inférieure à i
Je pense donc qu’en dehors des autres indications consacrées (sclérème, etc.), la couveuse doit être ordonnée toutes les fois que la température du nouveau-né est inférieure à la température moyenne physiologique des enfants de même poids, telle que nous l'avons fixée dans notre travail.
3. — Couveuse électrique. — Société obstétricale de France, 1910.
J’ai fait construire une couveuse à chauffage électrique qui me paraît donner une sécurité absolue. Elle est fondée sur un principe tout nouveau, que j’ai exposé à la Société Obstétricale de France.
Il est arrivé que, par suite du non fonctionnement ou du défaut de fonctionnement des régulateurs à gaz ou des interrupteurs électriques, la température dans les couveuses ait atteint des chiffres très élevés au grand dommage des enfants qui y avaient été placés. Tous ces appareils peuvent être en défaut à un moment donné.
A mon avis, ce n’est pas l’intensité du courant qui est principalement intéressante, mais bien la température à l’intérieur de la couveuse : c’est elle qui doit nous guider et ce qui importe, c’est que le courant soit interrompu quand la température y atteint un certain degré. J’ai donc fait installer par M. Gaiffe un interrupteur électrique placé dans la couveuse et qui supprime automatiquement le courant quand la couveuse arrive à 37". Le courant électrique traverse l’interrupteur, qui est à mercure, et le mercure est retenu par une masse solide, fusible à 37*. Cette température étant atteinte dans la couveuse, la masse fond, le mercure tombe et le courant cesse de passer. II n’y a plus à s’inquiéter. Tout au plus la couveuse va-t-elle se refroidir.
Ce qu'on remarque d’abord c’est un arrêt de développement, cependant léger, du membre inférieur gauche correspondant à la luxation, arrêt portant également sur la moitié gauche du bassin et même sur l’aileron sacré. A la fesse, à la cuisse et à la jambe gauches, tous les muscles ainsi que le nerf sciatique et ses branches sont plus grêles que du côté sain. Au point de vue histologique, les muscles présentent des lésions rappelant la dégénérescence de Zenker, et les nerfs sont moins nettement fasciculés. La capsule articulaire recouvre une grande étendue de la fosse iliaque externe. Sa cavité est beaucoup trop spacieuse pour loger la tête du fémur, mais elle est composée de deux parties, d’abord la cavité cotyloïde et ensuite une néo-cavité qui correspond à la fosse iliaque, toutes deux séparées par le sourcil cotyloïdien, dépourvu de bourrelet et à peine saillant. La tête du fémur, plus petite que du côté sain, aplatie, surmontant un col rudimentaire, dirigé presque horizontalement, est reliée par un très grêle ligament rond au fond de la ^vité cotyloïde peu développée et non habitée. Le cartilage en Y est aussi large
On constate donc deux faits importants en ce qui concerne la luxation congénitale : I* une cavité cotyloïde insuffisamment développée, spécialement en hauteur, 2’ une tête fémorale trop volumineuse par rapport à celte cavité. C’est ce qui résulte des chiffres suivants :
Côté sain.
Tête du fémur. ~ 11 ’ — 10
Cavité cotyloïde. hauteur 4 m/m, largeur 8 m/m.
Tête du fémur. — 9 — — 8 —
Si, pour une articulation saine, la tête fémorale a des dimensions de i à 2 m/m, moindres que celles de la cavité cotyloïde, pour notre articulation malade, au contraire, la tête du fémur présente rien que dans le sens vertical une hauteur qui est plus du double de celle de la cavité cotyloïde.
J’ai attribué l’ensemble des lésions, portant sur le membre inférieur gauche et la moitié correspondante du bassin, à iin arrêt de développement consécutif lui-même à la maladie du système nerveux central qui a produit l’hydrocéphalie. Le premier effet de cette maladie a porté sur les nerfs qui se sont incomplètement développés et d’où sont résultés les troubles trophiques des muscles et des articulations, celle de la hanche et du cou-de-pied.
Ainsi, la luxation congénitale de la hanche représenterait ici la réaction locale de l’articulation coxo-fémorale sous l’influence du trouble trophique qui a atteint le membre inférieur, de môme que le pied-bot varus équin représenterait l’effet de ce trouble trophique sur les articulations du cou-de-pied, et la dégénérescence de Zenker, son effet sur les muscles. Toutes ces lésions auraient une origine commune ; elles ne différeraient que dans leurs manifestations extérieures, qui sont naturellement en rapport avec les particularités anatomiques des organes
par le siège
PnuDHOMME, Thèse de Paris, iqii-igia.
et bien portant, la lésion était unilatérale.
ou au basiotribe, et pour lesquels auce cernent de putréfaction- Or, chez nomb
i est moindre la résistance opposée à l'entrée de l’air. Une fois même j’ai trouvé, t, quelques minutes après son extraction, les poumons d’un enfant mort in utero uparavant, ceux-ci tellement remplis d’air que plongés séparément dans l’eau ils Ces faits présentent un certain intérêt au point de vue médico-légal.
les distendant, les cavités ventriculaires droite et gauche de l’encéphale et dilacéré le tissu nerveux à l’entour. Cette hémorragie s’était également révélée par une hémiplégie faciale complète, des convulsions et des contractures, et la mort esUurvenuo au cinquième jour, la maladie ne s’étant révélée que le quatrième jour après la naissance.
