Titres et travaux scientifiques
7. — Du ressaut cotyloïdien spontané ou signe de Gerdy pour le diagnostic précoce de U luxation congénitale de la hanche.
Nous avons dans ce travail décrit et essayé d'interpréter un signe dont nous avions été frappé chez un enfant atteint de luxation congénitale et chez lequel, nous avions été porté à affirmer ce diagnostic sur la seule constatation de gros craquements, se produisant dans certains mouvements de l’articulation coxofémorale. Notre attention éveillée sur ce point particulier, nous avons pu trouver deux autres petits malades chez lesquels la constatation de ce signe était des plus typiques. Ce sont ces observations qui nous servent à établir les caractères de ce que nous avons appelé le ressaut cotyloïdien syontané.
ou ressaut se produisant simultanément dans l’articulation h l’occasion le plus souvent d’un mouvement d’abduction. Le bruit est sourd, rugueux plus ou moins intense, s’entendant îi distance; le déplacement qui l’accompagne consiste en un mouvement brusque, en une sorte de déclanchement que l’on ne peut mieux comparer qu’àcelui obtenu dans les manœuvres de réduction par la méthode Paci-Lorenz. Dans les cas que nous avons observés ce signe était d’une telle netteté qu’on ne pouvait le confondre avec aucune autre affection. Un des caractères qui nous a paru constant, c’est la facilité avec laquelle ce signe se reproduit spontanément. Il paraît s’atténuer au fur et h mesure que la télé fémorale s’éloigne de la cavité cotyloïde et qu’apparaissent les signes de certitude de la luxation. Pour établir, avec quelque vraisemblance, sa fréquence, il faudrait examiner de parti-pris un très grand nombre d’enfants
l’absence du ligament rond, permettant une plus grande mobilité du fémur et une reproduction plus fréquente de ses sorties hors de la cavité cotyloïde.
Etant données les gi andes difficultés du diagnostic précoce de la luxation chez les jeunes enfants, ce signe nous paraît avoir une certaine valeur et devrait être utilement recherché soit dans les anamnésiqucs soit par sa constatation directe. Seul il permettra d’affirmer, lorsqu’on le rencontra, la malformation, alors qu’à cette période, ainsi qu’il ressort des constatations do M. le professeur Kirmisson, d’IIoffa, de Lorenz, il y a pénurie absolue de symp-
Nous étudions dans ce travail le raccourcissement des muscles ' adducteurs de la cuisse et la résistance qu’ils opposent à. l’abais: sement de l’extrémité supérieure du fémur dans les manœuvres de réduction. Nous basons nos réflexions sur des observations inédites, toutes également démonstratives de l’efficacité de la ténotomie ou de la désinsertion par manœuvres externes suivant la technique préconisée par Lorenz. Sous l’influence de ce temps particulier de l’intervention, on peut voir se réaliser la descente de l’extrémité supérieure du fémur, et obtenir des résultats qu’il serait impossible d’atteindre sans cette manœuvre. L’une de ces observations est caractéristique ; il s’agissait d’une fillette chez laquelle, îi deux reprises dilférentes, la réduction avait été inutilement essayée. Nous fûmes frappé de la tension considérable des muscles adducteurs très notablement raccourcis. De parti-pris, nous en pratiquâmes la rupture sous-cutauée, et nous pûmes immédiatement transposer la tête en avant. Nous insistons, en terminant, sur les indications de cette manœuvre, inutile chez les jeunes enfants, indispensable et efficace lorsqu’il s’agit de sujets plus âgés chez lesquels le raccourcissement musculaire joue un rôle indéniable.
9. — Tumeur blanche tibio-tarsieane avec lésion de l'astragale. Bul¬
letins de la Société anatomique, séance du 24 juin 1901.
10. - Synovite fongueuse du petit doigt. (En collaboration avec M. Carie.)
Journal de Médecine de Bordeaux, U février 1900.
L observation que nous étudions dans cette communicalion correspond à une forme anormale de synovite tuberculeuse localisée â la gaine palmaire du pelit doigt, et ayaut eu une marche véritablement galopante. Nous montrons que l’examen histologique
dans les cas analogues est indispensable pour différencier celle affection du sarcome des parties molles. Dans le cas particulier une incision exploratrice permit de prélever quelques fragments qui furent examinés dans le laboratoire de M, le professeur Coyne. Les coupes pratiquées permirent de constater l’existence de nom- .breuses cellules géantes. L’examen de laboratoire est dans ces circonstances le critérium sans lequel on ne peut décider aucune intervention. Celle-ci fut pratiquée quelques jours plus tard et donna un excellent résultat.
