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Avec W. Dobredii.ti

Contagion et prophylaxie du favus. Communication à la Société d’hygiène publique de

Trichophytie profonde de la barbe. Etude historique, clinique et anatomo-pathologique.

(5 figures). Société linnéenne de Bordeaux. Actes, t. LUI, 1898. (Avec Bbekoces.)

Nous avons rapporté cette observation en la faisant suivre d’une étude anatomopathologique et parasitologique approfondie, parce qu’elle a apporté la preuve delà nature favique d’un champignon extrait d’une lésion qualifiée classiquement de graiinlome trichophytique. Cette lésion siégeait sur le menton. Ayant débuté un mois avant notre exam.en, elle avait acquis le volume d’une châtaigne. Hérissée de foyers de folliculite suppurative qui donnaient par expression du pus bien lié contenant des spores mycéliennes, cette soi-disant tricophytie profonde fournissait des cultures pures d’un champignon susceptible d’être classé au point de vue strictement botanique parmi les Tricophytons ; mais l’inoculation à la souris, à l’homme, au cobaye produisait des godets faviques typiques macroscopiquement et histologiquement. M. le Professeur Dubreuilh, le docteur Méneau ont suivi ces expériences d’inoculation. Cultures, animaux rendus faviques, turent présentés à la Société d’anatomie de Bordeaux et firent l’objet d’une note à l’Académie des sciences. Il s’agissait donc d’un champignon favique qui, par ses caractères mycologiques.

rappelait un Trichophy ton du cheval à culture plâtreuse et aussi certaines formes de Microsporum. Depuis lors, un champignon analogue, retiré aussi de lésions tricophytoïdes, a été décrit par Bodin qui l'a appelé Achorion gypseum ; maisavant Bodin nous avions établi que notre champignon était bien un tavus par ses inoculations typiques.

M. Sabouraud, auquel j’ai envoyé des cultures, préparations, godets d’inoculation de ce champignon, l’étiquette aussi Achorion gypseüm dans son livre sur les teignes. C’est donc le premier exemple isolé par la culture de cette espèce nouvelle d’Achorion qui produit chez l’homme tantôt un kérion de la barbe (Sabrazès, Lefebvre), tantôt des plaques tricophytoïdes (Sabouraud, Bodin), tantôt des godets (favus du scrotum, Mewborn). Or, la lésion qu’il produisait sur la peau humaine était dans notre cas un granulome tricophytique, avec folliculites profondes simulant cliniquement un épithélioma. M. le Professeur Lanelongue en fit l’ablation et enleva même des ganglions sous-maxillaires développés à sa suite. Notre description histologique figure tout au long dans le livre de Sabouraud, qui la donne comme caractéristique. Le champignon infiltrait les poils (mycélium et spores). Il existait aussi dans le pus des abcès folliculaires. Quelques cocci se retrouvaient sous les croûtes des folliculites ainsi que dons les ganglions extirpés. Folliculite et périfolliculite suppurative, participation dos glandes sébacées et sndoripares au processus suppuratif, papillose, hyperacanthose, association aux polynucléés neutrophiles de macrophages, de cellules plasmatiques en grand nombre, de cellules épithéliales dissociées provenant des gaines folliculaires, d’éléments conjonctifs en voie de division, de cellules géantes, quelqnes-unes contenant des débris de fibres élastiques, telles sont les grandes lignes du tableau microscopique. Rien ne rappelle le godet favique. Les éléments du champignon existent surtout au sein des follicules qui ne sont pas encore complètement désorganisés. Ce sont des spores mycéliennes rondes ou cubiques (4 |r, 3 environ), à double contour, disposées en amas ou en courtes chaînes, et des segments de mycélium sinueux cloisonnés à courts intervalles avec quelques ramifications.

Le dossier complet relatif à ce champignon doit paraître dans les actes de la Société linnéenne.

