SYSTÈME NERVEUX
Anesthésie testiculaire dans l'hystérie. Soc. d’anat. ci de physiol., Bulletin, p. 279-281. Gaz. hebd. de méd. et de ehir. de Paris, 1891. (Avec E. Bitot.)
L'anesthésie testicula ire est tout à fait exceptionnelle dans l’hystérie.
Dans l’ataxie locomotrice il y a parallélisme entre l’analgésie testiculaire et la perte des fonctions génitales ; ici la fonction est affaiblie mais persiste, bien que les testicules soient absolument anesthésiques.
L’analgésie et l’atrophie des testicules dans l’ataxie locomotrice progressive. Rm. de méd., novembre 1891, p. 888-915. (Avec E. Bitot.)
Confirmation de la valeur de ce signe, indiqué par M. Pitres, qui a bien voulu nous confier 37 observations d’ataxiques étudiés à ce point de vue.
Retour de la sensibilité testiculaire dans le tabes. Rev. de méd., 1897. (Avec E. Bitot.)
Paralysie transitoire chez un ouvrier tubiste après une décompression brusque. Troubles sensitifs. Cas. hebd. des Se. méd. de Rordeaux, 1 juin 1891, p. 271-272.
Existe-t-il un nystagmus hystérique ? Semaine médicale. (ïravau.v originaux). 26 septembre 1894, p. 432-433.
Nous prouvons sa réalité.
Nystagmus vibratoire de nature hystérique spontané et provoqué par suggestion dans l’hypnose. Congrès dos aliénistes et neurologistes de Nancy, 3 août 1896, et Rev. neural., 1896. (Avec C. Cabasnes.)
Hémichorée symptomatique. Médecine moderne, 7 novembre 1894, p. 1381-1382.
La lésion déterminante des symptômes observés chez notre malade occupait le noyau lenticulaire gaucho et empiétait sur la capsule interne en arrière du genou.
Observations ou matériaux fournis à diverses thèses :
Bouyon. Tabes ef suspension, 1889.
ViALOLLE. Contribution à l'étude des troubles génitaux provoqués par l’usage prolongé des préparations arsenicales.
Accidents épileptiformes développés à la suite d'une morsure de chien non enragé, et guéris par un simulacre de traitement pastorien. Leçon de M. le Professeur Piibes, rédigée et publiée dans le Progrès médical, 1894.
Méralgie paresthésique. Rev, de méd., 10 août 1898, p. 834-886. (Avec G. Cabanhes.)
Hystérie et grossesse. Bulletin médical, 1896.
Fibrome sous-cutané douloureux. Rev. neurol., novembre 1897. (Avec G. Gabasses.)
L'hystérie infantile. Gongrès français des médecins aliénistes et neurologistes, tenu à Toulouse du 2 au 7 août 1897. (Avec L. Lamacq.)
Pathogénie des borborygmes rythmés. Congrès français des médecins aliénistes et neurologistes, tenu à Toulouse du 2 ou 7 août 1897. (Avec L. Lamacq.)
Goilloüx. — Palhogeme des borborygmes rythmes. Thèse de Bordeaux 1897, exécutée sous notre direction et avec des documents personnels.
Composition des gaz dans les éructations hystériques. (Avec P. Rivière.)
Le tableau de ces analyses figure dans la leçon de M. le Professeur Pitres : « Des éructations hystériques». Progrès médical, 1885,quia contribué à démontrer le rôle de Totr dégluti et des spasmes dans le mécanisme de cet état pathologique. Le Professeur A. Robin reproduit ce tableau dans son Traité des maladies de
30 novembre 1898, p. , 794-801. (Avec BitunatES.) ,,
Observations avec mesures anthropométriques et arbre géuéalogique. Il résulte de ces laits que l’alcoolisme des ascendants n’aboutit pas nécessairement, ainsi qu’on l’a dit, à l’extinction de la famille, môme à la quatrième génération, mais imprime A la descehdance des stigmates profonds de dégénérescence physique, intellectuelle et morale, et cela alors mémo que la ligne maternelle ne joue aucun rôle effectif dans l’hérédité morbide.
Thèse faite sous notre direction et arec notre collaboration :
Kouhieff. — Contribution à l’étude de l’alcoolisme et de son influence néfaste sur la descendance. Bordeaux, 1899.
