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ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE GENERALES

non hibernantes, elle ne subit pas de modifications pondérales "3^ saisonnières, mais le jeûne détermine une dimnution très nette.

Elle n’est pas bien limitée, elle présente des prolongements et de nombreux lobules aberrants; suivant les espèces, on en ’ -3

trouve à la région cervicale, au voisinage de l’aorte, à la région , .3

axillaire, à la nuque. Au surplus elle offre une très grande variété '9 d’aspect, d’étendue et de rapport suivant l’espèce. Ses artères proviennent des artères dorsales et des artères axillaires. Ses veines

à me demander si ce tissu ne jouait pas un rôle plus actif et s’il n’intervenait pas dans certains phénomènes physiologiques et plus spécialement dans les phénomènes encore mal connus de l’hibernation.

J’ai d’abord établi que le principal lipoïde de cette masse présentait les réactions des lécithines, et plus spécialement qu’il s’agissait d’une iécorine.

Il convient de rappeler que la lécithine augmente la résistance aux changements de température.

J’ai, ensuite étudié les effets de Y extirpation de cette masse (hibernectomie). Cette opération est facile chez le rat. En général, elle détermine une émaciation progressive des animaux et ieur mort en quelques jours ou quelques semaines. Chez la souris, par contre, l’opération est plus difficile, mais donne des survies indéfinies après uiie perte de poids souvent très marquée. Ainsi, chez des animaux non hibernants, il semble que cet organe joue un rôle important.

La diffusion de la glande chez le hérisson et la marmotte ne m’a pas permis de réussir chez eux l’hibernectomie.

J’ai ensuite, pendant le temps de survie de mes opérés, étudié leur résisfonceauo: infozicafions. On sait que l’hibernation s’accompagne d’une augmentation de la puissance antitoxique, par exemple Noé a montré que le hérisson au début de l’hibernation (novembre) est dix fois plus résistant à l’intoxication par la morphine qu’en juillet. Cette résistance va en décroissant jusqu’après le réveil. >

Il en est de même de beaucoup d’autres toxiques, ce fait a été rapporté à l’état de vie ralentie des animaux.

J’ai observé, après hibernectomie, des faits de même ordre, et en particulier j’ai vu que l’intoxication par le chloroforme était plus grave chez le rat hibernectomisé que chez le rat témoin. Ce point est bien en rapport avec ce que nous savons depuis Overton sur le rôle des lipoïdes dans l’anesthésie.

Mais, à côté de ce fait, j’ai vu que les rats opérés, pourtant en mauvais état, supportaient mieux l’injection par l’adrénaline que

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