Vitalité des spores du godet favique démontrée par l’inoculation et la culture. Congrès

Des fragments de godets placés dans un flacon non hermétiqnemenl bouché abandonné sur une étagère cultivent encore deux ans après et inoculent positivement la souris. Ces spores mycéliennes du godet sont donc vivaces, malgré

patate douce à la teinte vert glauque (■). Ce Streplolhrix peut vivreaussi sur paille humide et à la surface des feuilles de chêne. Ses spores ne résistent pas au chauffage à 75" pendant un quart d’heure. Son mode de fructification conidienne est celui des Oospora. Le mycélium et les spores se colorent par la méthode de Gram et conservent la couleur rouge de la fuchsine phéniquée de Ziehl après 1 action de l’acide sulfurique ou 1/5 ou du chlorhydrate d’aniline h 2/100 associé à l’alcooi

absolu.

L’optimum de croissance tl 37", la propriété très remarquable de peptoniser les matières albuminoïdes, plaident en faveur de la possibilité d’une adaptation parasitaire de ce champignon. Nous verrons, dans la note suivante, si de saprophyte ou peut l’élever à la dignité de pathogène.

Ce champignon, adressé h l’Institut Pasteur, y ligure dans les collections sons notre nom et comme espèce nouvelle distincte de l’Actinomyces albus classique.

Action des produits solubles d’un Streptothrix sur les infections produites par VAciinomyces farcinicus Nocard et sur la marche de la tuberculose expérimentale.

L’inoculation au cobaye dans l’épaisseur de la paroi abdominale de l’A. farcinicus Nocard provoque une maladie mortelle dans un délai de six il dix jours. La marche de cette maladie n’est pas modifiée d'une façon appréciable par dos injections préventives de produits solubies d’A. farcinicus, mais elle est très notablement ralentie par des injections préventives de bouillons de culture filtrés d’un Streptothrix isolé par l’nn de nous (Sabrazès et Joly). Ces injections de toxines de notre Streptothrix, faites préventivement, reculent l'issue fatale du cobaye reudu ultérieurement tuberculeux, tandis que, faites après coup, elles précipitent l'aliure de la tuberculose expérimentale en cours d’évolution.

Le lapin, animal sensible à notre Streptothrix, devient d’autant plus réceptif vis-à-vis do ce même microphyte qu’on multiplie les inoculations; dès lors, l’injection de bacilles de Koch dans la carotide de l’animal préparé par ces multiples inoculations provoque une tuberculose granulique mortelle, mais à marche relativement lento par rapport aux lapins témoins: chez le lapin ainsi tuberculisé

En outre de la polynucléose centrale, engainant l’écharde de bois et les amas d'actinomyces, nous notons une irritation chronique do la trame counoclive et cellulo-graisseuse : noyaux bourgeonnants à gros nucléole ; macrophages bourrés de déchets leucocytaires ; fibroblastes en division. Des éléments lymphocytiques, des maslzellen, quelques cellules plasmatiques, de rares éosinophiles uni- et polynucléés parsèment les préparations. L’évolution fibreuse prédomine sur les bords. Au delà de la coque, le processus inflammatoire se trahit encore par dos manchons lymphocytiques autour des vaisseaux et des glandes sudoripares.

On a rencontré parfois, au sein des foyers actinomycosiques, des corps étrangers d’origine végétale, tels que des débris de graminée. L’observation que nous venons de relater fournit la preuve de la possibilité d’une inoculation de ces germes par une écharde de bois. L’évolution a été lente ; elle ne s’est manifestée que plusieurs mois après la pénétration du corps étranger ; l’adaptation du parasite aux conditions de sa vie nouvelle a demandé un long laps de temps. L’actinomycose de la peau est rare et encore mal connue. A ce degré on la méconnaîtrait, sans le secours du microscope et de colorations électives pour ces champignons, par suite do l’absence de pus et de grains jaunes visibles à l’œil nu. Dans ce cas, on pensa cliniquement à un kyste épidermique ; anatomiquement, à un fibrome ; histologiquement, à une « tumeur par corps étranger » ; l’hypothèse d’un tubercule, d’une sporotrichose se présentait aussi à l’esprit ; les recherches microbiologiques nous permirent de mettre sur cette production l’étiquette qui lui convenait : actinomycose nodulaire. Nous employons intentionnellement le qualificatif nodulaire, par analogie avec une modalité de tuberculose cutanée que nous avons fait connaître antérieurement (‘). Chez ce malade, la nature a réalisé une véritable expérience de laboratoire ; son histoire nous aide à comprendre la pathogénie du a pied de Madura, ou mycétome des pays chauds » ; de minimes corps étrangers végétaux, faisant effraction à travers les téguments, véhiculent les germes de ces champignons qui pourront ultérieurement, et longtemps après leur pénétration, coloniser dans les tissus et y provoquer de graves lésions.