Je fus conduit dans ce cas à pratiquer une suture tendineuse chez un enfant de sept ans dont le tendon d’Achille fut entièrement sectionné dans une chute sur un tesson de bouteille. La suture des deux extrémités du tendon fut relativement facile, malgré une perte de substance de plusieurs centimètres. Une partie du lambeau cutané se sphacéla sans que pour cela la suture du tendon fut compromise : Cette observation contribue à montrer les résultats que l’on peut obtenir de la tenorraphie, même dans les cas où les extrémités tendineuses sont notablement éloignées l’une de l’autre.
12. - Technique de l’anastomose tendineuse d’après un procédé d'aocoiement tendineux latéral dans la paralysie infantile. Procédé de M. le professeur Piéchand. Communication au «f Congrès de Byiiécologie, d'Obslélrique et de Pédiatrie, Nantes, 1901.
Dans cette communication que la Presse Médicale du ïi octobre 1901, analyse dans ses comptes rendus, nous décrivons une technique d'anastomose tendineuse par accoloment latéral et suture, qui simplifie le manuel opératoire employé en pareil cas. Ses temps principaux consistent en : 1“ un avivement étendu de 2 centimètres environ sur les bords des tendons intéressés, que l’on obtient facilement en enlevant une languette tendineuse de quelques millimètres d’épaisseur; 2» une suture faite à la soie
Il consiste en deux attelles de bois léger et chacune d’elles s’adaptant à l’un des deux
A l’occasion d’une obsei-valion personnelle d’anévrisme dilTiis de la fosse, survenu brusquement chez un homme de trente et un ans, nous étudions les indications opératoires et la technique à suivre en pareil cas. Les règles généralement adoptées consistent îi inciser le foyer et ir lier les deux bouts. Nous croyons qu’à la
tiquant d’emblée la ligature de l’artère hypogastrique. C’est ce que nous fîmes dans cette circonstance. Etant donné l’état général de notre blessé, pour économiser du temps et hâter la ligature en la simplifiant, nous eûmes recours à la laparotomie sur le plan déclive; en quelques minutes l’iliaque interne fut liée et le ventre refermé. Assurés ainsi de ne pas être inondé de sang, le foyer fut incisé, débarrassé d’une grande quantité de caillots, ce qui nous permit de voir un jet de sang rouge sortant de l’artèrè fessière à son émergeance. La ligature en fut facile. La guérison se fit sans
Celte observation curieuse à plus d'un titre, nous a permis de
nous rendre compte que sans la ligature préalable de l’iliaque interne, l’intervention menaçait d’être très difficile, elle eut pu être fatale étant donné l’état d’anémie aiguë de notre opéré. Il nous a paru qu’il serait dans ce cas peu prudent de suivre le précepte actuel de la chirurgie vasculaire, en faisant d’emblée porter notre intervention sur le foyer de l’hémorragie. Il était à craindre, en suivant cette technique, de ne pas être maître de l’hémorragie dont le point de départ profond eut échappé à nos moyens. En agissant ainsi, nous pensions diminuer les aléas de notre opération. La voie transpéritouéale a facilité considérablement le premier temps de l'intervention. L’ouverture du foyer, rendu ainsi beaucoup plus simple, nous a permis de faire une observation importante. Malgré le fil posé sur l’hypogastrique, la circulation n’était pas complètement abolie même immédiatement après la ligature. Cette constatation a la valeur d’un fait expérimental et montre qu’en pareil cas la ligature préventive ne doit être qu’une partie d’une opération plus logique devant toujours porter sur le siège même de la déchirure artérielle.
16. — Ostéomyélite à foyers multiples. Société anatomique, séance du 2tjuin 1901.
- Considérations sur l’ostéomyélite de fémur. Communication à l'Association ft Sciences, Congrès d’Angers, 1903.
