PHYSIOLOGIE ET PATHOLOGIE DES REINS
affections du rein, pour découvrir l’état de la perméabilité de cet organe dans chacune d’elles,
sÉenaiTES erightioües
Pour ne pas verser dans des confusions, qui n’ont pas été toujours évitées, nous avons cru devoir délimiter le cadre des faits étudiés ici, en définissant ces.néphrites : » les néphropathies, aiguës ou chroniques, dues à des intoxications ou des infections descendantes, et ne s’accompagnant pas du développement dans le rein de lésions spécifiques (tubercule, gomme, cancer, processusconsécutifs aux sténoses vasculaires ou urétérales) j.
Nous avons rangé ces néphrites en nous basant uniquement sur leurs symptômes et leur évolution clinique, en trois'groupes répondant aux classifications que, sous des noms divers, on peut reti’ouver d’ailleurs dans toutes les descriptions classiques : a) les néphrites qui ont été désignées improprement d’un terme anatomique, les néphrites épithéliales chroniques, dites encore néphritesdiffuses, néphrites parenchymateuses; elles se caractérisent par leur symptomatologie (albuminurie, oligurie, œdèmes); et leur évolution les subdivise en deux catégories, selon que, relativement rapide, elle conduit le malade à la mort en quelques mois avec les lésions du gros rein blanc; selon que, plus lente, elle présente une transformation symptomatique qui lui assigne une seconde
b) les néphrites, dites à tort interstitielles chroniques, ou atrophiques, ou scléreuses, qui sont caractérisées par une symptomatologie entièrement différente de celle des précédentes; c) enfin, les néphrites aiguës, dont les symptômes et l’évolution diffèrent selon la gravité du processus, en général infectieux, qui les cause..
Pour les néphrites chroniques nous revenons ainsi à la conception dualiste du mal de Bright, dont nous ayons essayé d’asseoir
lions cliniques que nous résumerons plus loin (voy. p. 42), et les considérations physiologiques suivantes :
Le fonctionnement du rein est entièrement différent dans les deux formes cliniques et il y a concordance entre la conception dualiste et les données de l'exploration fonctionnelle du rein. Dans les néphrites du premier groupe, néphrites dites épithéliales chroniques, la perméabilité rénale présente une inodalité très particu-
«t j’ai attribué à cette variété de néphrites le nom de néphrites phiocrasiques.
Dans les néphrites aiqiiés, l'état de la perméabilité rénale est variable : à peine modifiée, dans les cas légers, bénins, elle est d’autant plus diminuée qu’il s’agit de cas plus intenses, plus graves. Toutes les méthodes d’exploration s’accordent à plaider dans ce sens. Lorsque l’imperméabilité rénale est très accusée, elle ■entraîne la pleiocrasie.
dernières catégories d’afFec : septiques, tuberculose infil ration avec M. le professeur
Il comprend des signes résultant de l’entrave apportée : l)ila dépuration de l'organisme, 2) à la régulation de la tension vasculaire, 3) à la régulation de la composition du sang, — qui sont les. trois cliets de la perméabilité rénale physiologique.
Les signes d’insuffisance de la dépuration urinaire sont constitués par une série qui va depuis certains petits signes du brightisme (céphalée, troubles visuels, prurit, crampes, myosis) jusqu'à certains accidents dits urémiques (sécheresse de la langue et stomatite, dyspepsie et vomissements, diarrhée, dyspnée, désordres
(polyurie, pollakiurie, doigt mort, ciyesthésie, épistaxis), de l’hypertrophie du cœur, et du bruit de galop.
Le signe qui caractérise le trouble apporté à la régulation de la composition du sang n’est autre que l’élévation de la concentration moléculaire de cette humeur, la pleiocrasie.
Il vient s’opposer, point pour point, nu précédent :
Il n’existe pas de toxémie par rétention, puisque la dépuration urinaire n’est pas génée. Au contraire, certaines substances, que ; le rein arrête dans les conditions physiologiques, le traversent,telles que les albumines du sang.
L’augmentation delà perméabilité rénale entraîne l’hypotension artérielle, et corrélativement l’oligurie.
viscéraux, soif de ti l’insuffisance hépati
atrophies lentes du rein, réalisées par les néphrites médicales, les néphrites des urinaires, où elle se ] manière typique, l’hydronéphrose. Toutes ces afîec pagnent d'une imperméabilité rénale lente ; il noi que cette sclérose jeune du foie, qui s’y retrouve I
ment inspiré du taux de l’albuminurie, de la diminution de l'urée des urines, de la diminution de la toxicité urinaire, du défaut d'élimination du bleu de méthylène, des formules cryoscopiques
sique. En effel, elle distingue et explique les mêmes faits, qui avaient été déjà séparés par leurs seuls symptômes cliniques.
Nous avons résumé plus haut les recherches, par lesquelles nous avons établi le dualisme physiologique qui oppose les néphrites dites épithéliales chroniques aux néphrites dites interstitielles chroniques.
Si ces formes cliniques se distinguent par une physiologie pa-
fesseur Landouzy, soutenu que la cause la plus fréquente de la néphrite épithéliale chronique est la tuberculose. N’attribuant b ce terme qu’un sens clinique, nous ne disirayons pas des faits qu’il désigne le rein amyloïde dont quelques auteurs font une classe b part, qui absorbe même entièrement, d’après Brault, les faits imputés b tort b la néphrite épithéliale. En réalité, il existe des néphrites épithéliales sans amylose, et il n’existe pas de reins amyloïdes sans lésions épilhéliales ; l’amylose n’est qu’une lésion contingente et inconstante parmi celles que provoque la tuberculose au niveau du rein, et elle ne se traduit par aucun signe caractéristique dans le cortège symptomatique dù b l’ensemble de ces altérations, et qui est celui des néphrites méiocrasiques.
Nos recherches nous paraissent établir définitivement l'existence et l’autonomie de la néphrite épithéliale chronique; déjb dégagée par les auteurs classiques dans ses symptômes et son évolution, nous l’avons fortifiée de caractères physio-pathologiques propres et d’une étiologie spéciale.
Thérapeutique chirurgicale (31).
elle des fails, nous natomiques de la
Stade des granulations.
de leur valeur pronostique. Ce sont la néphrite épithéliale chronique, qui est très grave, et évolue vers la mort en quelques
qu’on était en droit de supposer qu’elles auraient survécu à. la disparition de leur cause et se seraient développées, car des expériences ont montré que les obstructions temporaires de Turetère déterminent des hydronéphoses à évolution lente (Albarran, Navarre). En outre, la boue uratique peut se concréter en calculs qui persistent dans les voies urinaires, maintenant une cause do dilatation urétérale. Enfin, l’hydronéphrose initiale peut déterminer des coudures urétérales qui favorisent le développement ultérieur de la lésion.
Pour toutes ces raisons, j’ai pensé que ces hydronéphroses, que j’ai observées à leur début dans la première enfance, peuvent continuer leur évolution et se présenter chez l’adulte au chirurgien, soit sous forme d’hydronéphrose, soit, après infection secondaire, sous forme de jjyonéphrose. C’est là une hypothèse que vient peut-être appuyer l’incertitude qui plaue souvent sur l’étiologie
dont nous avons pu dénoncer l’origine alimentaire. Ces résultats démontrent la présence dans les urines des éléments du chyle et du sang, ce qui justifie le nom de cette affection.