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RÉSUMÉ

Tous les travaux rappelés dans l’exposé qui précède ne peuvent offrir un égal intérêt ni avoir la même importance aux yeux des honorables membres auxquels ils sont soumis. C’est pourquoi, tout en laissant à chacun la liberté de son choix, l’auteur croit utile de détacher de l’ensemble de ses recherches quelques-unes de celles qu’il considère comme les plus dignes de fixer l’attention de l’Acadqfnie et qui ont été sanctionnées par les suffrages des hommes les plus compétents en France et à l’étranger.

De ce nombre sont les suivantes :

1° La. Découverte de trois articulations nouvelles et spéciales, ;; entre la 7 e cervicale et la l re dorsale, entre lall e et la!2' dorsales, entre le dernier lombaire et le sacrum, articulations présidant aux mouvements de flexion latérale de la colonne, et répétant chez l’homme les conditions que présentent d’une manière générale toutes les vertèbres chez les ophidiens. A la faveur de cette découverte et d’une conception nouvelle du système musculaire de l’épine, divisé en système ascendant et système descendant, l’auteur a pu déterminer les mouvements spéciaux ou de localité et les mouvements généraux ou de totalité de la colonne, et tirer de cette nouvelle détermination physiologique des mouvements de rachis la formule des caractères de ses déviations.

Voici dans quels termes M. Cruveilhier, au nom d’une commission composée de MM. Amussat, Bricheteau, Double, Paul Dubois, Londe, Olivier d’Angers, Orflla, Husson et Velpeau, a reconnu l’existence de ces faits :

«M. Guérin a remarqué des dispositions toutes spéciales dans les facettes articu-

et la présence d’une rainure profonde' au devant du tubercule apophysaire de là douzième vertèbre dorsale, lequel fait suite aux tubercules apophysaires des vertèbres lombaires, et remplace, quant 41a douzième vertèbre dorsale, l’apophyse transverse : ce sont deux faits anatomiques certains, positifs, et qui n’avaient pas été signalés. » (Cruveilhibe, Rapport à VAcadémie de médecine, p. 00 et 70.)

2° L’Anatomie et la physiologie comparées des difformités. « Étude entièrement neuve ei originale, dit le rapportde l’Académie, dans laquelle l’homme lui-même, placé dans les conditions si diverses et si complexes des grandes difformités du squelette, est pris pour terme de comparaison avec l’homme normal, au point de vue des modifications de l’acte fonctionnel qui résultent de ces changements ; étude suivie de la détermination des lois en vertu desquelles ces transformations organiques et fonctionnelles s’effectuent, ainsi que les produits physiologiques auxquels elles donnent naissance.» (Voir pour les développements I’Exposé, pages 13 et suiv.)

3° Le Mécanisme de la formation des articulations nouvelles a la suite des luxations CONGÉNITALES du fémur. « Ce dernier fait, dit le rap- « port, a surtout'excité l’attention de la commission. M. Iules Guérin « a mis sous ses yeux une série de pièces dans lesquelles on a pü « suivre le développement croissant des cavités articulaires nouvelles, « lié et subordonné au degré de perforation de la capsule articulaire

4° L’Histoire anatomique du rachitisme et la reproduction expérimentale du rachitisme chez les animaux. Détermination nouvelle et définitive d'une maladie confondue jusqu’alors avec un grand nombre d’autres affections ; étude approfondie de son siège immédiat, de ses caractères anatomiques, de ses lois d’évolution, et finalement, démonstration expérimentale de sa cause, Y alimentation prématurée, par la reproduction de la maladie chez les animaux. Conséquences pratiques : révolution complète dans la prophylaxie et la thérapeutique du rachitisme.

L’auteur conserve dans son musée les squelettes des chiens rachitifiés, réponse péremptoire aux critiques et aux dénégations dont ces expériences ont été l’objet.

Du reste, ces recherches ont été présentées par le rapport de la commission de l’Académie comme d’une très grande importance.

5° La Théorie générale des difformités par rétraction muscdlaire. Théorie qui, en ramenant à un seul fait expérimental la rétraction mus• culdire, la plupart des difformités articulaires observées chez les monstres, le fœtus et l’enfant, a dévoilé tout à la fois lq cause efficiente de la difformité et de la monstruosité, pour ne faire de ces deux états qu’un seul et même fait ; théorie enfin qui a servi de base à la méthode géné- raie des sections sous-cutanées.

(Voir pour le développement et la partie des rapports de l’Académie des sciences, page 33 de I’Exposé.)

6° La Ténotomie et la Myotomie généralisées. Méthode aujourd’hui répandue dans les deux mondes, que l’auteur a prise à la section empirique d’un tendon, et qu’il a élevée à l’état de méthode rationnelle et générale pour la section de tous les tendons et muscles du corps hu-

L’Académie a décerné un de ses prix Montyonî. cette généralisation.

7“ La Méthode sous-cutanée, établie par des expériences rigoureuses, reposant sur la découverte d’un fait physiologique nouveau : \'organisation immédiate des tissus divisés sous la peau , et caractérisée par la suppression delà période cT inflammation suppurative. Cette méthode, dont on a fait des applications aussi importantes que variées, a doté la chirurgie d’un moyen de substituer, dans un très grand nombre de cas, à des opérations douloureuses et susceptibles des plus graves complications, un mode opératoire simple et exempt de tout danger.

On a contesté plusieurs fois à l’auteur la priorité de cette invention, en l’attribuant aux chirurgiens allemands, entre autres à Dieffenbaeh. M. le l) r Phillips, élève et secrétaire du célèbre chirurgien allemand, a reconnu et consacré les droits du véritable inventeur, dans une lettre adressée à l’Académie des sciences, le 17 mai 1835.

, Voici le texte même de l’auteur :

« Ses opérations exécutées par ] ont été répétées en Allemagne pa

ire et ami Dieffenbach, celles gui rgiens, et que j’ai répétées moi- -

8° La Méthode de l’occlusion pneumatique, qui a permis de convertir en quelque façon toutes les plaies ouvertes en plaies sous-cutanées, et qui fait bénéficier les premières de l’immunité des secondes.

Cette méthode entièrement nouvelle aétél’objet de nombreuses communications à l’Académie de médecine. Employée avec le plus grand succès pendant le siège chez la plupart des soldats atteints des plaies articulaires les plus graves, elle a été appréciée de la manière la plus favorable par tous les chirurgiens étrangers qui ont vu ses applications.

Voici comment l’inspecteur général du service de santé d’Angleterre, M. le IV Gordon, envoyé à Paris par son gouvernement, pendant lé siège, a apprécié dans son rapport les résultats dont il a été témoin :

établissement (1). »

ORIB DE L’OROANISATION IMMEDIATE Substituée

m adhésive deHunter, établissant ce doublet i plaies couvertes sans inflammation et la ré tus les tissus divisés et cicatrisés à l’abri du i*. iV.0r.mo lnnn-imment .discutée devant l’A

1e l’on a fini par comprendre le véritable car

la méthode sous-cutanée.

ans quels termes, le célèbre chirurgien de I

« nera, sans doute, que le prix ait été adjugé à ce remarquable tra- « vail. »

La commission donne donc le prix proposé à M. Jules Guérin ; et très explicitement aux points saillants de son ouvrage indiqués dans ce rapport.

Ont signé: MM . Double, Dülono, Larrey, Magendie,

Roux, Savart, Serres.

11° Rapport général de la commission de l’assistance publique, dite

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