TRAVAUX SUR LES TRYPANOSOMES (J. SAERAZÈS et L. MDRATET) :

Découverte du Trypanosome de l'anguille {Anguilla vulgaris). Société linnéenne de

Bordeaux, 18 décembre 1901, mars 1902. 2 juillet 1902 (avec planche en noir).

Trypanosome de l’anguille. Gaz, hebd. des Sc. méd. de Bordeaux, 3 août

nodulaire du prépuce. Avec 8 ligures. Semaine médicale, 18 septembre 1901.

1902 (planche

Trypanosome de l'anguille. Bulletin de la Soàiti scientifique d’Anachon, 1902 (avec planche en couleurs de 9 ligures).

Trypanosome de l'anguille. Processus de division. Comptes rendus des séances de la Société de biologie, séance du 16 janvier 1904, t. LVI, p. 66.

Vitalité du Trypanosome de l’anguille dans des sérosités humaines et animales. Osmonooivité de l’eau. Comptes rendus des séances de la Société de biologie de Paris, 30 janvier 1904. Gaz. hebd. des Sc. méd. de Bordeaux, n" 4, 1904.

Trypanosomes de l’anguille modifiés par l’osmonocivité de l’eau. L’un d’eux,

en division, provient d’une culture sur sang.

Fréquence des Trypanosomes chez Mus rattus. Rareté chez Mus decumanus et chez Mus musculus. Résistance du decumanus et du rat blanc à l’infestation naturelle. Ibid. Soc. de biol., 11 novembre 1905, t. LIX, p. 441.

conditions que quelques heures. Par contre, si on mélange entre lame et lamelle une goutte de sang défibriné à une goutte de sang d’anguille, on trouve pendant trois jours, le thermomètre oscillant de 10" à 19", des Trypanosomes vivants ; dans le sérum du chien, les conditions étant les mêmes, la survie est de trois jours, dans le sérum d’ascite de quatre jours.

Incorporons à 2 centimètres cubes d’un liquide céphalo-rachidien normal (i= —0,49), recueilli sur l’homme par ponction lombaire, une goutte de sang d’anguille ; les Trypanosomes dans ce mélange soumis à une agitation fréquente vivent environ trois jours. Répétons l’expérience, mais plaçons le tube en scapulaire permanent sur le thorax & une température variant de 36" à 36»S. Les Trypanosomes restent vivaces deux jours durant. La solution de NaCl a 7 pour 1.000 les conserve aussi pendant trois jours. Nôus avons remarqué que les mêmes causes nocives mettaient en souffrance les hématies et les Trypanosomes : ainsi le développement de très nombreuses bactéries dans les préparations, la rupture de l’équilibre osmotique, etc. Faisons par exemple agir sur une goutte de sang d’anguille quelques gouttes d’eau distillée ; les globules sont dissous et les Trypanosomes se détruisent ; ils deviennent presque introuvables par la centrifugation. Nous avons fait des constatations identiques sur le Trypanosome du rat, qui est tué par Tenu distillée et tend à se désagréger. Un travail inédit sur Tosmonocivité des solutions hyper- et hypotoniques sera publié plus tard.

Au microscope, cette action néfaste d’adjonction d’eau est saisissante : on voit les Trypanosomes se raccourcir, s’épaissir, s’arrondir, devenir translucides, vibrer sur place, succomber et disparaître. Ils sont plus vulnérables que les hématies et ils sont tués alors que ces dernières commencent à être altérées.

