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I, — ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE

(Résumé imprimé de l’ouvrage sur les difformités du système osseux, envoyé à l’Académie des sciences, pour le concours du grand prix de chirurgie en 1836, par Jules Guérin. In-8, 1836, page 224.)

Dans ces recherches, qui font partie du grand ouvrage couronné en 1837 par l’Académie, l’auteur a signalé entre la septième cervicale et la première dorsale, entre la onzième et la douzième dorsale, entre la dernière lombaire etlesacrum, des dispositions articulaires entièrement méconnues jusqu’alors, dispositions qui président aux mouvements de flexion latérale de la colonne, et offrent à ce point de vue la plus grande analogie avec celles qu’on rencontre d’uno manière générale chez les

ophidiens. Partant de ces données anatomiques l’auteur a montré que les mouvements latéraux de la colonne, considérés jusqu’alors comme des mouvements de totalité répartis entre toutes les vertèbres d’une manière à peu près égale et uniforme, ont trois centres principaux: à la base du cou, à la base du dos et à la base des lombes, servis dans chacun de ces centres par des dispositions articulaires appropriées, lesquelles sont appuyées dans ces trois points sur une portion de colonne plus spécialement rigide : d’où des mouvements de totalité et des mouvements de localité.

(Comptes rendus, année 1839, t. VIII, p. 483; Gazette médicale, p. 369. Huitième Mémoire sur les difformités du système osseux, 1839).

Jusqu’alors les muscles propres de l’épine, décrits et déterminés d’une manière différente par chaque auteur, avaient donné lieu à une confusion générale. Par suite d’une étude plus approfondie des mouvements de la colonne, tels qu’ils sont iudiqués dans le travail précédent, l’auteur a ramené à deux systèmes généraux les nombreux muscles de l’épine: un système ascendant et un système descendant; l’un et l’autre comprenant trois muscles principaux, lesquels se divisent, se distribuent et fonctionnent d’une manière analogue. Les muscles du système descendant partent de la tête et se rendent à l’épine et aux côtes : le sacrolombaire, le long dorsal et le spinal. Ces deux systèmes vont à la rencontre l’un de l’autre, s’entre-croisant dans leur marche et formant un lacis inexplicable, que la seule vue anatomique, privée de la détermination physiologique, n’avait pu débrouiller jusqu’alors. L’auteur a montré dans cette nouvelle détermination des articulations et des moteurs de l’épine, la cause de la forme et du siège spécial de certaines déviations de la colonne.

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