Altérations des cellules bulbaires dans l’intoxication
diphtéritique expérimentale. Société d’anatomie et de physiologie de Bordeaux, 26 juin 1900.
Celle élude m’a montré dans les noyaux bulbaires des animaux ayant reçu de la toxine diphlérilique en injections sous-cutanées les lésions suivantes :
1* Dans certaines cellules, les prolongements ont perdu de leur netteté et les grains chromatophiles ont des formes irrégulières en même temps qu’ils ont perdu leur ordination normale.
2“ Dans d’autres, en plus grand nonibre, le noyau est rejeté vers la périphérie et il y a autour de lui une tache colorée en bleu diffusément, tandis que le pourtour de la cellule et la base des prolongements présentent des éléments chromatiques distincts. C’est la de la chromatolyse périnucléaire.
3® Un grand nombre de cellules présentent de la surcoloration diffuse avec aspect granuleux de tout le corps cellulaire. Ou bien le nucléole est seul visible, ou bien toute trace de noyau et de nucléole a complètement disparu.
4o Enfin, beaucoup de cellules ont perdu en grande partie leurs éléments chromatophiles; les contours en sont diffus, les prolongements ne se distinguent plus ; le noyau n’est pas visible.
Ces lésions sont très précoces; on peut les constater dès qu’apparaît la paralysie du train postérieur.
et il est facile dès lors de déterminer les symptômes caractéristiques
Le groupe des névralgies qui cèdent momenlanément à l’injection de cocaïne loco dolenti est constitué par des névralgies de cause périphérique, la cause algésiogène étant située au niveau des extrémités nerveuses de la région douloureuse. Les caractères généraux
1“ L’existence d’un endolorissement continu entre les paroxysmes
i* Au point de vue topographique, elles affectent des zones plus vastes et plus mal délimitées que les névralgies ordinaires.
2* Au point de vue objectif, elles paraissent indépendantes des excitations périphériques.
3® Au point de vue évolutif elles sont sensiblement influencées par les causes morales, pour leur apparition, leur évolution et leur disparition.
4® Au poiint de vue des symptômes extrinsèques, elles .s’accompagnent le plus souvent de stigmates hystériques et par contre on ne retrouve aucune lésion susceptible de les expliquer.
Une fois mises à pari les névralgies de causes spécifiques, telles que la syphilis et l’impaludisme, cette étude nous a permis de fournir le critérium clinique grftce auquel peut se reconnaître l'origine centrale ou périphérique. Cette détermination est particulièrement importante pour le choix et l’opportunilé des interventions chirurgicales. Il semble que dans un cas donné l’étude doit se faire d’après les principes suivants qui sont la conclusion de ce travail.
1® Dans un cas de névralgie faciale on doit toujours, à défaut du diagnostic étiologique souvent impossible, faire le diagnostic du siège de la lésion algésiogène.
2® Ce diagnostic peut être fait le plus souvent par les seuls caractères cliniques, mais il doit être confirmé par l’épreuve de la cocaïne.
3® A fortiori celte épreuve est indispensable dans les cas douteux.
forte pression. Son examen cytologique et chimique ne révèle rien
40. Myélite transverse et polynévrite paraplégie spasmodique d*abord et flaccide ensuite. Mort. Autopsie (en collaboration avec M, Abadie). Société d'anatomie et de physiologie de Bordeaux, 3.2. décembre 1903, in Journal de médecine de Bordeaux,
Observation d’un homme alcoolique qui, à l’àge de soixante et un
lies nerveuses dans l’hyperthermie expé-
Doralion avec M. Soulé). Réunion biologique de 902, Comptes rendus de la Société de biologie,
surtout sur les éléments chromatiques. La plunlent l’état chromatophilique; le nombre des tat de cliromatolyse totale et d’achromatose etit. Ces altérations cellulaires sont pour s lésions encore réparables et tout à fait anabserve dans l’unémie expérimentale des cen-
d'anatomie et de phjsiologief 6 novembre 1899,
Outre une cirrhose atrophique bannie, le malade qui tait l'objet de cette communication fut trouvé, à l’autopsie, porteur d'une vaste poche h parois lomenteuses, pleine à, moitié d'un liquide café au lait,
abdominale et le diapliragme, à gauche par la rate et en arrière par
Néphrite hémorrhagique. Mort. (En collaboration avec M. Mongoor), Société d’anatomie et de physiologie de Bordeaux,
53. Sur un cas de gingivite à spirilles et bacilles fusiformes de Vincent (en collaboration avec M, Abadie) Société d’anatomie et de physiologie de Bordeaux, i 8 novembre i90 f.
gencive inférieure un liseré formé par des produits pseudomembraneux grisâtres recouvrant une surface ulcérée et saignante. Il n'y avait pas d’autres lésions de stomatite ou d'angine gangreneuse.
L’intérêt de cette pièce venait de ce que la rupture de l’anévrysn s’était produite dans une caverne limitée par une coque libreuse tapissée par une sorte de muqueuse organisée, c’est-à-dire dans ur
Technique expérimentale.
55. Application de Télectrolyse bipolaire à l’expérimentation sur les centres nerveux (ru collaboralion avec M. Sellteh). Sqciélé d’anatomie et de physiologie de Bordeaux, 28 février 1898; Archives d'électncité médicale, expérimentales et diniques noiH
Nous avons été conduits à rechercher un procédé expérimental permettant d’obtenir des destructions parfaitement limitées et aseptiques des parties centrales du cerveau, applicable k l’étude des localisations fonctionnelles dans la région opto-striée. L’électrolyse monopolaire avait déjti été employée dans ce but par Golsinger, en 1895; nous avons préféré l’électrolyse bipolaire qui permet d’opérer avec des intensités ne dépassant pas 20 milliampères et pendant un temps variable de cinq à quinze minutes. Avec l’électrolyse monopolaire ces quantités doivent être beaucoup plus grandes.
L’appareil instrumental se compose d’un circuit de pile sur lequel on intercale un interrupteur et un rhéostat. Lesaiguilles qui forment les pôles sont fines, flexibles et revêtues sur tout leur trajet, sauf à l’extrême pointe, d’un vernis isolant. On les place parallèlement entre les mors d’une pince isolante et d’autant plus distantes qu’on veut produire une plus grande perte de substance. Pour cette détermina-
On obtient ainsi des foyers nécrobiollques très nettement limités, parfaitement aseptiques, sans hémorrhagie interne et qui produisent les troubles fonctionnels cherchés sans aucun inconvénient quant à la survie de ranimai. L’écorce est absolument saine et si l’autopsie do l’animal est pratiquée quelques jours plus lard, il est impossible de retrouver la trace du passage des aiguilles.
Ce procédé constitue un progrès très réel sur les trocarts à lame cachée comme celui de Veyssière et il est supérieur, comme résultat, aux injections interstitielles de caustiques, de Beaunis et de Nothnagel. Il constitue le procédé de choix pour l’expérimentation sur les parties centrales du cerveau et pour les destructions corticales il est aussi préférable à l’exérèse sanglante.