand adducteur. — Ce muscle a, dans son ensemble, la
la branche de trifurcation externe de la ligne Apre; en bas, sur l’interstice de cette moine ligne.
Faisceaux moyen et postérieur. — Ces deux faisceaux sont
Ils ont une insertion supérieure en grande partie commune. Elle se fait :
1“ Sur la partie postérieure de la branche ischio-pubienne, en dedans et en arrière du faisceau déjà décrit;
2» Sur la partie inférieure de la face externe et de la face postérieure de la tubérosité iscliiatique.
Lé faisceau moyen se termine inférieurement suivant deux plans :
a) Un plan antérieur, le plus important, dans lequel les fibres se jettent sur une aponévrose très courte. Elle se fixe sur les trois quarts inférieurs de l’interstice et de la lèvre externe de la ligne âpre, en décrivant une série d’arcades destinées au
b) Vn plan postérieur iovmk par une mince couche de fibres musculaires qui se terminent sur une, ou plus rarement deux longues arcades aponévrotiques au-dessous desquelles passent
vont ainsi se fixer sur l’interstice de la ligne Apre.
permettent de distinguer trois ligaments : antérieur, droit et gauche.
1“ Ligament phréno-péricardique antérieur. — Ce ligament répond à tout le bord droit et antérieur de la surface diaphragmatique du péricarde, A droite, il s'arrête à 2 centimètres environ de la veine cave inférieure et à 3, 4 ou il centimètres du ligament phreno-pencardique droit; il en est séparé par du tissu cellulaire qui forme seul à ce niveau le fascia endothoracique, A gauche, le nerf phrénique limite généralement le ligament phréno-péricardique antérieur. Les connexions péricardiques ne sont pas seulement représentées par une simple ligne qui sur une coupe indiquerait l’épaisseur du ligament phréno-péricardique antérieur. Ces connexions se prolongent en effet sur la partie antérieure de la base du péricarde sur une largeur do 1 à 2 centimètres.
2“ Ligament phréno-péricardique droit. — Nous avons cons-
membrane mince, résistante, en rapport avec la paroi postéroexterne de la veine cave inférieure sur laquelle il parait se mouler. Il part du bord postéro-externe du trou quadrilatère et monte verticalement en diminuant de largeur; il arrive ainsi au-dessous du pédicule pulmonaire ; à ce niveau, les fibres qui le composent s’éparpillent en éventail : les unes se perdent sur les gaines fibreuses des veines pulmonaires; les autres, en décrivant des anses, passent en avant ou en arrière du pédicule pour se confondre avec le sac fibreux. Dans sa constitution,
bandelette demi-circulaire, les autres de la bandelette oblique ou antéro-postérieure de Bourgery ; ces deux groupes de fibres convergent l’un vers l’autre et s’éparpillent dans le ligament ; à 2 centimètres au-dessus du trou quadrilatère, il n’est plus possible de distinguer macroscopiquement les fibres d’origine tendineuse.
3" Ligament phréno-péricardique gauche. — Ce Ugament nous a paru inconstant, nous ne l’avons trouvé que dans un tiers des cas environ; c’est un mince trousseau fibreux qui s'étend du centre phrénique au sac filtreux péricardique. Le plus sou-
vent, il manque totalement ou csi sculcmom représenté par quel ques rares filaments fibreux peu résistants, perdus dans la portion profonde ou péricardique du fascia endothoracique.
4” Espaces interligamenteux. — Dans l’espace compris entre les ligaments, le fascia n’est plus représenté que par une lame de tissu cellulaire que renforcent en maints endroits des fascicules fibreux.
5' Connexions phréno-péricardiques autour de l’orifice de la veine cave inférieure. — Le péricarde est intimement uni au diaphragme par une gaine que le sac péricardique forme autour de la portion sus-diaphragmatique de la veine cave inférieure.
B. Ligament STEaNO-pÉmcARDiQUE infébieer. — Ce ligament présente de nombreuses variations individuelles. Ses insertions thoraciques peuvent se faire sur l’appendice xiphoïde et la partie voisine du sternum, sur l’aponévrose qui recouvre le muscle triangulaire du sternum.
L’insertion sternale ne remonte pas en général à plus de deux centimètres au-dessus de l’appendice xiphoïde ; la ligne d’attache thoracique a généralement une direction verticale.
Sur le péricarde l’attache se fait en regard de l’extrémité sternale du cinquième cartilage costal, elle est déjetée à droite ou à gauche, rarement médiane.
La direction de ce ligament est très variable, à cause même de la variation des attaches ; le plus souvent elle est oblique de bas en haut, d’avant en arrière et de droite à gauche.'
La longueur moyenne de ce ligament est de 2 à 6 centimètres, sa largeur de 4 à 8 centimètres.
Le ligament est le plus souvent unique, mais dans le huitième des cas nous avons trouvé deux et quelquefois trois ligaments.