TRAITEMENT CHIRURGICAL DU CANCER DU COLON
7° Traitement chirurgical du cancer du côlon. Thèse de Paris.
G. Steinheil, 1907. (Médaille d'argent.)
La colectomie en un temps avait donné enlre les mains de Kôrte (53.8 p. îoô), de Czerny (44,4 p. îoo), de Kônig (33 p. îoo), de Kronlein (5op. îoo), de Wôffler (54 p. ioo), de Boas (6o p. 100), etc., une mortalité effrayante. La colectomie en plusieurs temps a réduit celte mortalité dans des proportions considérables. Elle paraît aujourd’hui une intervention sûre et efficace, sinon une opération brillante. La conclusion s’impose : dans l’état actuel de la science, la colectomie en deux temps est l’opération de choix dans le cancer du côlon. C’était déjà la conclusion de notre mémoire remis pour le concours de la médaille d’or de chirurgie en janvier 1906. Nous disions alors : « Les malades en état d’obstruction resteront la majorité, mais nous verrons avec les progrès de l’investigation chirurgicale, croître le nombre des malades d’une catégorie spéciale : les anémiés sans cause, les malades atteints d’entéro-colite suspecte, de troubles gastriques symptomatiques ne seront plus seulement des malades médicaux; ils bénéficieront d’une intervention précoce et peut-être ce jour-là la méthode d’élection s’adressera-t-elle plutôt à cette dernière catégorie. Nous reviendrons peut-être alors à l’intervention en un temps, les conditions générales étant autres, meilleures assurément. »
Mais ce qui transparaît très nettement dans toute la littérature ayant trait à la chirurgie du gros intestin, c’est l’incontestable gravité de ces interventions. Et si l’innocuité relative des opérations sur l’intestin grêle
anatomiques et physiologiques de ce segment du tube digestif, nous devons conclure pour le gros intestin, ou bien que le dernier mot n’a pas été dit en matière de méthode, ou bien que le gros intestin se trouve être dans des conditions spéciales qui nous expliquent que l’on ait pu parler du danger des résections du gros intestin.
Le gros intestin est court, limité, si on le compare à la masse intestinale grêle.
Il est fixe, peu mobile, parfois même dépourvu de péritoine libre sur une partie de sa circonférence.
Sa vascularisation est moins riche, la suppléance artérielle moins assurée par des anastomoses en arcades étagées.
Ses parois sont plus minces par la dissociation de ses couches musculaires ; son calibre est plus considérable.
Technique opératoire. — Ces indications posées, nous ne nous attar< rons pas à décrire les multiples procédés d’exclusion ou d’anastomos qui constituent la plupart des opérations palliatives au cours du can< du côlon. Ces sujets ont été traités à leur place par les auteurs qui sont particulièrement occupés de la question. Aussi bien n’y a-t-il rien
nique de l’opération en deux temps, telle qu’elle a été indiquée par no