HYGIÈNE NAVALE
Conseil supérieur de la marine marchande, I90S-I9I9. Congrès international de l'assainissement, 1904. Bulletin de la Société d’Hygiéne alimentaire, 1902. Presse Médicale, 1899-190S.
Commission interalliée du ravitaillement, 1918.
Au Conseil supérieur de la marine marchande, j’ai pris part h la
L’aiticle 99 prévoit pour les embarcations de sauvetage un embarquement de 2 kil. SOO de biscuit et 6 litres d’eau par homme. Nous avons réclamé depuis longtemps une organisation plus
circulaire du 31 mars 1902 rappelait simplement qu’il a été établi en principe que la ration des marins du commerce doit être équivalente à celle que reçoivent les marins de l’Élat. Malheureusement l’expression d’équivalence n’a pas été interprétée dans un sens équitable et la qualité des denrées a souvent entraîné une déficience de la ration utilisable.
.l’ai envisagé cette question, en appuyant mon travail sur une étude de l’alimentation dans les différentes marines, eu développant
La destruction des parasites à bord des navires.
Société de Biologie, 1902,
Congrès maritime international de Copenhague, 1902.
Congrès de Médecine du Caire, 1903.
Société d'Hygiène de Saint-Pétersbourg, 1904.
Congrès d’Hygiène de Bruxelles, 1908.
Au Congrès maritime international de Copenhague, en 1902, je proposais avec mon collègue Loir le vœu suivant qui fut adopté h
« Qu'une conférence internationale soit réunie pour discuter les mesures prophylactiques à prendre contre la peste.
<c Cette conférence pourrait substituer aux périodes d’observation si onéreuses pour le commerce des mesures nouvelles ayant pour objet la destruction des rats avant toute manipulation de marchandises, en ajoutant l’inoculation préventive d'un vaccin h l’équipage et aux passagers.
La réglementation internationale était réalisée et, préoccupé de trouver des moyens pratiques de dératisation, j’étudiais alors les différents procédés de sulfuration (sulfuration par pots, acide sulfureux liquéfié, gaz Clayton, gaz carbonique, et oxyde de carbone).
Les expériences furent suivies dans les conditions les plus diverses : en France, à Dunkerque, au laboratoire de l’Institut Pasteur de Lille; à Suez, à Djebel-Thor et à Saint-Pétersbourg,
Si la destruction des microbes n’a pas été toujours réalisée avec les différents modes de sulfuration, la dératisation a été facilement obtenue. J’ai dû envisager également l’influence nocive du gaz sulfureux eu milieu humide sur les objets, les vêtements et enfin lutter contre le. procédé à l’oxyde de carbone préconisé par Nocht et rappeler au Congrès de Bruxelles, dans une discussion avec l’hygiéniste de Hambourg, les accidents mortels observés dans ce port chez les ouvriers travaillant dans les cales de navires désinfectés par CO.
Pendant la guerre, j’ai été amené, au ministère des Inventions, è reprendre cette question de la sulfuration appliquée à la désinsec-
Hygiène â bord des sous-marins.
Rapports confidentiels au ministre de la Marine.
Chargé d’une mission par le ministre de la Marine pour étudier les conditions d’aération des sous-marins, nous avons particulièrement étudié l’utilisation de l’oxylithe pour la régénération de l’air vicié au cours des plongées.
Les composés à base de bioxyde de sodium, outre leur utilisation dans la régénération de l’air vicié par la respiration hnmaine (absorption de CO', libération d'O) nous avaient paru pouvoir viser un autre but : la fixation, sous forme de phénates, des vapeurs de benzol qui constituent alors un réel danger pour l’équipage. Nous étions arrivé è un dispositif permettant la destruction partielle des vapeurs hydrocarburées, quand la suppression presque totale des moteurs à benzol a interrompu nos recherches désormais sans objet.
Nous appuyant tant sur les recherches de Flugge, d’Haldane, que sur nos études personnelles (v. notice 1918, p. 38), nous avons signalé l’importance du brassage de l’air dans les sous-mafins en plongée, pour atténuer les sensations pénibles de confinement, et l'application de ce principe a été généralisée sur ces navires.