Hémihypertrophie faciale (25 pages, 2 phototypies dont une stéréoscopique. Bibliographie).
Nouvelle Iconographie de la Salpétrière, 1898. (Avec G. Cabamnes.)
Nous divisons les hémihypertrophies de la face en deux catégories : l’hémihyportrophie congénitale (de beaucoup la plus importante) et Informe acquise (infiniment plus rare).
L’hémihyperlrophie de la face, h l’encontre de l’hémiatrophie, est le plus souvent congénitale. L’hypertrophie atteint les tissus mous et les os sous-jacents, maxillaires supérieur et intérieur, frontal, rebords orbitaires, dents, muscles, nerfs, vaisseaux, tissu cellulaire sous-cutané, glandes sudoripares et sébacées.
Les cas d’hémihypertrophie faciale congénitale no sauraient, pensons-nous, êtrejusticiables de l’explication pathogéniquo qui les rattache à une paralysie vasomotrice, théorie applicable peut-être, ainsi que nous le verrons plus loin, à certaines observations d’hémihypertrophie faciale acquise. La sensibilité et la motricité sont' normalesi les troubles secrétoires ou calorifiques sont dus à la macroglossie qui
pement anormal des glandes sébacées et aux ectasies vasculaires sans qu’interviennent, é proprement parler, des phénomènes de vaso-dilatation paralytique.
dans le développement de la face (bourgeons faciaux), due peut-être à un vice de position du fœtus, gênant la circulation de retour, suscitant l’apparition d’ectasies vasculaires et d’une hypernutrition avec hypergénèse locale. Des anomalies artérielles par excès interviennent également.
L’hémihypertrophie acquise a une symptomatologie à peu près identique. La pathogénie en est encore plus complexe.
Quand les commémoratifs cliniques autorisent à mettre en cause le trijumeau, l’hypertrophie des tissus s’explique peut-être par une exaltation des fonctions vasodilatatrices du nerf, subordonnée à une affection irritative des fibres nerveuses.
Emission impulsive d’onomatopées rythmées pendant la marche dans deux cas de syphilis cérébrale dont l’un avec syndrome de Weber. Car. Iiehd. des Sc. méd. de Bordeaux, 26 lévrier 1899. (Avec E. Ul»ï.)
Méralgie paresthésique avec deux symptômes nouveaux : Refroidissement local de 2 degrés et absence de réaction sudorale à la pilocarpine ; guérison par un traitement médical (salicylate de soude et bains sulfureux). Gaz. hebd. des Sc. méd. de Bordeaux, 17 décembre 1899. (Avec G. Cabansbs.)
Syringomyélie avec mains succulentes, attitude de prédicateur et acromégalie. Avec deux photographies stéréoscopiques. Nouvelle Iconographie de ta Salpétrière, 1900.
Fracture complète de la totalité du rebord alvéolaire des deux maxillaires supérieurs pendant l’avnlsion d’une canine, dans un cas de tabes; large brèche de communication bucco-sinusienne consécutive simulant le mal perforant buccal; faciès spécial (démoniaque). Avec une photo-stéréoscopique. Nouvelle Iconographie de ta Salpétrière. 1900. (Avec Fauooet.)
Monstrueuse déformation du tibia droit en fourreau de sabre chez un tabétique. Hérédosyphilis et tabes. Deux photographies stéréoscopiques. Nouvelle Iconographie de la Salpétrière, n" 2, mars-avril 1903.
Ces cas font partie d’une série de documents cliniques et anatomo-pathologiques,
illustrés de photographies stéréoscopiques personnelles, dont les positifs sur verre
figurent dans les collections du Musée de la Faculté auquel nous les avons offerts. Ce mode d illustration a, pour 1 enseignement, une valeur autrement démonstrative que la photographie pure et simple.
La Nouvelle Iconographie de la Salpétrière, les Archives de parasitologie ont inséré quelques-uns. de nos travaux illustrés de cette façon.
