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LE PNEUMOTHORAX SPONTANÉ DES TUBERCULEUX

Le pneumothorax des tuberculeux. Presse Médicale, 15 mars 1915. L’origine des épanchements pleuraux consécutifs au pneumothorax chez les tuberculeux (pneumothorax naturel et pneumothorax artificiel) (en collab. avec Pirif). Société d'Études scientifiques sur la tuberculose, 12 février 1914; Progrès Médical, 21 mars 1911.

D’après ce que j’ai observé, le pneumothorax se produit chez 1 à 2 pour 100 #des tuberculeux au moins. C’est donc une complication très fréquenle.

Je me suis particulièrement attaché à l’étude des épanchements pleuraux consécutifs au pneumothorax : de la comparaison entre ceux qui se montrent dans le pneumothorax spontané et le pneumothorax provoqué thérapeutique, j’ai tiré un certain nombre de constatations qui démentent l’opinion d’après laquelle les épanchements séreux sont attribués au bacille de Koch, cl les épanchements purulents à une infection secondaire venue par la perforation pulmonaire,

nous avons constaté dans les pneumothorax naturels, il appert que les lésions pleurales qui provoquent les épanchements appartiennent à deux variétés différentes : la première relève d’une pachypleurite fibreuse, pauvre en follicules, qui ne jette guère dé bacilles dans le liquide, facilite'la cicatrisation de la perforation, cl ne favorise pas les récidives. Dans la seconde variété les lésions sont toutes différentes : la plèvre épaissie est capitonnée par des masses caséeuses qui se fondent dans la cavité pleurale, y entraînant des bacilles on quantité: celte fonlc des gros lubercules caséeux pleuraux amène facilement des perforations pulmo-

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