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Élude expérimentale sur la cirrhose alcoolique du foie

(Archives de pliysiol. nom. et palhol., (887, t. Il, pp. 409-434, avec 2 planches

Les tentalives faites jusqu’ici pour provoquer l’alcoolisme chronique chez les animaux et produire ainsi des lésions viscérales comparables fi celles que l’on observe dans ces conditions chez l’homme sont très peu nombreuses et n’ont guère donné de résultats. MM. Dujardin-Beaumetz et Audigé, fi qui l’on doit les recherches les plus suivies dans cette voie, ont soumis pendant près de trois ans des porcs fi l’ingestion de divers alcools mêlés aux aliments, sans parvenir fi faire naître dans le foie des lésions bien appréciables.

Nos expériences ont été faites sur des lapins (au nombre de vingt-quatre), auxquels nous avons fait ingérer quotidiennement, fi l’aide do la sonde œsophagienne, un mélange, à parties égales, d’alcool éthylique et amylique dilués dans trois volumes d’eau. La dose d’alcool absolu introduite de cette façon par jour et en une seule fois était habituellement de 15 grammes : dose excessive et qui, si on compare le poids du lapin fi celui de l’homme, correspondrait àl’ingestion journalière chez ce dernier d’un demi-litre d’alcool absolu (dont la moitié serait de 1 alcool amylique).

L'administration de l’alcool par la voie stomacale a été choisie par nous pour imiter autant que possible ce qui se passe pour l’alcoolisme de l’homme. Des essais que nous avions faits au début sur des chiens durent être rapidement abandonnés ; l’estomac de ces animaux, habituellement vide, est trop sensible à l’action de l’alcool et ils succombaient très vite à des gastrites ulcéreuses. L’estomac du lapin est plus tolérant, parce que l’alcool qu’on y introduit se mêle à la pulpe végétale

surtout accusée sur les canaux porte de moyeu et de dernier calibres, les canaux de gros calibre étant relativement moins atteints. On peut définir cette hépatite interstitielle, dans la nomenclature consacrée depuis par les travaux de M. Charcot : une cirrhose annulaire périlobulaire et monolobulaire. Du reste, la plupart des ana-

Les faits qui précèdent démo périmentale, que l’alcool longue] foie, lésions nettement systémal durée relative de nos expérienc

du derme, au voisinage des vaisseaux et des lymphatiques. Cette irruption des leucocytes s’est effectuée ici dans les alvéoles pulmonaires par tin mécanisme analogue et sans doute sous l’influence de la même cause, l’agent érysipélateux. Dans les deux déterminations, cutanée et pulmonaire, de l’érysipèle, même rapidité d’effusion des cellules blanches, même défaut de plasticité. Pour ces raisons, nous croyons pouvoir admettre le fait d’une pneumonie spéciale, d’une pneumonieérysipélateuse. » — Aujourd’hui, en présence d’un pareil cas, la question pourrait se juger d’une façon décisive par la constatation, à l’aide des procédés bactériologiques, du micrococcus de l’érysipèle dans l’exsudât pneumonique.

48. — Note sur un cas et hémiplégie survenue dans le cours d’une pneumonie.

M. Lépine, dans sa thèse inaugurale, a décrit, sous le nom d’hémiplégie pneumonique, des accidents hémiplégiques que l’on voit survenir chez les vieillards, au début ou dans le cours d’une pneumonie. A l’autopsie, on ne trouve ni hémorrhagie, ni ramollissement cérébral. Ces accidents doivent donc être considérés comme étant de nature réflexe, ou bien, et plus probablement, comme le résultat d’une ischémie circonscrite d’un hémisphère cérébral, favorisée par l’athérome des artères cérébrales d’une part et par l’affaiblissement de l’impulsion cardiaque de l’autre.

Dans l’observation qui fait l’objet de cette note, il s’agit d’une pneumonie lobaire chez un vieillard de 76 ans, avec hémiplégie flasque du côté gauche survenue deux jours avant la mort. A l’autopsie, on trouva un foyer de ramollissemeut très circonscrit, de la grosseur d’un pois, siégeant dans la partie moyenne et interne du noyau lenticulaire droit. A un examen superficiel, ce foyer aurait pu passer inaperçu et l’hémiplégie être classée, à tort, dans la catégorie des cas étudiés par M. Lépine.

46. — Observation et hémiplégie survenue dans le cours dune thoracenthêse.

suite des grandes crises de douleurs fulgurantes. L’apparition de ces taches coïncide toujours avec la fin des crises douloureuses ; la forme des taches est irrégulièrement circulaire; leurs dimensions varient depuis celle d’une lentille jusqu’à celle d’une pièce de deux ou même de cinq francs; leur nombre est variable aussi; la coloration est d’abord rouge, puis verdâtre, brun jaunâtre et s’atténue graduellement pour disparaître au bout de quatre à six jours.

tabes, dans la monographie de M. L.-H. Petit « De l’ataxie dans ses rapports avec le traumatisme. » Revue dé médecine et de chirurgie, 1879, p. 209.1 — Les faits dont il est ici question n’établissent pas, dans ma pensée, un rapport de cause à effet entre le traumatisme et le tabes subséquent; mais le traumatisme a pu agir en hâtant

régnaient des flaques blanchâtres, de véritables suffusions chyleuses sous-péritonéales ; enfin, le long du mésentère, à deux endroits, existaient des ouvertures donnant issue a du chyle, des fistulettes chyleuses. On avait donc sous les yeux une véritable injection naturelle de l’appareil chylifère chez ce sujet, témoignant de la façon la plus-nette de la stase et de l’extravasation chyleuses, engendrées par l’imperméabilité dès ganglions mésentériques.

Ainsi, par un ensemble de preuves à la fois expérimentales et anatomiques, ’se trouvé établie, pour la première fois d’une manière indiscutable, la réalité de l’ascite chyleuse.

Physiologie normale et pathologique de la Sueur. — Salive.

56. — Contribution à la physiologie des sueurs locales; action et antagonisme locaux des injections hypodermiques de pilocarpine et datropine.•

('Comptes rendus deïAcadémie.dessciençes, 7 juillet 1879.*)

87. — Des modifications dans la sudation de la face provoquée à l’aide de la pilocarpine, comme un nouveau signe pouvant servir au diagnostic différentiel des diverses formes de paralysie faciale.

{Mémoires de la Société de biologie, 1879, pp. 85-97.) '

Voir aussi : Revue des récents travaux sur la physiologie de iappareil südoral. i

! de chirurgie pratiques. —Consulter de la physiologie normale et patho-

Jusque dans ces derniers temps, on envisageait la sécrétion sudorale. comme étant un simple phénomène de filtration, où le système nerveux n’interviendrait que d’une façon indirecte, en modifiant la circulation cutanée. Les recherches physiologiques, dues surtout à. Luchsinger et à Vulpian, ont montré que le système nerveux agit sur l’appareil sudoral d’une manière directe, centrifuge, par l’intermédiaire de fibres excito-secrétoires, comme la corde du tympan sur la glande sousmaxillaire. Les propriétés si nettement diaphoniques du jaborandi et de son alcaloïde, la pilocarpine, et l’action d’arrêt exercée sur la sueur par l’atropine ont puissamment aidé à ces recherches. Les expériences suivantes sont une contribution à cette étude nouvelle et si intéressante de la fonction sudorale.

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