Trois observations d’Adipose douloureuse, reproduites dans la thèse de M. Fressineau : « Contribution à t’étude de l’adipose douloureuse ». Bordeaux 1905, inspirée par nous. Nous soulignons, avec nos collaborateurs, A. Loger et Fressineau, le caractère cordé de l’adipose et le rapprochons de constatations dues à Chavannaz et Sabrazès au cours de la lithiase chronique des voies biliaires ; le pannicule adipeux, tandis que ces malades maigrissent (au cas de lithiase, et non chez des sujets atteints d’adipose douloureuse) devient presque toujours très lobulé, moutonneux; c’est là un signe utilisable en clinique. Une biopsie faite par Chavannaz d’un segment de graisse abdominale au cours d’une intervention sur les voies biliaires me montra une sorte de sclérose avec rétraction du tissu conjonctif interposé aux lobules adipeux. Le système nerveux périphérique dans le cours de ces ictères, comme dans la maladie de Dercum, est en cause certainement : douleurs, troubles trophiques
Chez une de nos adiposiques les douleurs des chairs avaient précédé l’adipose. Nos malades, soumises à l’examen électrique de M. le Professeur Sigalas, avaient de l’hyperesthésie de la sensibilité électrocutanée, ainsi que de l’excitabilité de certains nerfs. L’asthénie, chez l’une d’elles, allait jusqu’à l’astasie-abasie. Urticaire, prurit, hypotension artérielle systolique, sang normal constituent aussi des dounées à retenir en pareil cas.
Monvements athétoïdes stéréotypés des doigts associés à la parole chez nn tabétique. Gaz.hebd.desSc. méd. de Bordeaux, 12 mars 1905. (Avec J. DssQOEïROex.)
Mouvements athétoïdes stéréotypés des doigs associés à la parole chez un tabétiqne (Seconde observation). Gaz. hebd. des Se. méd. de Bordeaux, 7 mai 1905.
Tic d’attitnde chez nn aveugle. Gaz. hebd. des Se. méd. de Bordeaux, n- 23, 4 juin 1905. (Avec A. Caimettbs.)
Tics des doigts et mouvements athétoïdes des tabétiques. Gaz. hebd. des Se. méd. de Bordeaux, 2 juillet 1905. (Avec A. Gauibttes.)
Mouvements involontaires stéréotypés des doigts s'organisant en tics dans le taies. Congrès des médecins aliénistes et neurologistes, 18-session, Rennes 1908. Rev. neurol., p. 887-
X propos de deux cas de taies. Stéréotypies des doigts (3- et 4* Otservations). Aisence de lympiocytose du liquide céphalo-rachidien chez une tabétique vierge. Gaz. hebd. des Sc. méd. de Bordeaux, n" 49. (Avec Guébivb et Mououkau.)
La seconde malade a succombé dans notre service. L’autopsie a montré des lésions classiques de tabes. L’absence de lymphocytose s’expliquait par l’évolution fibreuse de la méningite chronique péri-radiculaire.
GiCHET. Mouvements involontaires des doigts et stéréotypies dans le tabes. Thèse de Bordeaux 1906.
Résumé et conclusions de cet eusembie de publications. Congrès des aliénistes et des neurologistes, Rennes 1908.
Dans le tabes, il n’est pas rare d’observer des mouvements involontaires d’adduction et d’abduction, d’opposition et de friction des doigts, particulièrement du pouce et de l’index rappelant le jeu d une pince et se manifestant surtoul a l’occasion de la parole.
Ces stéréotypies ne sauraient être confondues avec l’ataxie du tonus, sorte d’instabilité au repos caractérisée par des mouvements tout à tait incoordonnés.
Quand on remonte à leur origine, on apprend par exemple que ces stéréotypies ont été précédées par des malaises dans les mains devenues maladroites, par une diminution de la sensibilité et par un engourdissement des doigts incitant le malade A trotter les doigts l’un contre l’autre comme pour les ranimer, pour les dégourdir, incitation représentant une sorte de réaction motrice de plus en plus fréquente, devenue habituelle contre cette sensation d’engourdissement.
Dans d’autres cas, ces stéréotypies reproduisent des mouvements en rapport avec la profession des malades (palper de Tétotfe chez une tailleuse, dévider de l’étoupe).
Ces mouvements involontaires stéréotypés des doigts sont parfois une véritable obsession pour les malades qui en sont préoccupés et qui s’efforcent instinctivement de les masquer aux yeux de leurs interlocuteurs, surtout lorsqu’ils se sentent surveillés, en plaçant les mains derrière le dos, en les croisant l’une sur l’autre, en les appuyant fortement sur les genoux, en les fermant brusquement, en faisant de grands gestes, en agrippant leurs doigts aux couvertures, à leurs vêtements, etc.