Nous avons, dans ce travail et dans Congrès d’Angers, étudié cette localisatic aiguë; forme trop souvent méconnue el
-ti¬
trés élevée 60 p. tOO. Après un court aperçu historique sur la question, nous constatons que les diverses observations publiées se trouvent éparses dans une série de travaux que nous signalons ; Lannelongue, Broca, Braquehaye, Piéchaud, Bernons en France et leurs élèves dans les thèses de Bernard (Bordeaux 1897), Levèque (Lyon 1895), Cardot (Paris 1902); parmi les études étrangères nous rapportons les mémoires do Macnamara, Swioke, Gray et Barton, Koplick, etc. Tels sont les principaux documents que nous avons utilisés pour faire une étude d’ensemble, aussi complète que possible, de l’ostéomyélite de l’extrémité supérieure du fémur dont la description nous a été faciiilée par l’observation d’une de nos jeunes opérées, dont l’histoire détaillée est rapportée dans ce travail. Il s’agit, en deux mots, d’une fillette de huit ans que nous opérâmes exactement trente-trois jours après le début de l’affection prise jusque là pour une coxalgie. Il existait un abcès profond de la face antérieure de la cuisse, arthrite purulenle, décollement de la tête fémorale et ramollissement de toute l’extrémilé supérieure de l’os. Résection de la hanche. Guérison avec raecourcissemcnl considérable du membre. Tel fut le fait clinique qui nous engagea à faire ces recherches.
1. — Au point de vue étiologique nous mettons en relief les particularités suivantes :
a) Age surtout de 0 à I an et de 5 à 15 ans; i) Sexe, prédominance marquée pour les garçons c) Traumatisme signalé dans près de la moitié des observations; (f) Causes générales ne présentant rien de particulier; la porte d’entrée du gci me, varie avec chaque observation ; c) Nature microbienne se répartit ainsi :
Streptocoques. ^
Pneumocoques. 3
Bacille tuberculeux et staphylocoque. *
/) Côté : prédominance pour le côté droit, rarement bilatérale, g) Fréquence, 9 fois sur 113 cas (slalistique de Golay).
lions du rebord colyloïdien mentionnées dans les faits de Coudray et Monnier. Les dégâts anatomiques paraissent avoir leur maximum au niveau de l’extrémité supérieure qui peut à la longue participer aux phénomènes destructifs et présenter des altérations analogues h celles que nous avons pu nous-même observer ; dans quelques cas, le canal médullaire est lui aussi envahi par le pus.
111. Evolution clinique. — Nous passons successivement en revue les signes généraux et loeaux de l’ostéomyélite de la tête qui peuvent se rapporter à des formes suraiguës, aiguës ou subaiguës. Parmi les signes subjectifs nous donnons une place importante h la douleur provoquée par les moindres mouvements du membre inférieur, irradiée exceptionnellement h l’article sousjacent (gonalgie), réveillée par la pression à la base du triangle de Scarpa. L’impotence fonctionnelle est dès le début absolue.
Parmi les signes objectifs nous étudions ;
a) Vattitude anormale en abduction et rotation externe;
c) La déformation peu prononcée au début, affecte soit la forme
Ollier : elle est à la hanche la plus haute expression du dr
so. - Coxalgie supputée de la hanche droite. Méningite mortelle survenue en pleine convalescence. Gazette hebdomadaire des
Nous montrons, à propos de celle observation, les difficultés de diagnostiquer l’état exact des lésions tubei’culeuses profondes, alors qu’il n’existe plus de douleur, que les accidents paraissent écarter toute complication:la méningite est toujours possible, elle peut survenir spontanément en pleine convalescence même chez des enfants présentant les plus belles apparences.
Communication a la Société anatomique, séî
22. — Angiome caverneux de la face dorsale du peignet. (En cotlaboralion avec M. Bocher.) Bulletins de la Société anatomique, H mars 1902.
23. — Pied bot congénital avec déformation de l’astragale et du scaphoïde. Gazette hebdomadaire des Sciences médicales, 9 août 1903.
Nous étudions les altérations osseuses d’un pied bot varus equin invétéré traitée avec succès par la tarsectomie postérieure avec extirpation de l’astragale et du scaphoïde.
24. — Polydactylie. Pouce surnuméraire. Bulletins de la Société anatomique.
ô. - Hémiplégie spasmodique in;
Il s’agissait, dans cette observation, d’un résultat éloigné obtenu dans le traitement d’un pied bot spasmodique par la ténotomie du tendon d’Achille associée à un redressement exagéré sous appareil plâtré. La correction s’était maintenue d’une façon absolue au bout de deux ans contrairement à ce que l’on observe : la reproduction de l’attitude vicieuse étant fréquemment signalée.
26. - OstéosyphUose héréditaire tardive du tibia, avec allongement hypertrophique et accidents douloureux rebelles n’ayant cessé
qu'après trépanation et large évidement de toute la diaphyse.
Communication à l'Association française four l'amneement des Sciences,
mais elle a quelqi
Chapitre II. — Nous y donnons la desci-iplion de l'appareil à immobilisation et extension continue en usage dans le service de chirurgie infantile (fig. 3 et i).
