PATHOLOGIE MÉDICALE ET CHIRURGICALE
1. — Allongement hypertrophique du col utérin. Sa pathogénie. — En collaboralion avec PiLUBT. — Annales de Gynécologie, mai 1896, p. 385.
L’allongement hypertrophique de la portion cervicale de l’utérus, sur lequel on a tant écrit depuis Aran et Huguier, nous a paru susceptible d’étre étudié à nouveau avec intérêt sur
Le plus souvent, les cols gros et hvperlrophies paraissent être la conséquence d’une infection provenant soit du vagin, soit d’une plaie du col lui-même, la lacération d'Emmet, par exemple. Ils présentent une série de lésions portant sur la muqueuse et le tissu propre du col, lésions purement inflammatoires et qui expliquent l’augmentation du tissu fîbro-muqueux du
inflammatoire, d’où résulte l’augmentation de volume de l’organe.
Or, nous avons retrouvé, dans la pièce d’allongement hypertrophique du col utérin qui fait l’objet de cette étude, toutes les lésions du col ulcéré et infecté qu’on observe dans les hypertrophies moins prononcées du col. L’état des glandes, celui des vaisseaux surtout, monde l’hypertrophie du col.
Ces constatations nous autorisent à penser que l’allongement hypertrophique du col de l’utérus n’est pas une affection spéciale, mais simplement un type particulier de métrite cervicale de l’utérus, consécutive à l’infection de la muqueuse et des tissus profonds du col.
2.— Traitement du prolapsus utérin. — Bull de la Société obstétricale de France, 1911.
J’ai envisagé successivement le traitement préventif, le traitement médical et le traitement chirurgical.
I. Traitement préventif. ~ J’ai insisté particulièrement sur un traitement préventif qui doit être mis en œuvre pendant l’accouchement et les suites de couches.
a. — Pendant la période de dilatation, il n'y a rien de spécial k faire, car le col se dilate in situ et quand il est dilaté, la tête le traverse sans en modifier la situation, mais il est certaines femmes qui font des efforts expulsîfs avant que la dilatation ne soit complète. Dans ce cas la tête du fœtus refoule au-devant d’elle le cpl utérin qui est étiré et abaissé. 11 peut môme apparaître à la vulve, au grand préjudice de ses moyens de suspension qui sont alors fortément tiraillés, exposés à se rompre et en tout cas soumis à une traction qui devrait être évitée. Il est donc indispensable que l’accoucheur s'oppose à ce que les femmes fassent des efforts expulsifs
du vagin avec leurs aponévroses de soutien et avec le pelvis son môme déchirées, conditions favorables à la production de la cysto éviter cet inconvénient je repousse cette tumeur vers le haut et j
et de la colpocèle. Pour naintiens la réduction.
Mais c’est surtout pendant les accouchements artificiels que ces complications risquent de se produire, principalement si on intervient avant que l’orifice ne soit complètement dilaté. C’est ce qui explique que les prolapsus génitaux s’observent plus fréquemment chez les femmes qui ont eu des accouchements terminés artificiellement.
Tous les efforts de l’accoucheur tendent aussi à éviter les déchirures périnéales et à suturer le périnée s’il s'est quand même rompu.
élasticité, il est probable que dans la station debout l'utérus, entraîné par son propre poids et petit bassin jusqu’à ce qu’il trouve un point d’appui sur le plancher périnéal. Il entraînera lapsus sera alors constitué. Très souvent, en même temps que l’utérus s’abaisse, son corps se
s’est jointe la rétroversion. Quand l'utérus reste en antéversion, il prend sur le pubis un point d’appui, mais n’en a pas moins tendance à glisser sur le plan incliné du pubis et à entraîner avec lui la partie antérieure du vagin et la vessie, d’où cystocèle.
deviendront insuffisants ; il en Lra de môme du plancher périnéal, qui cédem lui fussi aux efforts abdominaux et se laissera déprimer d’une manière qui pourra être définitive. Le prolapsus aura plus de chances encore de se produire chez les femmes prédisposées par l’arthritisme ou chez
expérience, je reste donc fidèle au lever tardif des accouchées, et je considère que ce lever tardif
2. Thaitement MÉDIC.VL. — Après avoir montré l’insuffisance du traitement médical dans
tituer au vagin et à l'utérus leurs dimensions normales, leur attitude et leurs fonctions physiologiques, en ne recourant, autant que possible, qu’aux seules opérations conservatrices chez les femmes jeunes et susceptibles d’être fécondées.
prévoir des accouchements ultérieurs. 11 me paraît suffisant d’aller à la recherche des bords des releveurs dans la seule région de l'avivement périnéal sans la poursuivre au delà le long du vagin. La même réserve doit.s’appliquer à la myorraphie antérieure des releveurs.
J’expose ensuite ma technique personnelle des résections étendues du vagin. Je décolle celui-ci de bas en haut après incision transversale du périnée, et je ne sectionne le volet vaginal, résultant de ce décollement à quelque hauteur qu’il remonte, qu’après en avoir précisé et pincé les limites latérales avec des clamps destinés à la fois à faciliter l’hémostase et à assurer une résection symétrique.
J’ai procédé enfin à une étude critique des différents traitements chirurgicaux du prolapsus utérin en faisant suivre d’une appréciation personnelle la description de chaque procédé. J’ai classé en quatre groupes les méthodes de traitement, suivant que les opérations portent sur les moyens de contention de l’utérus, ses moyens de suspension, ou suivant qu’elles ont pour but le rétrécissement ou l’oblitération du vagin ou l’extirpation de l’utérus
3. — Kystes hydatiques de l’excavation pelvienne. Kyste principal développé aux
dépens de l’ovaire gauche. — Bulletins de la Société anatomique, avril 1886.
11 y avait chez cette femme, outre un grand kyste pelvien, une série de kystes moins volumineux, disséminés dans l’abdomen. Le gros kyste pelvien avait été drainé par le vagin, traitement qui, à l’époque, était parfaitement justifié.
4. - Kystes hydatiques de l’abdomen et du bassin. —BaH. de la Sociétéanat.,imllGl 1887 .
Le petit bassin était rempli de kystes hydatiques ; quant au grand épiploon, il ressemblait à un large filet, dans lequel des kystes de volume très variable étaient emprisonnés. On pratiqua la laparotomie. Tous les kystes pelviens furent extirpés et le grand épiploon réséqué. La malade guérit.
5. — Coliques hépatiques. Angiooholite et périangiocholite suppurées. Ouverture d’un abcès biliaire dans le péritoine. Péritonite généralisée. Mort. — Bulletins de la