‹ Titres et travaux scientifiques. II. HygièneChapitre 7 sur 7 · HYGIÈNE SOCIALE · texte numérisé non relu

HYGIÈNE SOCIALE

Les veillées dans les établissements de couture et de mode.

Comité des Arts et Manufactures. Rapport précédant le.décret du 30 juin 1913.

L’article 23, § II du Code de travail avait laissé subsister, au moins 60 jours par an, le travail jusqu’à 10 heures du soir dans tous les ateliers de couture et de mode.

Le décret du 30 juin 1913 a supprimé ces dérogations sauf en ce qui concerne la confection de grand deuil.

La suppression des veillées, réalisée dans les ateliers de couture et de mode par ce décret, a soulevé de vives polémiques, et n'a pu être obtenu qu’après des tentatives réitérées du ministère du Travail.

Rapporteur de ce projet à la Commission d’Hygiène industrielle, puis au Comité consultatif des arts et manufactures, j’ai été amené à étudier très à fond cette question.

Laissant de côté ici les considérations d’ordre moral invoquées pour ia suppression des veillées, je rappellerai ici uniquement les raisons d’ordre hygiénique qui ont servi de base à jnes rapports :

Le travail interrompu pendant plus de neuf heures ;

Le travail à la lumière artificielle ;

L’aération défectueuse des ateliers.

Un grand couturier n’avait pas hésité à déclarer dans sa dé'position que c’était pendant les dernières heures de la veillée que les ouvrières fournissaient le plus de travail.

Cette affirmation contraire à toutes les données acquises parles hygiénistes et les physiologistes qui se sont occupés dé l’influence de la durée du travail a été controversée dans ce cas spécial par l’enquête que nous avons menée avec l’aide des inspectrices du travail. Le rendement réel dans les dernières heures est certainement moindre, les ratés, les fautes plus fréquentes et les ouvrières

8 7« ; aussitôt que celles-ci sont mariées, elles quittent le ateliers, préfèrent s’installer à leur compte ou travailler

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