Do ces faits nous retiendrons :

1" La possibilité de faire vivre pendant quelques jours le Trypanosome de l’anguille dans les sérosités humaines etanimales môme à la température de 36" h 36“S.

2" L’osmonocivité. de Tenu et, par extension, des solutions hypotoniques, susceptible d’applications dans la thérapeutique des Trypanosomiases.

Parmi les rats capturés à Bordeaux (au nombre de 99), du 19 décembre 1903 au 20 mai 1908, seul le Mus rattus nous montre tonjours des trypanosomes (14 sur 14). Un seul Mus decumanus énorme, provenant de Tours, en a présenté (1/50). Jamais, ici, nous n’en avons rencontré chez Mus musculus (36 examinés). Nous avons depuis lors continué ces recherches et obtenu les mêmes résultats (sur plus de 300 Mundés examinés).

Découverte du Trypanosome de la Torpille (Torpédo marmorata Risso). Gas. hebd. des Sc.

méd. de Bordeaux, 3 mai 1908. (Avec L. Mukatbt.)

Le corps mesure de 31 p. à 47 p, le flagelle 10 p, environ; l’épaisseur varie de 1 p. 74 à 3 p, 48. La membrane ondulante est relativement basse, s’atténue considérablement aux extrémités et est très peu festonnée. Los ondulations du parasite sont serpentines avec parfois une boucle presque fermée à la racine du flagelle. Le cytoplasme se colore en bleu violacé par les solutions de Jenner-Giemsa appliquées l’une après l’autre, les granulations protoplasmiques ne ressortent pas nettement; le chromoplasme est entrecoupé de stries claires et de petites vacuoles piquées parfois d’un petit grain coloré en rouge. Le noyau est situé du côté du flagelle à peu près è l’union du tiers moyen et de l’autre tiers. Il est ovale et mesure 3 p 48 sur 2 P 67. Il a une tonalité rougeâtre. Le blépharoplaste est très marqué, rond.

coloré en rouge. Il mesure 0 p 87 ; l’extrémité qui contient le blépharoplaste va s’effilant et se termine par une petite pointe fine. Le protoplasma s’éclaircit considérablement il ce niveau. Du côté du flagelle, l’amincissement est plus graduel. Les vacuoles du protoplasma sont un peu plus nombreuses aux extrémités qu’au centre. Les formes figurées en 1 et 2 peuvent être considérées comme normales : le flagelle, très court en 2, a probablement été amputé au cours des manipulations. Nous avons rencontré, de plus, des formes représentées en 3 dans lesquelles le ratati-

mobile. Nous conservons ainsi pendant trois à quatre jours ce sang ù l’état trais. Or il n’existe pas la moindre tendance à l’auto-agglutination des hématies dans ce cas. Ce phénomène n’a donc pas la valeur d’un tait de biologie générale.

Présence d’un « Cercomonas » dans un épithélioma suppuré de la face perforé dans la bouche. Société linnéenne du 15 juillet 1908. Gaz. hebd. des Sc. méd. de Bordeaux, 9 août 1908. (Avec L. MuEiTm.)

Flagellés de l’intestin du cheval et de l’âne. Soc. linnéenne du 15 juillet 1908. Gaz. hebd. des Sc. méd. de Bordeaux, 9 août 1908. (Avec L. Mueatet.)

Nous n’avons pas' trouvé signalé ce flagellé que l’on rencontre assez souvent

dans les matières fécales du cheval et de l’âne, Il y a lè une espèce nouvelle comprenant deux variétés que l’on pourrait désigner ainsi I

Dimastigamœba equi et asini variétés piriformis et rotunda (Sabrazès et

Remarques sur la structure des embrycns de la filaire de l’homme [Filaria Bancrofli). 7 pages, 3 ligures. Procès-verbaux de la Soc. linnéenne de Bordeaux, 1" juillet 1896.

