ET LA TUBERCULOSE DES MÉNINGES
Sous ce titre, nous groupons une série de recherches, anatomiques et cliniques, que l’on peut résumer ainsi :
1" Fréquence des lésions radiculaires chez les tuberculeux, vraisemblablemertl en rapport avec des poussées de méningite atténuée.
2" Fréquence des scléroses méningées corticales traduisant sans doute aussi des irritations légères successives; existence même de tubercules cicatrisés, signature de l’infection.
3“ Fréquence, au point de vue clinique, des manifes tâtions névraX-
4“ Fréquence comparable des syndromes cliniques d’irritation méningée diffuse, à symptomatologie atténuée, véritables « états méningés » bénins.
Tous ces faits anatomiques et cliniques s’unissent pour démontrer l’existence, chez les tuberculeux, d’infections méningées, à bacilles de Koch, passagères, atténuées et curables.
Mais en même temps ils posent le problème de la sensibilisation ou de l’immunisation locale méningée par les atteintes antérieures.
1. — 11 est fréquent de rencontrer à l’autopsie des tuberculeux, des lésions radiculaires cicatricielles, sous formes de nodules fibreux dissociant les faisceaux nerveux des racines postérieures, assez sou- \ent même de formations kystiques, parfois volumineuses.
Elles sont presque toujours localisées à la queue de cheval, mais nous avons aussi rencontré des lésions kystiques sur les racines
Dans quelques cas, ces lésions kystiques, se généralisent à presque tous les ganglions, et l’on pourrait presque parler de maladie kystique radiculo-ganglionnaire.
sas se distinguent surtout par le signes prémonitoires d’invasion î aggravation subite qui traduit i; de môme pendant l’évolution, nfection méningée, tels que l’oblirantes, les paralysies oculaires, lutent aux contractures qui caracméningôes.
baire a une grande importance.
> dans l’hémorrhagie simple, les e en très petit nombre, inférieur-
ules blancs où dominent le plus
ces hémorragies pouvaient, dans ocessus différents : L’hémorrha- 5 artériole atteinte par le proces- -ois, en effet, dans certaines mésuleuse, consécutives à l’envahis- ! artérielles. Plus souvent, il s’agit !S péricapillaires en rapport avec if méningé.
LES POLTNÈVEITES TUBERCULEUSES BT LEURS RAPPORTS AVEC LES LÉSIONS RADICULO-MÉNINGÈES
LA PACHYMÉNINGITE CEEVICALE HYPERTEOPHIQUE
pachyméningite
syphilitique,
velles adhérences, de néo-for
mailles sous-arachnoïdiennes, pachyméningite.
comblement progressif des constitue, sembie-t-ii, la
3* La pachyméningite n’esl que l’exagération locale d’un processus d’infiltration et de sclérose des méninges.
En effet, si la symphyse méningée n’est ordinairement complète qu’à la région cervico-dorsale, on constate le plus souvent sur toutes les parties de Taxe cérébro-spinal, un processus général d’inflammation méningée chronique : sclérose des gaines radiculaires, épaississement de la pie-mère et de l’arachnoïde jusqu’à la queue de cheval ; souvent les méninges basilaires, parfois même les méninges corticales, participent à cette réaction.
On est donc le plus souvent en présence d’une méningite diffuse chronique, dont la tendance générale à la sclérose et à la symphyse si’est particulièrement exagérée à la région cervicale.
Or, on peut faire remarquer que la région dorsale et la région cervicale inférieure constituent, en somme, le point le plus étroit de l’enveloppe durale. Cette conformation anatomique peut, à elle seule, rendre compte de la localisation habituelle des pachÿméningites à la région cervicale. C’est au point rétréci que se produit d’abord la symphyse, et tandis, qu’au-dessous de ce point les méninges rachidiennes, isolées en quelque sorte de la grande cavité méningée, échappent au processus d’inflammation chronique, de cloisonnement et de symphyse, au contraire, au-dessus du point rétréci, la symphyse remonte progressivement, tant par suite de l’irritation chronique que par suite de l’apport incessant de leucocytes arrêtés dans leur mouvement de décantation par la barrière
La symphyse méningée remonte donc de la région dorsale vers les parties supérieures de l’axe cérébro-spinal. Elle a ainsi, dans la syphilis cérébro-spinale, une marche ascendante.
4" Dans le processus de symphyse méningée, Vinfiltration embryonnaire prédomine autour des vaisseaux et autour des
a) Autour des vaisseaux, on constate, en effet, selon l’âge de la pachyméningite, soit une couronne abondante de lymphocytes et de plasmazellen, soit un épais anneau de sclérose. Les artères, comme les veines, sont également touchées par la périvascularite, mais peut-être est-elle plus marquée autour des veines, comme dans la syphilis et la tuberculose aiguë des méninges ; cette périphlébite, plus .accentuée que la périartérite, nous à paru, dans une certaine mesure, en rapport avec la laxité et l’épaisseur plus grandes de la gaine conjonctive qui entoure normalement les veines.
Il n’existe pas seulement de la périphlébite et de la périartérite, la tunique interne est souvent touchée et l’on voit, dans certains cas, des lésions vasculaires considérables d’endophlôbite et d’endartérite pouvant aller jusqu’à l’oblitération presque complète des vais-
ciables des faisceaux pyramidaux.
Il parait probable que lorsqu’elles sont très intenses, elles ne résultent pas, à proprement parler, de la pachyméningite ellemême, mais de la myélite syphilitique concomitante. On rencontre, en effet, des dégénérescences considérables du faisceau pyramidal dans des cas où la pachyméningite est relativement peu marquée ; elles ne sont donc pas, dans ces cas, provoquées par la compression.
D’autre part, nous avons déjà insisté sur les altérations périvasculaires des artères et des veines dans la pachyméningite, et pur les lésions variables d’endartérite et d’endophlébite progressive-