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II. — Dracunculose

VOLUME VIII (sous presse) :

MALADIES CHIRURGICALES DU FOIE ET DES VOIES BILIAIRES Chapitre I. - Lésions traumatiques.

1® Contusions et déchirures du foie 2“ Plaies du foie.

3® Plaies et ruptures des voies biliaires.

•Cholécystotomie et cholécystostomie.

• Cholécystectomie.

Quelques

^ Soe. anat, juillet 1892, p. 511-524.) ^ ^

Afin de me rendre un compte exact de la forme, du calibre et des dimensions du canal cystique, j’ai exécuté un grand nombre de moulages métalliques qui ont été déposés au musée de l’amphithéâtre des hôpitaux.

Les Bulletins de lu Société anutomique contiennent 42 figures faites d’après la photographie de ces moulages qui sont ainsiréduits aux trois quarts de leur grandeur naturelle.

la longueur, la forme et les diverses particularités du canal cystique. Sa forme et ses dimensions sont des plus variables et il échappe à

[ue j’ai divisé la glande en un certain nombre de zones, iabies, les autres adhérentes etque j’ai étudié les pédii toujours vasculaires, artériels ou veineux qui l’unis-

Les pédicules sont nombreux :

Le pédicule antérieur (canal de Sténon, artère transverse, etc.). Le pédicule cervical (veine jugulaire externe).

Le pédicule carotidien.

Le pédicule extra-condyîien (plexus sous-massétérin et ptérygoidien).

Le pédicule sous-condylien (plexus ptérygoïdien et artère maxillaire interne).

Dissection au bistouri de la zone adhérente sterno-mastoïdienne; Décollement de la zone stylo-digastrique inférieure et section du pédicule carotidien ;

Renversement de la glande en arrière et en dehors ;

Section du pédicule extra-condylien ;

Dissection de la zone articulaire ;

Section du pédicule temporal ;

Résection du bord postérieur de la branche montante du maxillaire; Section du pédicule sous-condylien et décollement delà zone stylo-

Soc. ana«., janvier 1895.)

sous-clavière droite naît à gauche, en arrière de l'origine de la sousclavière gauche. Elle se porte ensuite en haut et à droite en passant entre l’oesophage et la colonne vertébrale.

’ Anomalie dans la situation du cæcum et de l'extrémité inférieure de l'iléon. (Bull, de la Soc. anat., janvier 1895.)

Le cæcum est beaucoup plus élevé qu’à l’état normal, il est situé au niveau de la crête iliaque. Toute la partie terminale de l’iléon, sur une longueur d’environ 15 centimètres, est sous-péritonéale, couchée dans la fosse iliaque, au point qu’occupe normalement le cæcum. Le mésentère ne commence donc qu’assez loin de la terminaison de

s’agit là d’un arrêt dans le mouvement de descente du cæcum. Lafm de l'iléon occupe la place que doit occuper normalement le côlon ascendant et, comme lui, se trouve dépourvue de méso.

accidents d’ostéomyélite à l’âge de 7 ans. Pendant 43 ans, par conséquent, elle avait eu des fistules, des ulcérations incessantes. Il y avait : atrophie complète des muscles, subluxation du fémur en avant, soudure absolue de l’articulation tibio-astragalienne, pied bot équin extrêmement prononcé, si bien que la malade était absolument digitigrade. La section antéro-postérieure du tibia montre qu’il y avait, au

J’ai longuement i

« Efforts violents d’expiration, secousses répétées, mouvements « brusques, grossesse, éventration, chute du rein, entéroptose s’accu-

« foie de son siège normal. Mais, isolés ou réunis, tous seraient « impuissants à vaincre la résistance de son appareil suspenseur, a trente fois plus fort qu'il ne faut, si une cause plus générale, évi-

« leur venait en aide. Celte cause prédisposante, constitutionnelle, « c’est ce trouble mal défini de la nutrition qui se traduit par une

« à mal résister aux fatigues constantes, aux efforts prolongés. C’est tt cette prédisposition qui chez l’homme fait les hernies, chez la

a rein mobile, l’entéroptose et la chute du foie. »

Le traitement de l'hépatoptose, et en particulier l’étude de l’hépatopexie font l’objet du dernier chapitre.

Le manuel opératoire de l’hépatopexie est décrit dans tous ses détails. J’ai d’ailleurs fait à ce sujet quelques expériences afin de voir si le tissu hépatique pouvait adhérer solidement à la paroi, après y avoir été fixé par des sutures.

J’ai enlevé le péritoine hépatique en mettant le tissu du foie à nu, et j’ai mis ce tissu au contact de la paroi abdominale, ou plutôt des plans profonds de cette paroi dégarnis de péritoine, de façon à ce que les divers tissus avivés fussent directement en contact les uns avec

les autres sans interposition d’aucun feuillet péritonéal. J’ai pu me pendre compte que la fusion est ainsi beaucoup plus complète que

hépatique et le péritoine pariétal. Celles-ci se laissent assez facilement déchirer, tandis que la cicatrice obtenue après décortication du foie est beaucoup plus solide et que le tissu hépatique se déchire, plutôt que de se séparer de la paroi.