Nous démontrons que los recherches de M. Férket (1895) sur la structure des embryons sont la confirmation des notes publiées en 1892 (ligne claire oblique coupant les granulations de l'axe du corps dos embryons à une certaine distance de

Régurgitation matutinale d’anneaux de Ténia. Arch. de parasitai., ffl, n* 4, année 1900, p. 578-588. (Avec D. Koehlee.)

La régurgitation matutinale d’anneaux de Tænia saginata, syndrome nouveau, est en rapport avec l’ancienneté, la longueur démesurée et peut-être aussi la

pluralité de ces helminthes dans l'intestin. Elle coo.xiste avec l’évacuation intermittente par l’anus d’anneaux détachés. Elle s’explique par le passage à travers le pylore, pendant le sommeil et à la laveur du décubitus dorsal, de quelques anneaux séparés qui tombent, en vertu de leur contractilité propre, dans l’estomac et en sont expulsés, le matin, au moment du réveil.

Les anneaux ainsi rejetés par la bouche, au nombre de trois à quatre, sont roulés en boule et enrobés dans des mucosités. Chaque régurgitation est suivie d’une intolérance gastrique qui dure plusieurs heures.

La régurgitation matutinale d’anneaux de Ténia peut persister pendant plusieurs années, en l’absence de tout traitement anthelminthique et réapparaître chez un même malade, ii. l’occasion des nouvelles atteintes de Ténia; c’est toujours un symptôme tardit, qui est précédé par l’expulsion involontaire d'anneaux à travers

Trois observations de rejet par la bouche de lombrics. In L. Galber : « Régurgitations et vomissements de vers intestinaux (Ténias et Ascaris) ». Thèse inspirée par moi, Bordeaux 1904.

Les cas d’expulsion par la bouche do lombrics no se comptent pas. On voit toutefois exceptionnellement chez un même malade le rejet des lombrics ne se taire que par voie œsophagienne et jamais par l’anus. Il en était ainsi dans une de nos observations relative à une femme qui a rejeté par la bouche 11 Ascaris lombricoïdes et dout les selles contenaieut des œufs en grand nombre. Or, le lavage de l’estomac ne montrait ni vers ni œufs. Les anthelminthiques n’amenaient Tissue d’aucun lombric dans les selles, tandis que les vomitifs occasionnaient toujours la sortie par voie buccale de quelques-uns de ces vers. Ils siégeaient sans doute très près du pylore, dans les premières portions du duodénum, et. il la faveur d’un reflux facile à travers le pylore béant ou insuffisant, tombaient dans 1 estomac où Us ne séjournaient pas, comme le prouvait l’absence d’œufs dans les résidus gastriques même après vomissement de lombrics femelles.

Helminthiase à forme dysentérique provoquée par T Ascaris lombricoïdeset le Trichocéphale. Cristaux de Charcot dans les matières fécales. I/uI/et. e.i Mémoiv de ta Soe méddes hôpitaux de Paris, 4 juin 1897. (Avec C. Caba»kbs.)

Cette observation concerne un enfant de six ans qui présente depuis six mois les signes d’une dysenterie chronique grave qui résistait à l’administration successive de l’ipéca et de l’extrait do racine de simarouba.

L’examen microscopique des matières fécales vient lever

l’inexactitude

diagnostic en montrant une véritable débâcle d’œuts A’Ascaris lombrieoïdes et de Trichocephalus dispar et l’absence de vibrions, d’amibes et d’anguillules. Le traitement anthelminthique, à la suite duquel sont évacués en deux jours 12 lombrics et des trichocéphales, met fin brusquement à cet état de pseudo-dysenterie.

C’est donc là une forme d’helminthiase bien digne de fixer l’attention, retrouvée après nous par divers auteurs, simulant pendant plus de six mois une dysenterie grave et restée méconnue jusqu’au jour où l’on songe à faire l’examen microscopique des matières fécales.

Relevons encore une autre particularité intéressante : c’est l’existence en très grand nombre, dans les selles, de cristaux losangiques de Charcot-Leyden non signalés avant nous dans la lombricose.

