I. — Les accidents de froidure
, Envoyé en mission successivement dans les régions de Verdun, de l’Yser, de l’Oise pour étudier la prophylaxie des froidures, j’ai réuni un grand nombre d’observations qui m’ont permis d’établir quelques données nouvelles.
En dressant les courbes quotidiennes par corps d’armée du nombre des évacués, des températures minima et de l’état hygrométrique, on constate que, contrairement à certaines opinions émises, il existe un certain parallélisme dans les courbes.
La répartition des pieds gelés dans une zone déterminée (front de Verdun), établie sur une carte géologique de la région, montre nettement l'influence de la constitution du terrain.
Chez les hommes immobilisés dans les tranchées de première ligne, dans des conditions favorables aux gelures, le nombre de cas atteint son maximum le troisième ou quatrième jour, pour décroître ensuite, même si la relève n'a pu être faite. Cette diminution s’explique par une question de susceptibilités individuelles, vers le début du quatriè'nie jour les hommes non touchés sont presque tous des