REIN, FOIE, TUBE DIGESTIF
selon toute vraisemblance, admettre que c’est par celui-ci que les phénomènes ont débuté. Ce qui appuie cette opinion, ce sont d’une part, les observations d’invagination du diverticule seule! d’autre part, l’analogie du diverticule ainsi retourné avec le vulgaire polype qui tiraille continuellement son point d’insertion et Unit par l’entraîner mécaniquement. Notre observation personnelle est d’accord avec celles qui lui sont antérieures pour démontrer que ces cas se rencontrent surtout chez les enfants âgés, qu’ils évoluent assez rapidement, aboutissant plus souvent que tes autres formes b la gangrène du boudin invaginé.
Lorsque les manœuvres intrapéritonéales de désinvagination prudente ont échouées, nous croyons qu’il est préférable de recourir à la résection intestinale qui sera toujours l’opération de choix, surtout lorsque l’intervention sera pratiquée d’une façon précoce. La connaissance des faits analogues doit toujours être présente à l’esprit de l’opérateur; elle fait facilement prévoir l’insuccès et même quelquefois le danger des manœuvres qui consistent à chercher la désinvagination par l’intermédiaire des lavements liquides ou gazeux.
En terminant, nous signalons le petit nombre d’observations d’invagination diverliculaire décrites à l’étranger par Erdmann, Brunner, Kuttner, Morison, etc., en France par Picqué, Weill et Frankel, Grisel, Bérard et Delore. Ces deux derniers auteurs ont porté à quatorze le nombre des observations publiées.
06. — Imperfoiatiou de l’anus et de lœsophage. Communication de
67. — Sur un cas de malformation congénitale complexe du tube digestif. Communication au Congrès fériodiquc de Gynécologie, dVbslilriqne et de Pédiatrie, Nantes im.
L’observation qui est le point de départ de notre communication est celle d’un enfant que nous opérâmes avec succès d'imperforation rectale deux jours après sa naissance. Malgré la simplicité de l’intervention et le fonctionnement régulier de l’anus que nous
La gastrostomie est la seule opération logique; on devrait en pareille occurrence la tenter, sans grand espoir. « Tout étant perdu,
tins de la SoM
L’observation qui est le point de départ de cette Communication est relative à un sujet âgé de vingt-huit ans, inscrit sur les registres de l’État-civil comme appartenant au sexe masculin. Sa constitution générale est, en effet, celle d’un homme comme stature et développement musculaire. L’examen des organes génitaux externes montre l’existence d’un tubercule génital médian entouré dé replis préputiaux et creusé à sa face inférieure d’une gouttière limitée latéralement par des petites lèvres qui en se réunissant circonscrivent un petit infuudibulum du volume d’une tête d’épingle noire par où s'écoulent l’urine et, tous les mois,. le sang des menstrues. Par le toucher rectal et le palper hypogastrique on sent un utérus petit et mobile. En somme, il s’agissait là d'un cas de pseudo-hermaphrodisme caractérisé par l'exagération des dimensions clitoridiennes simulant l’organe mâle dont il paraissait apte à remplir certaines fonctions; et par l’atrésie de la vulve et du vagin.
Nous concluons, on classant cette observation, curieuse à plus d’un titre, dans le groupe des malformalions décrites par M. le professeur Pozzi, sous le nom de gynandroïdes-phalloïdes.