Sur les lésions anatomiques d chronique
77. Observation pour servir à l’histoire des affections typhoïdes (en commun avec M. J. Cazaus).
ArcMee, de phyliologte, 1873.
78. Les accidents parasyphilitiqUes dans un cas de pseudo-rhumatisme infectieux parasyphilitique.
Érysipèle. — L’érysipèle, au point de vue du processus histologique survenant à l’encontre du parasite aujourd’hui connu, est une dermite diffuse, une inflammation congestive du tégument.
Cette inflammation est caractérisée, en tant que phénomène congestif, par l’infiltration diapédétique des espaces interfasciculaires du derme et des espaces intervésiculaires du tissu adipeux. En tant que phénomène inflammatoire, par la multiplication des cellules fixes du tissu fibreux du derme : la production de phlycténules ayant la structure de vésicules (prêpustulation) ou de phlycténes vraies constituant les lésions érysipélateuses de l’épithélium malpighien.
■ Les trajets lymphatiques du derme sont développés ; les lymphatiques canaliculés des cônes fibreux de-la peau en état de lymphangite [71,72], ■
La description de l’érysipèle faite par l’auteur en 1874 est demeurée classique.
Otite interne (moyenne) des nouveau-nés. —Il en est de
même du processus de l’otite moyenne des nouveau-nés, affection découverte par Parrot. La description faite par l’auteur et M. Baréty a été reproduite par M. Duplay dans son traité classique dé pathologie externe. Cette otite est une inflammatioh catarrhale delà muqueuse de la caisse du tympan [73].
Entérite du choléra. — L’auteur, avec M. Kelsch, a donné en 1873 une description de l’entérite du choléra. Cette entérite s’accompagne non seulement de la chute de l’épithélium, qui est comme abrasé et n’existe, plus que dans le fond des glandes de Lieberkühn, où il est revenu exclusivement à la forme de cellules à plateau strié, mais.elle est, aussi caractérisée par une inflammation diffuse .du tissu de la sous-muqueuse, et par une inflammation péritonéale légère, siégeant sur toute la surface extérieure du petit intestin. Les follicules clos isolés et agminés sont tuméfiés, gorgés au maximum de cellules lymphatiques, et les trajets lymphatiques, de l’intestin sont atteints de lymphangite à, peu près comme dans la dysentérie subaiguë. L’entérite du choléra dernièrement décrite par M. Straus présentait absolument , ces mêmes caractères. Au point de vue des lésions intestinales, comme à tous les autres, on était donc bien en 1873 en présence du véritable choléra asiatique [74].
Caractéristique anatomopathologiquede la morve équine.
— Le nodule de la morve (granulation morveuse) quand il est récent et qu’on l’observe dans le poumon, est tout à fait différent du nodule tuberculeux embryonnaire. Tandis en effet quale nodule tu berculeux embyonnaire est constitué par des cellules renfermant dès le début des granulations graisseuses et disposées en une masse conglo -
mérée, qu’on ne peut dissocier sans la rompre en blocs, le nodule morveux est au début formé par des cellules enbryonnaires remplissant exactement les alvéoles du poumon et parfaitement vivantes. Bref, ce . sont des . globules blancs disposés en foyers nodulaires, actifs, à noyau bourgeonnant, tout à fait comparables aux nodules métastatiques de la pyémie récents et non encore passés à l’état purulent. Mais les nodules morveux different des nodules pyémiques, même tout à fait jeunes, en ce qu’d leur entour il existe toujours une nappe hémorrhagique , au sein de laquelle ils évoluent. Cette tendance hémorrhagique des lésions est le trait capital et distinctif des lésions morveuses.
En effet, les nodules morveux des muqueuses et le bouton farcineux sont également au début des grains produits par une inflammation vive, circonscrite en petits foyers ronds, qui se distribue par îlots et s’accompagne d’hémorrhagies.
Lorsqu’elles sont plus anciennes, les lésions nodulaires de la morve se caséifient. Le centre des nodules subit la dégénérescence graisseuse et les éléments cellulaires actifs meurent et se transforment en globules de pus. Ce pus se concrète bientôt et forme avec la zone hémorrhagique qui l’entoure un véritable foyer caséeux. Ce foyer se ramollit ou s’atrophie lentement, de telle sorte que dans la morve chronique on trouve, par exemple dans le poumon, à la place des nodules morveux, des restes d’hémorrhagie ou de pus concret au milieu de brides fibreuses ou formées de tissu conjonctif jeune ou embryonnaire. En même temps le poumon s’enflamme chroniquement et des points de sclérose se développent régulièrement autour des bronchioles, accidentellement dans les portions du parenchyme pulmonaire voisines du nodule transformé. Ces dernières lésions ne different point de celles que déterminerait dans le poumon la présence d’un corps étranger quelconque. Elles ne paraissent donc pas caractéristiques de la morve.
Les nodules des muqueuses et le bouton farcineux, après s’être caséifiés, s’ulcèrent par suite de l’endartérite chronique dont les vaisseaux qui commandent la circulation du point envahi deviennent le
siège : il en résulte des ulcères atones comme dans tous les cas où l’ulcération s’effectue par ce procédé particulier.
La caractéristique anatomopathologique de la morve déduite par l’auteur des faits précédents est donc la suivante : des nodules formés par des cellules migratrices, évoluant, se caséifiant ou suppurant au sein d’hémorrhagies circonscrites.
i. Note sur les modifications survenant dans la forme des cellules fixes du tissu connectif lâche à la suite de l'œdème artificiel.
). Sur les cellules fixes des tendons et leurs expansions protoplasmiques latérales.
10. Recherches sur quelques points particuliers de l'histologie des nerfs. I. La gaine lamelleuse.
is confluents linéaires et lacunaires de la cornée trans¬
is. Note sur le tissu muqueux du cordon ombilical.
13. Sur les cellules godronnées et le système de soutènement intravagi-
nal des nerfs des Solipèdes.
14. Recherches sur quelques points particuliers de l’histologie des
nerfs. II. La gaine lamelleuse et le système hyalin intravaginal.
15. Système hyalin de soutènement des centres nerveux et de quel-
'organe appelé corde dorsale de TAmphioxi