SUPPLÉMENT POUR
Sous ce titre, l’auteur croit devoir rappeler séparément les travaux et publications qui sont postérieurs à ceux qui forment la matière de l'exposé précédent. C’est une sorte de satisfaction qu'il a voulu donner aux personnes qui, calculant de bonne foi le zèle et l’activité scientifique de l’auteur d’après son âge, l’ont supposé resté inactif depuis ses précédentes candidatures. Or, l’exposé supplémentaire qui va suivre n’a d’autre but que de mieux éclairer les mal informés, et de rassurer ceux qui craindraient que l’auteur ne briguâtl’honneur de s’asseoir dans un des fauteuils de l’Académie que pour s’y reposer.
(Compte rendu de l’Académie, années 1877,1878 eti879.)
Par ces expériences et recherches, qui ont fait l’objet de trois communications successives àl’Académie des sciences, l’auteur a eu pourbut d’établir que la fièvre typhoïde est un empoisonnement général, que cet empoisonnement, d’abord localisé, est causé par des matières stercorales, non pas, comme on l’avait cru, simplement altérées, et pulrifiées dans les dépôts où elles sont accumulées, mais par les matières stereorales des typhiques eux-mêmes, lesquelles renferment, au sortir des intestins des malades, les principes typhogènes, ainsi que cela résulte des nombreuses expériences pratiquées par l’auteur sur les animaux.
Ce premier point établi, l’auteur a cherché à démontrer que toutes les altérations organiques constatées dans la fièvre typhoïde résultent, ou bien du contact direct des matières avec les portions du canal intestinal où elle s’accumulent, ou bien de leur transport par voie d’absorption, dans les diverses parties del’organisme.
On peutlediresansprésomption, cette doctrine et cette constatation
ont exercé la plus grande influence sur la médecine actuelle, et sont devenues le principal point de départ des médications les plus récentes : les médications évacuantes et les antiseptiques.
B. Recherches sur le pansement des plaies, par l’occlusion pneumatique.
(Communiquées il l'Académie de médecine, dans ses séances des 28 mars,
16 et 23 avril 1878.)
Ces recherches, présentées à l’occasion de la discussion sur le pansement des plaies à la suite des grandes opérations et des blessures graves, ont eu pour objet de démontrer, par des faits observés pendant le siège deParis, que l'occlusion pneumatiquea, comme résultat principal, la propriété de prévenir la résorption purulente, de hâter la guérison des blessés, et de diminuer considérablemeut la proportion des décès.
Le résultat le plus important de l’emploi de l’ocelusion pneumatique dans le pansementdes plaies articulaires a été de prouver que, contrairement à l’opinion émise par A. Sédillot, dans une communication à l’Académie, au début du siège, il est possible de soustraire les blessés do cette catégorie à l’amputation, dont le célèbre chirurgien avait posé la nécessité en principe, et fait une loi; qu’il est possible, au contraire, de les guérir en conservant leurs membres.
L’auteur de la méthode de l’occlusion pneumatiquea donné dans son nouveau travail la liste nominale, avec leur numéro matricule, de tout les blessés ayant offert des lésions des articulations, et qui ont été traités par sa méthode dans les trois ambulances confiées à ses soins. Or, tous [les malades de cette catégorie, moins un, au nombre de 20, ont guéri en conservant leurs membres.
Contenant cinq communications faites à l’Académie de Médecine.
Cette étude, présentée à l’occasion de la discussion sur l’infection purulente, a eu pour but de démontrer que l’intoxication purulente offre une série de formes et de degrés mal déterminés jusque-là, lesquels, réunis en un seul faisceau et classés méthodiquement
i permettent plus d’en méconnaître la même origine. 11 a appelé l’atntion des chirurgiens sur la période d’imminence prodromique de l’intoxication généralisée. C’est une nouvelle application de ses idées sur la série étiologique des agents morbides, et sur les formes ébauchées de la période prodromique des maladies infectieuses et viru-
(Bull. de l’Académie de médecine 1882 et 1883.)
Le but principal de ces considérations a été démontrer que l’inoculation préventive ne reproduit pas absolument la maladie spontanée, et qu’elle a d’ailleurs le grave inconvénient de contribuer, par la multiplication des germes morbides, à la propagation de la maladie qu’elle a l’intention de prévenir.
A l’occasion de cette discussion, l’auteur s’est efforcé de montrer la véritable signification et le véritable rôle de l’expérimentation comme méthode scientifique comparée à l’observation et à l’expérience, dans la recherche des causes des maladies.
(Un volume grand in-8» de 800 pages avec 100 gravures dans le texte, et un atlas de 28 planches, in-4», gravées sur acier. Paris 1882.)
Cet ouvrage, fruit de 40 années de recherches, est la réunion et la mise en œuvre de tous les travaux de l’auteur sur la grande question des monstres et des difformités congénitales. Commencé, en 1830, à l’occasion du concours du grand prix de chirurgie, ainsi qu’on l’a vu, par ses différentes communications sur la matière, rappelées dans
vrage développé qu’il a donné en dernier lieu est un exposé complet des faits dans leurs moindres détails: ce sont en quelque façon les prémisses cliniques et historiques de sa doctrine.
Il nous paraît utile d’ajouter que cette publication, accompagnée de nombreuses gravures dans le texte et d’un atlas de 28 planches gravées sur acier, est faite par l’auteur lui-même et à ses frais.
On se borne à rappeler d’autres travaux d’un intérêt secondaire, également publiés depuis la dernière candidature de l’auteur ; de ce nombre
1° Une nouvelle méthode de traitement abortif de l'anthrax, communiquée à l’Académie dé médecine (1880).
2° Une nouvelle méthode de traitement de l’albugo, opacités cicatricielles de la cornée, par l’emploi d’une solution ammoniacale au 20“* degré, également communiquée à l’Académie de médecine (1881).
3“ Une note sur le traitement des plaies par armes d feu en séton, lue à l’Académie des sciences (1883).
4° Une communication à l’Académie de médecine sur les formes ébauchées, etla période prodromique de la fleure typhoïde, à l’occasion de la dernière épidémie (1883).