Chez un troisième enfant, né comme les deux autres spontanément et assez vite, d’une femme ayant un bassin rétréci, les mêmes symptômes se manifestèrent, y compris la paralysie faciale complète, mais ils furent observés dès îa nmsance.
Nous avions alors non seulement porté le diagnostic d’hémorragie întra-cranienne, mais encore précisé davantage et parlé d’hémorragie ventriculaire, en nous appuyant sur l’intensité ainsi que sur la généralisation des mouvements convulsifs, sur la rapidité et la gravité de l’évolution terminée par la mort. Et nous localisions l'hématome ventriculaire à droite, en raison de l’existence d’une paralysie faciale gauche qui nous a paru être d’origine centrale et non périphérique. Mais l’autopsie fut pour nous une déception, car ni les coupes du cerveau, ni celles de la moelle épinière, ne nous montrèrent de foyer hémorragique; il n’y en avait pas davantage au niveau des méninges, qui étaient seulement congestionnées. Ce ne fut cependant pas une
à des hémorragies méningées, je n’ai guère rencontré dans ces cas d’hémorragies à proprement parler, mais seulement des suffusions sanguines à la face interne de la dure-mère.
La différence dans l’époque d’apparition des symptômes : immédiate dans un cas, relativement tardive dans les deux autres, est intéressante à faire ressortir. Elle montre que les mêmes manifestations cliniques peuvent être dues à des causes différentes, ce que l’on sait d’ailleurs, mais aussi que les accidents nerveux qui suivent immédiatement l’expulsion ou 1 extraction de 1 enfant, sont plus souvent le fait de la compression cérébrale ou de troubles-
accidents nerveux qui se produisent quelques jours après la naissance sont l’indice d’hémorragies encéphaliques avec destruction plus ou moins étendue de la substance cérébrale.
Ces constatations anatomiques nous autorisent, croyons-nous, à dire que si les signes d’hémorragie méningée sont constatés dhs la naissance, ils pourront disparaître complètement et l’enfant recouvrer une santé parfaite, car il n’y a pas de grosse lésion matérielle de l’encéphale, et qu’au contraire, si les accidents sont tardifs, l’enfant mourra ou restera probablement et pour toujours un infirme du système nerveux, car il osï impossible d’espérer une restitutio ad integrum de cette partie de la substance cérébrale qui a été détruite par l’épanchement sanguin.
les prématurés. — En collaboration avec^ Qüiwton. — Bull, de la Soc. d’Obst., de Gynéc. et
L’efficacité des injections sous-cutanées d’eau de mer isotoniques en thérapeutique infantile a été confirmée dans ce travail par des observations se rapportant à des enfants en mauvais état et devenus alhrepsiques par entérite ou gastro-entérite et à d’autres dont l’état était absolument critique. Or, l’injection d’eau de mer sans autre thérapeutique a été suivie presque brusquement d’une amélioration considérable. Les doses employées chez les prématu-
A ces doses, l’eau de mer ne provoque pas d'œdème par rétention, ni aucun phénomène d’intolérance. Mais il est nécessaire que l'eau soit recueillie dans des conditions de stérilité et de
sis et que, pour être amenée à l’état d’isotonie, elle soit additionnée d’eau de source également stérile. Préparée autrement, elle peut provoquer des accidents.