Invasion des cavités péritonéale et thoracique par l’Hétérakis maculosa (Rud.) chez le

pigeon. Gaz. hebd. des Se. méd. de Bordeaux, n” 10, 6 mars 1904. (Avec A.-J. Salu.)

Sur la Cochenille du figuier. Société linnéenne de Bordeaux, 6 novembre 1902. (Avec

COCLONGEAT.)

Etude descriptive et aperçus anatomiques. Le mâle est à découvrir. Myxospcridie des voies biliaires de l’hippocampe (Sphæromyxa Sabrazesi).

Eu 18Q3-19ÿ4, nous avons découvert dans le foie et les voies biliaires de l’Hippocampe (Syngnathus hip. Linné) des sporozoaires signalés dans notre travail avec Colombot (Annales de ïInstitut Pasteur). Depuis lors, nous observions parfois ces parasites; en 1900, notre élève Brengues en montra une préparation à MM. Laveran et Mesnil, de l’Institut Pasteur, qui virent là un sujet d’étude des plus intéressants et fixèrent une diagnose définitive de ce sporozoaire (Sur une myxospcridie des voies biliaires de l’Hippocampe. Mémoires de la Société de biologie de Paris, 28 avril 1900, p. 380). Ils me firent l’honneur de donner à ce parasite, d’une importance très grande dans les classifications et figuré dans tous les traités do parasitologie générale (par exemple dans le livre classique de Braun et Lühe, Würzburg, 1909), le nom de Sphæromyxa Sabrazesi,

Cysticercus cellulosæ de la région scapulaire. Soc. d’anat. et de physiol. de Bordeaux. 1890,

Bullet., p. 88. (Avec Laoazb.)

Sal)i-nzü5

par MM. de Nabias, W. Dubreuilh, Baillet.

Les vingt observations que nous avons colligées nous ont permis de fixer après Zenkor la morphologie, la structure et le développement des cysticerques en grappe.

Leur longueur peut atteindrejusqu’à 15 et 25 centimètres. Leur nombre varie

Cinq fois le cysticerque en grappe a coïncidé avec d’autres cysticerques arrondis ou ovalaires, de volume à peu près normal.

Leur siège de prédilection est la base du cerveau, dans les espaces sous-arachnoïdiens où ces vésicules sont libres d’adhérences.

Leur contenu est clair comme de l’eau. Leur paroi est une membrane qui mesure un quart de millimètre d'épaisseur. Elle a une apparence granuleuse sans structure appréciable; l’une des faces est hérissée de prolongements papillaires bordés extérieurement par une mince cuticule plus transparente.

Cette structure permet déjù do différencier ces vésicules des hydatides, des kystes séreux de la pie-mère et des plexus choroïdes.

La constatation de la tête du parasite lève tous les doutes : dans huit cas elle a pu être faite.

Il existe un balancement entre l’accroissement de la vésicule et l’évolution de la tête; celle-ci peut manquer lorsque le kyste est très volumineux.

Dans les cas d’acéphalocyste, quelle est la nature du cysticerque?

Nous avons indiqué, d’après de Nabias et W. Dubreuilh, la possibilité de

tante vitalité. Cette faculté de s’étendre s’exerce dans les cavités limitées par l’arachnoïde oh pénètrent, s’étranglent et se moulent les saillies émises par la paroi, lesquelles, en vertu de leur contractilité, pourront plus tard se libérer en conservant leur forme acquise. D’autres saillies viendront à leur tour combler ces dépressions pour céder ensuite la place à de nouvelles qui constituent autant de grains à la grappe terminale.

Cette explication, émise tout d’abord par Zenker, ne s’applique pas aux vésicules, qui sont simplement mûriformes par bourgeonnement exogène.

Peut-être doit-on faire intervenir, pour expliquer l’hypertrophie telle de ces vésicules qu’elle confine à la monstruosité, le milieu liquide éminemment nutritif oh elles vivent, l’espace qui s’étend autour d’elles, l’excitation qu’elles subissent de la part du liquide céphalo-rachidien, sorte de flux et de reflux qui les bat sans cesse et sollicite leurs réactions.