Malgré cela et malgré les bons résultats immédiats de l’opération de Gérard-Marchant, je conclus au rejet de ÏTiépatopexie, — au moins en tant qu’opération préméditée.

Il me paraît que, chez ces malades presque toujours atteints de ptoses viscérales multiples, le bénéfice problématique que peut procurer cette opération n’est pas assez grand pour permettre de braver le danger qu’elle fait courir.

Il ne faut donc pas faire l’hépatopexie de propos délibéré et on doit toujours commencer le traitement en faisant porter au malade une ceinture appropriée.

Mais si, au cours d’une laparotomie exploratrice, légitimée par la gravité de symptômes morbides auxquels l'examen le plus consoien-

pratiquer l’hépatopexie qui, sans aggraver l’opération, pourra contribuer à soulager le malade.

L’indolence des néoplasmes. Essai sur la physiologie de la douleur dans le cancer. {Gazette hehdom.., 1895, p. 50, 75, 158.)

Dans ce travail, dont l’idée première m’a été inspirée par mon maître Verneuil, j’ai voulu réagir contre cette tendance qu’ont encore

Il y a donc un véritable intérêt pratique à montrer combien la douleur est inconstante même dans les pires cancers, et quel danger il y a à retarder les opérations jusqu’à ce qu’on l’ait vue apparaître.

Je me suis donc attaché à étudier les caractères de l’indolence dans les néoplasmes. Chemin faisant, j’ai été conduit à étudier les divers caractères de la douleur, son mode d’apparition, ses diverses formes, sa' signification au point de vue du diagnostic et du pronostic du •cancer. Je résumerai très brièvement ici les traits principaux de cette étude.

Parmi les caractères communs unisssmt fous les néoplasmes, l'indolence est peut-être le plus constant : telle est la proposition inscrite en tête de mon premier chapitre et dont ce premier chapitre a précisément pour but d’établir la réalité.

Dans les tumeurs bénignes, l’indolence est d’ordinaire absolue. C’est là un fait absolument banal et que personne ne songe à contester. Ce n’est guère que dans certaines conditions de siège et de volume (tumeur comprimant un cordon nerveux, fibrome intra-utérin déterminant des douleurs expulsives, etc.), qu’on voit apparaître des douleurs. Mais, en dehors de ces cas exceptionnels les tumeurs bénignes sont, on peut le dire, normalement en état d’indolence

Eh bien, dans les tumeurs malignes, dans les cancers, Vindolence existe amsi toujours, quelquefois complète, constante, absolue, quelquefois, il est vrai, temporaire, soit à la fin, soit au milieu, soit surtout au début de l’évolution du mal.

D’après des observations personnelles prises avec beaucoup de

d'indolence complète était d’environ treize mois à compter du début du mal. Sans attacher à cette statistique plus d’importance qu’elle

un temps assez considérable sans éveiller de souffrances.

La plus ou moins grande durée de la période d’indolence nous importe d’ailleurs fort peu. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’elle existe,

longue, proportionnellement à la durée totale, et qu’elle se prolonge parfois pendant un temps indéfini qui peut s’étendre à toute l’évolu-

moins presque toujours, tant que la cystite n’est pas venue se surajouter au mal.

Les malades souffrent aussi de douleurs extrinsèques, siégeant plus ou moins loin, rayonnant parfois à de longues distances, quel-

quefois même apparaissant en un point isolé, loin de tout mal, alors que le foyer morbide reste lui-même tout à fait indolent.

C’est ainsi qu’on peut distinguer des douleurs irradiées et des douleurs à distance.

La cause de ces douleurs est toujours la même, c’est la compression ou Tenvahissement des cordons nerveux qui courent dans le

Certaines de ces douleurs à distance ou irradiées sont assez constantes, assez régulières, pour pouvoir au besoin constituer un bon moyen de diagnostic. Telle est,pourprendre l’exemple le plus topique, la douleur d’oreille dans les cas de cancer de la langue.

L’apparition des douleurs à distance est bien souvent un indice de l’extension du mal aux ganglions lymphatiques, comme au bras par exemple, ou, dans un cancer du sein, l’apparition de douleurs dans la zone du plexus brachial est un témoignage certain de l’envahissement des ganglions axillaires en rapport avec les cordons nerveux du plexus.

Enfin, dans certains cas, la douleur à distance est un phénomène dont la signification est plus grave encore. C'est l’indice d’une géné-

secondaire s’est développée au point douloureux.

11 est enfin toute une classe de douleurs, et des plus intéressantes, qui sont dues, non pas au néoplasme lui-même, mais bien à Vobst&cle que la fumeur apporte à raccomplîssemenf de certaines fonctions^

phage, etc. Ils ne font pas souffrir en tant que cancers, mais bien en tant qu’obstacles, et qu’on vienne à lever Tobstacle sans supprimer la tumeur, comme on le fait, par exemple, en pratiquant la rectotomie

Qu’on vienne même, en pratiquant un anus iliaque, à détourner

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