‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 5 sur 25 · SERVICE MÉDICAL DES RAPATRIEMENTS CIVILS · texte numérisé non relu

SERVICE MÉDICAL DES RAPATRIEMENTS CIVILS

1° La prophylaxie générale des maladies transmissibles par les parasites animaux, et comprenant la désinfection et la désinsectisation des sujets parasités et de leurs vêtements, ainsi que le traitement des malades ;

2“ Le triage et l’isolement des sujets (particulièrement des enfants) atteints ou suspects de maladies contagieuses, ainsi que leur hospitalisation lorsqu’il y a lieu ;

5° Le triage des sujets atteints ou suspects de tuberculose pulmonaire, ganglionnaire ou osseuse, ainsi que leur traitement et leur isolement ultérieurs dans des formations appropriées ;

4° La surveillant* hygiénique des logements des rapatriés dans les hôtels, h Évian et dans la région, pratiquée grâce au concours d’infirmières-visiteuses ;

5° La récolte de renseignements sur la situation sanitaire des régions envahies.

La multiplicité et la complexité de ces actes a entraîné une organisation qui, — devant s’appliquer à des enfants, à des hommes, à des femmes, à des vieillards, à des sujets représentant les états pathologiques les plus variés et mêlés à d’autres qui étaient normaux et appartenaient souvent à la même famille, — s’est développée non seulement à Évian, mais en plusieurs régions à l’intérieur du territoire.

Les convois amenaient 1300 individus par jour.

Une série d’hôpitaux ont été ouverts dans des locaux variés pour les affections parasitaires, pour les enfants atteints de maladies aiguës, pour ceux atteints de maladies subaiguës ou chroniques, pour les sujets frappés de tuberculose chirurgicale, pour les cas chirurgicaux, pour les adultes ou vieillards atteints d’affections chroniques, pour les aliénés. Ce sont surtout les tuberculeux qui ont retenu

Pour eux l’économie du système résidait essentiellement dans un triage rigoureux et méthodique à l’arrivée, triage dont la continuité était assurée par l’exis-

sanitaire, véritables sanatoriums qui, bien qu’improvisés, réalisaient les condi-

Parmi les formations ouvertes pour les malades, les plus intéressantes furent celles qui constituaient un centre sanatorial de petile altitude, où nous avons pu réunir femmes et enfants, isolant ceux-ci de leurs mères, tout en ne les éloignant pas les uns des autres, séparant aussi les enfants malades des enfants sains, soignant les premiers, offrant à ceux-ci des écoles de plein air ou ils reprenaient force et vigueur.

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