Aussi, le cysticerque en grappe, si souvent aoéphalocyste, échappe-t-il généralement à la régression calcaire et se maintient-il longtemps vivace, couvrant de ses ramifications la surface basilaire.

Au voisinage des kystes existent parfois des lésions d’arachnitis chronique; exceptionnellement la substance nerveuse comprimée est le siège de loyers de

Recherches des embryons dans les liquides chyleux. — Les embryons peuvent passer inaperçus dans les liquides chyleux, si l’on se contente de prendre le liquide avec une pipette. Or, on peut mettre dans une même préparation un nombre d’embryons tel qu’il devient impossible de les compter. Il suffit de prendre les grumeaux ou flocons solides, sortes de ooagulums blanchâtres et filants qui se trouvent répandus dans le liquide ou collés contre la paroi du récipient, et d’en faire une préparation.

Méthode de coloration et structure des embryons. — Après fixation par les vapeurs d’acide osmique, on traite par le carmin boraté de Gibbes pendant un

Ils font enfin l’étude histologique des embryons. Les embryons sont do petits vers agiles, blanchâtres, analogues aux embryons de la filaire du sang de l’homme, mais beaucoup moins longs et relativement plus épais. Us se colorentpar les mêmes réactifs et offrent une structure à peu près identique.

Observation clinique d’un cas d’hydrocèle chyleuse. In Thèse Lucas : « Des manifestations pathologiques dues à la présence de la Pilavia sanguinis hominis, dans l’organisme

Etude anatomo-pathologique des centres nerveux, au niveau et en dehors des parasites, dans un cas de cysticercose. Remise à M, le D' G,iuieb et reproduite in extenso dans son travail : « Contribution è l’étude des troubles psychiques dans la ladrerie cérébrale ». Soc. de méd. et de ehir. de Bordeaux, 26 janvier; Qas. hebd. des Sc. méd. de Bordeaux. 28 et 3 avril 1912. (AvecL.MoaATST.)

Notons les réactions macrophagiques extraordinaires, et d’ailleurs sans effet direct d’englobement sur les parasites, ainsi que les réactions névrogliques.

rostre armé de crochets. L’épreuve du réchauffement peut être reproduite un assez grand nombre de fois, trois jours après la récolte du liquide. Trausportés au bout de ce temps du liquide en voie de putréfaction dans du bouillon de culture stérile, dans une solution saline physiologique, dans une solution de NaCl hypotonique, dans un liquide gastrique hypoacide muqueux et bilieux, les scolex sont restés vivants et mobiles après réchauffement pendant dix heures. Leur vitalité s’est maintenue pendant cinq heures dans de l’urine normale, de l’eau distillée, une solution saturée de NaCI, du sérum humain, du pus de pleurésie putride. Pendant plusieurs heures en contact avec des cultures d’Eberth, de bactéries de l’eau, ils paraissent avoir une motilité plus grande à 28". La dessiccation, le formol à 10 pour 100 les tuent rapidement. Après leur mort ils ont les caractères suivants : dans l’eau distillée, boursouflés et dévaginés; dans une solution hypotonique de NaCl, un peu augmentés de volume ; dans la solution saturée de NaCl, rapetissés, avec cuticule pseudo-ciliée; dans la solution saline physiologique, invaginés; dans le liquide gastrique, digérés, les crochets devenus libres.

Nous devons retenir de l’ensemble de ces faits l’extrême vitalité de ces scolex, qui peuvent vivre pendant très longtemps dans des milieux divers, même putréfiés; de plus, leur motilité s’exaltant à la température du corps humain, motilité que l’on pourra utiliser immédiatement (avant l’inoculation) pour étudier l’action des diverses substances parasiticides, des suppurations, des hémorragies, des infiltrations biliaires et séreuses intra-kystiques.

Ces faits, en outre de leur intérêt scientifique, ont leur importance pratique.

Médications des maladies parasitaires internes. (96 pages). In Us Médications générales.

Biblioth. de thérap. Gilbert et Carnot. J.-B. Baillière, éditeur, Paris, 1911.

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