III. — ROUGEOLE
Publiant la statistique de la rougeole de l’hôpital des Enfants- Malades en 1896, nous en avons dégagé quelques notions cliniques et enseignements thérapeutiques : comme symptômes particuliers nous avons noté la constance du liséré gingival, étudié les relations de la diarrhée avec l’évolution de la rougeole et ses complications bronchopulmonaires, confirmé la grande fréquence des adénopathies plus ou moins généralisées, que nous avons considérées comme appartenant en propre h la rougeole et non comme une complication. Nous avons montré, grâce à nos chiffres et à ceux d’autres auteurs, que l’isolement en masse de la rougeole en aggrave le pronostic, et que le seul moyen d’abaisser la mortalité relativement considérable de cette maladie soignée à l’hôpital est d’isoler les cas compliqués. Enfin nous avons apporté à la méthode des hains chauds préconisée par le professeur Renaut la contribution de nos succès dans la prévention et la cure des complications bronchopulmonaires.