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EXPOSÉ ANALYTIQUE

PARASITOLOGIE - BACTÉRIOLOGIE - MÉDECINE EXPÉRIMENTALE - ANATOMIE PATHOLOGIQUE

Nota sul fungo del favo. XIV‘ Gongresso deU’Associazone medica italiana tenuto in Siena

L’exposé des documents cliniques et les considérations touchant la contagion, l'épidémicité du favus est suivi de considérations relu l’hygiène générale et h la prophylaxie des teignes.

La seconde partie de cette thèse est consacrée à la parasitologie.

Avant d’exposer le résultat de nos recherches personnelles, noua avons tait une revue très complète des travaux récents sur la question. Nous plaçons en regard des partisans de la mnltiplicité des achorions ceux qui persistent à trouver lans le pléomorphisme des cultures des raisons suffisantes pour assurer leur un Après avoir soumis au crihle d’une critique serrée les travaux antérieurs,

sous )e nom de gemmes. Ce sont des orgf cellules végétatives, mais qui, dans quelqi réguliers, allongés et ramifiés, que l’on pei Ces gemmes sont rarement sphériqu ment ou allongées longitudinalement : cerl

de petites proéminences coniques terminal

rarement, légèrement bombées. A l’endroit de la partie rentrante ou saillante apparaît d’ordinaire une tine cloison, de sorte que In plupart des éléments de la file paraissent blcellulaires. Les cloisons anciennes se gélifient assez communément, et des fragments de filamenis arrondis aux extrémités peuvents’isoler en comprenant deux ou un petit nombre de cellules,

■ Enfin, la partie du mycélium qui contribue à teinter le substratum se présente dons l’acide lactique comme composée de filaments se teignant en jaune dans ce

3" Gemmes. — Le favus du chien est capable de produire, comme le favus de l’bomroe, des gemmes tout à tait semblables à celles qui ont été décrites plus haut, disposées assez régulièrement dans quelques cas et affectant la disposition en longs chapelets ; les éléments qui composent ces derniers font alors transition vers des

Dans certaines formes dégradées i'Oospora, on trouve des transitions analogues des cellules végétatives aux cellules reproductrices ; aussi proposons-nous d’appeler ce champignon Oospora canina, se distinguant de VOospora porriginis de l’homme par les caractères tirés de l’aspect des cultures et de l’organisation du mycélium.

On a déjà invoqué des caractères de cet ordre pour distinguer certains champignons, par exemple le Botrytis Bassiana et le Boiryiis tenella.

Les différentes cultures se maintiennent avec constance après passage sur la souris, sur l’homme, sur le chien. Ce champignon, qui figure sous mon nom dans les collections mycologiques, réétudié récemment par moi ne m’a fourni que les particularités mycologiques consignées ci-dessus.

Teigne de la poule. — Epidermophyton Gallinæ Mégnin.

1” Aspect de la culture. — Ce champignon produit sur gélose ou gélatine de larges taches blanches tomenteuses. Sur la pomme de terre, l’aspect est assez caractéristique ce sont des croûtes blanches, farineuses, peu étendues, présentant une série de mamelons et de sillons irréguliers ; les premiers se crevassent à la fin irrégulièrement.

2“ Caractères microscopiques. — a) Sur pomme de terre, on remarque, au milieu des filaments mycéliens étroits, des sortes de grands articles allongés mesurant de 45 à 60 |j. de long sur 4 à 6 g de large. Ces grands éléments sont cloisonnés transversalement cinq à six fois, ils sont assez souvent portés sur un pédicelle étroit ; ils rappellent assez bien ies grandes spores épaisses de certaines Mucédinées phragmosporées. Assez souvent ces grands articles sont brusquement tronqués au sommet ou à la base.

Nous avons montré, dans un travail antérieur, que par la culture on pouvait remonter à la cause première des lésions.

Pour démontrer, d’une façon péremptoire, la réalité des onychomycoses taviques, il fallait retirer, de la profondeur de la lame unguéale, dans des conditions telles qu'on pût éviter do récolter des germes extérieurs ft l’ongle, un champignon identique à celui qu’on aurait isolé, chez les mêmes malades, des godets du cuir chevelu et de la peau glabre. 11 était indispensable, en outre, que ce champignon fût susceptible de reproduire, par inoculation, cette lésion décisive: le godet.

Dans deux cas de favus à godets avec coexistence d’onychomycoses, nous avons isolé des ongles parasités des champignons qui ne se différencient pas de celui que nous avons décrit dans le favus humain spontané.

Bien plus, l’inoculation du parasite extrait des ongles malades a reproduit des godets caractéristiques sur les oreilles de la souris.

L’existeuce des onychomycoses faviques, que les recherches cliniques avaient pressentie sans pouvoir l’affirmer, est donc définitivement établie par ces faits

Production de godets faviques par l’inoculation à l’homme et à la souris d’un Trichophyton pyogène ; Présentation des pièces à la Soc. d’anat. et de phys. de Bordeaux, 14 mars 1898 (Bulletins, t. XIX, p. ÿO)- — O..R. Acad, des sciences, 18avril 1898. (Avec

Depuis lors, ce champignon a été identifié à l’Achorion Gypseum.

Étude d’un champignon extrait par moi d’un cas de favus de la jambe à lésions hybrides partiellement trichophytoïdes. In Thèse de Louarn, n" 65, 1912, inspirée par M. W. BobrbSilh et exécutée avec ma collaboration etsons ma direction. (Avec L.-M. Looahk.)

Etude cytologique des lésions, mycologie, inoculation à l’homme et à la souris nous amènent à rapprocher ce champignon do YAchonm Qumcieanum de la souris, sauf l’absence de fuseaux pluriseptés. Nous continuons l’étude de ce parasite (peutêtre espèce nouvelle) transmis à l’homme très probablement par un chien, lequel, comme dans un cas Inédit dont MM. Nocard et Sabouraud ont mis les godets à ma

Du favus épidermique circiné. Communication à la Société française de dermatologie,

taille souvent une longue recherche pour en trouver. Dans le tavus épidermique, au contraire, le parasite est généralement assez abondant et facile à trouver. On rencontre bien çà et là quelques filaments isolés, mais ils sont courts, tortueux, rameux et cloisonnés, et l’on trouve surtout dos amas compacts formés au centre d’un enchevêtrement très dense de filaments de toutes dimensions, généralement divisés en segments très courts par des cloisons très rapprochées, flexueux, contournés et ramifiés à de courts intervalles. Il y a aussi des spores rondes ou ovalaires, inégales, souvent assez volumineuses, formant des chapelets tortueux ou des amas irréguliers provenant de la dissociation des chapelets. Souvent, un certain nombre de ces spores ont germé et donnent naissance à un filament fin plus ou moins long. A la périphérie de ces amas le feutrage devient moins dense et les filaments s’irradient tout autour de l’amas comme centre en se ramifiant à de courts intervalles, à angle droit ou aigu. Ces amas se rencontrent fréquemment au voisinage d’un petit poil lui-môme infecté et présentant les caractères du poil favique.

A propos du favus circiné de l’épiderme. Journ. de ttiid. de Bordeaux, 29 mai 1892, p. 2b7-

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