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MALADIES PARASITAIRES, BACTÉRIENNES ET TOXIQUES

Évolution et séquelles, chez un même malade, d'un kyste hydatique du foie et d’un kyste hydatique du poumon droit. Gaz. hebd. des Se. méd. de Bordeaux, 15-22 octobre 1911.

La dyspnée, à l’occasion de la marche accélérée, affectant ensuite, quelques années après, les caractères de l’accès de dyspnée nocturne, asthmatiforme, coexistant avec des douleurs épigastriques, cause principale de l’oppression, devrait être

consulté, faillit intervenir chirurgicalement. Puis, au bout d’un mois et demi, ces symptômes avaient disparu. Ce kyste du foie tut tenu pour guéri. La santé de cet homme s’était affermie.

Six mois après, un kyste hydatique du poumon droit révélait sa présence par des signes fonctionnels prémonitoires : douleurs et gêne thoraciques, dyspnée, toux coqueluchoïde, exacerbés par les cahots de la voiture.

Bieutôt un symptôme plus significatif se fait jour : l’hémoptysie.

En juillet 1898, ces hémoptysies débutent à la suite d’un refroidissement banal. Elles se reproduisent avec une extraordinaire fréquence sous toutes les modalités possibles. La radioscopie pratiquée à cette période par le Professeur Bergonié montre une zone opaque, arrondie, dans le poumon droit, au-dessus de la 4” côte. Cette zone est mate et silencieuse à l’auscultation; elle se limite sans transition des territoires pulmonaires voisins. Assiste-t-on à un retour d’hémoptysies, et il est facile de les provoquer en faisant coucher le malade à plat, immédiatement, au pourtour de cette zone opaque, apparaissent des râles humides, signe nouveau, à retenir. Or le diaphragme joue librement au-dessous de cette ombre sur l’écran, qui est sans connexion avec le foie et qui correspond à un kyste hydatique

Le patient si cruellement éprouvé se sentit revivre. Il augmenta de poids, put reprendre son travail. Il restait cependant susceptible, emphysémateux, bronchitique, hydrorrhéique, un peu asthmatique (éosinophilie sanguine légère) ; il transpirait facilement et avait des poussées do chromidrose rouge, chroraidrose due, pensons-nous (ainsi que nous l’avons montré en 1896, avec C. Gabannes), au virage sur l’épiderme de substances dérivées probablement de l’indol, qui s’éliminent par la

rouge brique, ocre, etc., et colorent les cellules épidermiques qu’elles baignent. Le Professeur R; Blanchard a depuis lors noté des cas (chromidrose brune) où il s'agissait de mélanidrose.

Chez notre malade, qui n’avait jamais eu de chromidrose avant d’être atteint de kystes hydatiques, il semble bien que les modifications imprimées aux organes d'épuration et d’oxydation,foie et poumons, par l’échinococcose, par ses complications, par ses séquelles l’ont prédisposé à la chromidrose rouge.

Nonobstant ces divers troubles, X... se portait très bien. Il pesait alors 80 kilogrammes, alors que son poids ne dépassait pas 60 à la période des kystes.

En janvier 1908, il passe par de nouvelles épreuves qui aboutissent à un abcès du foie s’évacuant par vomique et entraînant la mort.

Les résidus du kyste hydatique du foie traité par le sublimé ont sans donte été le point,de départ de fixations microbiennes et d’angiocholite suppurée, peut-être calculeuse, consécutive.

Maintes fois, les échinocoques traités par l’ingestion de sublimé ont subi, ù plus ou moins longue échéance, un processus de suppuration putride terminé par vomique. Aussi, ce procédé de traitement n’a-t-il plus actuellement qu’un intérêt historique.

Chez ce malade, comme chez beaucoup d’autres, la guérison apparente ou réelle des kystes du foie et du poumon ne confère donc pas pour l’avenir une absolue sécurité. Ces kystes laissent après eux, dans les poumons, des tares qui se tiadiiisent pur de l’emphysème, de la bronchite, des accès d’asthme. Nous connaissons deux autres malades qui, débarrassés de leur kyste du poumon par vomique, sont devenus de ce chef des asthmatiques et bronchitiques chroniques et ont été obligés do borner leurs occupations à un petit travail de surveillance.

Dans le foie, les éventualités fâcheuses ne se comptent pas, surtout si le kyste

quand il dit : « Tout kyste hydatique du foie diagnostiqué doit être opéré sans retard ». Même opéré suivant les règles de l’art, tout n’est pas fini : les retours offensifs ne sont pas rares. De plus, le foie, diminué dans sa résistance, est exposé

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