Chapitre VIII. — Les différenles Ihéories qui oi
et ceux qui agissent sur les orteils Nous donnons à ces mouvements segmentaires, à l’exemple de notre maître le professeur Pitres; les noms de réflexe planti^crural, réflexe planii-tibial, et réflexeplanlidigital.
Nous employons pour leur étude graphique le dispositif suivant :
Lés réflexes plantùcrural et planli-lihial sont enregistrés au moyen de deuxmyographes à transmission placés, l’un sur le tenseur du fascia lata., l’autre sur le jambier antérieur.
Pour le planti-digital, on fixe sur le dos du pied un support qui porte un tambour manipulateur dont le levier est relié par une
bague ü. tige rigide à la deuxième phalange du gros orteil, de façon que la flexion de l’orteil se traduise par l’élévation de la ligne du stylet inscriptéur, l'extension par la descente de cette ligne. Enfin l’excitation de la surface plantaire se fait au moyen d’un stylet spé-
dans un signal de Desprez.
, Dans ces conditions, on obtient des graphiques différents suivant qu'on explore des sujets normaux ou des malades présentant le syndrome spasmodiqne par lésion des voies pyramidales.
Chez les mjels sains, on tait les constatations suivantes ;
Les trois termes du réflexe plantaire sont prodnits simnltanémeni par l’excitation juste suffisante de la plante;
2" L’excitation de la plante seulement est efficace ;
3" Les graphiques du planli-crural et du planli-libial forment une courbe arrondie analogue anx graphiques musculaires.
4’ Les graphiques du planli digital se présentent sons deux types, avec une fréquence a peu près égale :
a) Un type de flexion pure;
b) Un type de flexion clexlension successives, dans lequel le graphique forme une première courbe arrondie au-dessus du niveau primitif, puis une seconde de sens inverse et d’étendue moindre, affectant la forme générale d’une S horizontale h boucles inégales.
Chez les sujets qui présentent des signes de spasraodicité par lésions des voies pyramidales (contracture, exagération des réflexes tendineux, clonus du pied et de la rotule) ces graphiques subissent des modifications qui peuvent se résumer ainsi :
1“ Dans beaucoup de cas, la zone excitable dépasse les limites de la plante et s’étend à tout le membre inférieur;
2* Les graphiques du planti-tibial et du planli-crural offrent souvent un plateau h oscillations;
3” Les graphiques du planli-digital se présentent sous trois types :
a) Un type de flexion pure qui rappelle de tous points le premier type normal (un tiers des cas).
b) Un type de flexion et extension successives qui diffère du second type normal en ce que la seconde courbe correspondant à l’extension de l’orteil est très ample par rapport a la première qui correspond au mouvement de flexion. Ce tracé traduit une flexion légère et rapide suivie d’une extension très ample et plus prolongée (deux tiers des cas).
c) Un type d’extension pure sans flexion préalable.
Le résultat de nos recherches n’implique en rien une atteinte quelconque h la valeur séméiologique des modifications pathologiques des réflexes des orteils. Ella a trait seulement à l’interprétation physiologique des phénomènes. Il faut remarquer que les mouvements de flexion h l’état normal et d’extension h l’état pathologique
apparaissent seuls à l’observateur à cause de la rapidité et du peu d’étendue du mouvement qui les suit ou les précède.
Mais l’analyse graphique, en décelant ces détails en permet une compréhension plus exacte.
Le type de flexion pure, le type de flexion et extension avec pré¬
dominance de la flexion, le type de flexion et extension avec prédominance de l’extension et le type d’extension pure forment les termes a.scendants d’une série continue qui va de l’état normal à l’état palhologique.il n’y a pas, dans ce dernier état, inversion du réflexe des orteils, il y a simplement une modification quantitative, qui ressemble en somme h. celle qu’on constate du côté des autres réflexes plantaires
Recherches sur la pathogénie des troubles cardiaques dans les maladies toxi-infectieuses.