dystocie osseuse, on a recours à l’opération césarienne ou à la symphyséotomie, de préférence au forceps difficile. Néanmoins elles s’observent encore de temps à autre; aussi n’est-il pas inutile de chercher à en perfectionner le traitement, car elles sont graves pour l'enfant. D’ailleurs les accoucheurs tendent de plus en plus à intervenir contre ces enfoncements crâniens, dans le but de parer non seulement à des accidents immédiats, mais encore à des complications ultérieures
Quelquefois un simple massage de la tête suffit à faire disparaître les enfoncements, qui se réduisent alors comme les dépressions des petites balles de celluloïd. Mais quand les dépressions sont profondes, en forme de cuiller, quand les os sont enfoncés angulairement, souvent même fracturés, les malaxations de la tête restent inefficaces. Il faut alors songer à la réduction chirurgicale de l’enfoncement et c’est à un procédé particulier de réduction chirurgicale que
Les os enfoncés ont été redressés à l’aide d’un tire-fond. Mais ce procédé est dangereux, car, après avoir perforé l’os, le lire-fond risque de blesser la dure-mère, les branches de la méningée moyenne et le cerveau. Le trépan est plus certain dans ses résultats, mais pour agir avec sécurité, il serait nécessaire de connaître exactement l'épaisseur des os à traverser, surtout au fond de la dépression où la couronne du trépan doit être appliquée, faute de quoi la dure-
procédé* Boissard attaque l’os, non pas au centre de l'enfoncement, mais à l’endroit d’une suture où il insinue une spatule au-dessous de l’os et la glisse jusqu’au fond de la dépression qui alors se réduit sans difficulté. Le défaut de ce procédé vient de ce qu’il n’est pas toujours possible de
Après de nombreuses recherches cadavériques, qui ont porté principalement sur les enfoncements des pariétaux, je pense qu’il est préférable de pénétrer au-dessous de l’os enfoncé en passant par la crête saillante qui surplombe l’enfoncement osseux, et non par l’enfoncement
osseuses engrenées ; il y aura donc plus de certitude d’obtenir le redressement si on agit sur ce point. De plus, et c’est la remarque la plus importante, la dure-mère n’est plus au contact de Vos
tout naturellement les vaisseaux méningés, de telle sorte que ni la membrane dure-mérienne, ni les vaisseaux ne risquent d'être lésés si on attaque l’os en ce point ; à plus forte raison n’y aura-t-il pas à craindre de piqûre du cerveau.
Je rapporte une observation où ce procédé a été appliqué. Il s’agissait d’un nouvean-né.
supérieure de la bosse pariétale. J’y incisai le cuir chevelu, décollai le périoste; la crête osseuse apparut tranchante et irrégulière, ce qui indiquait bien l’existence d’une fracture. Avec le simple bistouri, je grattai et coupai l’os dans sa partie la plus saillante et y creusai ainsi un orifice osseux suffisant pour le passage d’une sonde cannelée qui, insinuée sous le pariétal du côté de l’enfoncement, réduisit celui-ci très aisément. Je me rendis compte que si la réduction avait dû nécessiter l’emploi d’une certaine force, la sonde cannelée eût trouvé un point d’appui solide sur la partie épaisse et non enfoncée de l’os. Les accidents syncopaux disparurent rapidement après la réduction. L’enfant guérit très bien, c’est aujourd’hui un homme. On ne retrouve pas trace du traumatisme subi par le pariétal, qui semble s’être ossifié sur toute son étendue.
J’ai eu trois fois, depuis lors, l’occasion d’employer ce procédé pour des enfoncements des pariétaux et ce fut avec pleine réussite.
7. - Céphalématome ossifié. — Soc. d'Obst. et de Gynéc., 1919.
Kn général le céphalématome disparaît en quelques semaines sans laisser de traces. Il n’en fut pas de même chez un enfant qui, atteint de céphalématome du pariétal peu après la naissance, présentait à l'âge de 4 mois sur la moitié postérieure du même pariétal une tumeur solide, formant une sorte de casque au-dessus de l’os et qu’on ne pouvait attribuer à aucune autre origine que le céphalématome : il s agissait donc d’un céphalématome ossifié. La radiographie confirma le diagnostic.
Deux conditions me paraissent devoir être réunies pour qu’un céphalématome s’ossifie. En premier lieu une résorption trop lente du sang, ce qui maintient longtemps le périoste à distance du pariétal ; si alors — et c’est la seconde condition — ce périoste a entraîné avec lui en se décollant une couche ostéogénique importante et dont l’ossification se fait prématurément,
pariétal. Il constituera donc au-dessus de cet os un second os qui semblera s’en détacher comme si le pariétal s’était dédoublé.
8. - Phlegmon thoraco-abdominal disséquant chez un nouveau-né.
Revue pratique d’Obstétrique et de Pédiatrie, juin 1908.
J’ai observé un nouveau-né qui, à la suite d’un phlegmon de la paroi thoracique et d’un sphacèle assez important de la peau, présenta un décollement énorme des téguments allant de la partie supérieure du sternum au voisinage de l’ombilic et s’arrêtant latéralement aux deux lignes axillaires. Suppuration extrêmement abondante. La rétraction de la peau mit à nu une
apparaissaient comme disséqués au bistouri. Contre toute espérance, l’enfant guérit et à trois mois il ne présentait plus qu’une cicatrice étoilée adhérente au sternum. Il est rare qu’il y ait guérison à la suite de lésions aussi étendues.
de phlegmon, soit au thorax, soit à l’abdomen et sur Vétendue extraordinaire qu'atteint très souvent le décollement. J’insiste aussi sur la facilité avec laquelle les téguments se gangrènent, laissant à nu des territoires énormes.
Ordinairement, les phlegmons thoraciques ont pour point de déi>art une mammile et les phlegmons abdominaux, une inflammation ombilicale ; mais chez cet enfant ni les seins ni l’ombilic n’étaient le siège d’une inflammation. Le point d’entrée de l’infection a donc été simplement la peau du thorax et l’infection a été causée elle-même, selon la règle pour ces cas, par le staphylocoque.