Chapitre 111. — Dans cette partie de notre travail nous étudions nos observations groupées en trois types : maux de Pott : 1” avec longue immobilisation; 2» avec immobilisation insuffisante- 3“ sans immobilisation.
La comparaison de ces cas, au triple point de vue do la gibbosité, des paralysies et des abcès, montre d’une façon évidente l’importance d’une longue immobilisation. Celle-ci seule est susceptible d’amener la régression d’abcès par congestion, même très volumineux, ainsi qu’il ressort de la remarquable observation I, relative à une fillette de six ans, atteinte de mal de Pott dorsolombaire, avec un abdomen anormalement développé, offrant
parties antéro-latérales du rachis pour apparaître dans les régions fessières (Chipault) ou inguinale (Weber).
Les complications sont surtout le fait des difficultés, dans certains cas, d’un diagnostic précoce et se traduisent tantôt par la périméningite suppurée, myélite ascendante, tantôt par une véritable pyosepticémie à marche rapide.
Nous attirons particulièrement l’attention dans cette communication, sur le polymorphisme symptomatique qui est pour nous une des caractéristiques cliniques de l’ostéomyélite vertébrale dont les manifestations peuvent se rapporter aux cinq types suivants ; !• typhoïde méningitiqHeV pneumonique péritonéal ^"septicémique. Il semble en effet que ce sont lè les modalités variées de cette affection : formes déterminées à la fois par le tempérament du malade, la nature de l’infection, la virulence et la localisation des phénomènes infectieux.
Elles expliquent les difficultés du diagnostic que l’on évitera, ainsi que nous le disons, en pratiquant un examen systématique de la colonne vertébrale chez les adolescents. Le malade couché à plat ventre sur son lit, on explore de l'œil et du doigt la région vertébrale ; les troubles de coloration de la peau, la vascularisation
il un enfant de vingt mois portant dans la région thoracique un
centrale. L’extirpation que nous pratiquâmes fut assez facile malgré un prolongement de la tumeur dans l’épaisseur du muscle grand dorsal. Histologiquement la tumeur présentait tous les caractères d’un amgiolipome. Le cas tire tout son intérêt du volume de la tumeur, des indications spéciales qu’il présentait et de la bénignité de l’intervention malgré le jeune âge du sujet.
36. — Mal perforant plantaire chez un entant; spina bifida lombo-
que nous rapportons dans ce travail est intéressant parce qu’il s’agit d’une vieille fille et que la lésion est cantonnée dans le sein droit. Le volume de cette tumeur que nous pûmes extirper tient une bonne place û côté des faits rapportés par Manec, Monod, iluston, Hunter, Lane etc., son poids était de 19 livres et sa circonférence de 75 centimètres.
Un point sur lequel nous insistons et qui contribue aussi à l’intérêt de ce fait ce sont les conditions tout à fait spéciales dans lesquelles l’opération fut décidée. Le néoplasme par son volume et son poids gênait énormément les mouvements ; les éruptions eczémateuses de la peau étendues sur une partie notable de la tumeur (fig. 6) et le suintement très abondant qu’elles déterminaient indiquaient l’opération sanglante. Mais d’un autre côté, la débilité mentale de notre malade atteinte de troubles cérébraux très marqués posait à nouveau cette question si intéressante des interventions chirurgicales chez les aliénés. Des constatations, que nous avons pu faire à ce sujet chez cette malade, nous portent à penser que dans ce cas où pourtant l’on pouvait espérer, en enlevant la tumeur, la débarrasser d’une cause de souffrances physiques et
47. — Des résultats de l’interrentiou éleotrolytique dans les angiomes de la face. Cmianunkaiion^ Associaiion française pour Varancement des Scimces. Comptes rendus Congrès Angers, 1903.
L’exérèse sanglante paraît rarement indiquée dans les angiomes de la face à cause des cicatrices qui en sont la conséquence. Dans notre communication nous rapportons plusieurs observations avec photographies d’angiomes circonscrits ou diffus de la face traités dans le service de M. le professeur Piéchand avec le concours du D' Debedat directeur de l’Institut électrothérapiqiie. Nous eûmes recours à l’électrolyse suivant la méthode bipolaire dont nous établissons la supériorité en nous basant sur ces faits : qu’elle est moins douloureuse et plus efficace que la méthode mono-polaire. Après chaque séance nous avons pu constater l’existence d’un noyau d’organisation fibreuse amenant d’une façon lente- et sûre l’atrophie des tissus vasculaires.