V. — RÉTENTIONS PLACENTAIRES
1, — De la dilatation de l’utérus à l’aide du ballon de Ghampetier dans les cas de rétention placentaire, après l’avortement. — In Boubgogne, Thèse de Paris, 1891.
à l’aveugle, peut déterminer des hémorragies graves, en attaquant des cotylédons placentaires
importants de placenta quelle a été inhabile à entraîner.
C’est pourquoi j’ai proposé qu’avant de recourir à la curette, on dilate au préalable l’utérus dans les cas de rétention placentaire après l’avortement et j’emploie dans ce but les petits ballons incompressibles de Ghampetier de Ribes. Grâce à cette dilatation, il est possible de pénétrer dans l’utérus avec le doigt et non seulement de s’assurer de la présence du placenta, mais encore de reconnaître la place qu’il occupe. On peut alors le décoller au doigt et, si cela devient nécessaire par suite d’une adhérence trop intime des cotylédons à la paroi utérine, porter la curette au bon endroit.
se produisent et que le placenta se décolle pour ainsi dire spontanément. Il est alors expulsé derrière le ballon. C’est en tout cas ce que j’ai maintes fois observé.
On peut dire qu’on a réalisé ainsi une délivrance provoquée. Aujourd’hui cette façon de procéder, dans la rétention placentaire post-abortive, est de pratique courante.