Depuis que notre attention a été attirée sur ces faits, il nous a été donné, en un court laps de temps, d’en réunir un assez grand nombre.
Nous avons |été amené par l’observation attentive des malades h rapprocher ces stéréotypies des «mouvements d’habitude s’organisant en tic». Leur fréquence relative dans le tabes leur confère à notre avis une certaine importance sémiologique ; c’est ainsi qu’il nous est arrivé de soupçonner à distance le tabes chez des personnes qui présentaient ces stéréotypies sous la forme que nous avons décrite.
A propos d’un cas d’allochirie sensorielle. Soc. de neurol., 11 mai. üev. neurol, nMl,
15 juin 1905. (Avec P. Bousquet.)
L’allochirio sensorielle est observée rarement et reste un symptôme mal connu dans son essence et dans sa valeur séméiologique ; aussi ce fait nous a-t-il paru
Chez notre malade atteinte de sclérose en plaques à forme cérébello-spasmodique et à prédominance hémiplégique, l’allochirie est de l’ordre des phénomènes hystériques.
Lorsqu’on soumet cette femme à des examens de la sensibilité très rapprochés, quotidiens, l’allochirie disparaît ou s’atténue. Lorsqu’on espace ces examens, l’allochirie reparaît. Il semble qu’au repos prolongé corresponde un effacement de la conscience du côté gauche du corps. Par des excitations répétées, portées sur les membres à gaudhe, on les rend en quelque sorte plus conscients des impressions exercées à leur surface : il en résulte une rééducation passagère de leur sensibilité, d’où la rétrocession de l’allochirie.
Le lobule de l’oreille adhérent à l’état normal et chez les épileptiques et aliénés. Gaz.
hebd. des Sc. méd. de Bordeaux, 20 mai 1906. (Avec F. Lafforgue.)
Dans le département de la Gironde, le pourcentage du « lobule adhérent», d’après une statistique personnelle portant sur 5.000 cas, varie, avec les régions, de 3,45 à 11,4 la proportion est plus élevée dans les cantons de la vallée de la Dordogne.
Les aliénés non épileptiques de l’asile de Cadillac fournissent un pourcentage de lobules adhérents de 55 considérablement plus élevé que celui des statistiques globales; les aliénés épileptiques, un pourcentage bien supérieur à la normale (29 Vo), mais inférieur à celui des autres aliénés.
Paralysie infantile et poliomyélite antérieure aiguë épidémique. Ânn. méd.-cldr. du Centre (1 tracé) et Gaz. hebd. des Se. méd. de Bordeaux, 29 février 1910. Brochure de 16 pages Vigot frères, éditeurs, Paris.
Nous attirons l’attention sur le syndrome méningé du début; sur la coexistence de myélites chez les animaux de basse-cour (lapins). Nous mettons an point les acquisitions de la médecine expérimentale.
R. Mougbead. Bes divers modes de traitement et en parhctiher de l’aérothermothérapie dans le syndrome des extrémités de Maurice Raynaud. Thèse de Bordeaux 1911. Vigot frères, éditeurs, Paris.
Observation avec Mougneau do maladie do Raynaud suivie d’autopsie et de recherches histologiques sur la structure des vaisseaux périphériques dans les régions malades et sur l’état du système nerveux. Depuis lors, une autre malade de mon service a présenté un syndrome gangréneux de M. Raynaud dû à une oblitération par athéromasie des artères du poignet, (Obs, inéd. avec H. Bonnin). Documents aux thèses et travaux suivants :
L. Laueebt. L’état mental des hystériques. Arch. cliniques de Bordeaux, 1892, p, 416-433. Expériences de perception inconsciente, p. 424,
Maille. Du tubercule sous-cutané douloureux. Bordeaux, 1898.
Lehoik. Méralgie paresthésique. Avec une photostéréographie. Bordeaux, 1899, Geasseteau. Contribution à l’étude du traitement de la méralgie paresthésique. Bordeaux, 1901.
Laboedeeie. Réflexes dans le cancer. Bordeaux, 1906.