‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 10 sur 32 · De la taille et de la lithotritie en Angleterre · texte numérisé non relu

De la taille et de la lithotritie en Angleterre

(Gazette hebdomadaire, 1863, p. 862 ; 1864, p. 30.)

Examen critique des procédés opératoires employés et des résultats statistiques fournis par l’opération de la taille dans les principaux hôpitaux d’Angleterre.

2î. — De la chromidrose ou chromocrinie .

{Gazette hebdomadaire, 1861, p. 365 ; 1864, p. 113.)

En 1861, l’Académie de médecine avait discuté le mémoire par lequel M. Leroy de Méricourt appelait l’attention sur une maladie nouvelle caractérisée par la coloration bleue delà paupière inférieure. Nous avions étudié à cette époque, avec MM. Yulpian etDechambre, les moyens que les malades pouvaient employer pour simuler une maladie que l’on était tenté de regarder comme une supercherie.L’observation si concluante de Teevan, inconnue en France, et que nous avions pu lire dans le Dublin quarterly Journal, m’avait fait penser que les faits rapportés par M. de Méricourt étaient scientifiquement observés, réels, et c’est ce que j’ai cherché à prouver par 1 analyse et la critique des vingt-deux observations existant dans la science, en dehors des cas observés par M. Leroy de Méricourt lui-même.

22. — D’une erreur à laquelle peut donner lieu l’hypospadias.

(Gazette hebdomadaire, 1864, p. 593.)

Dans quelques cas d’hypospadias, l’ouverture de l’urèthre se trouve placée à la base du frein, et cette situation anormale, coïncidant avec l’existence d’un méat bien dessiné comme d’ordinaire au sommet du gland, mais imperforé, peut laisser croire à une imperforation qui n'existe pas. Un fait, observé à l’hôpital Saint-Antoine, m’avait montré que cette erreur peut être facilement commise. J’ai cru devoir attirer l’attention sur ce point à la suite de la publication d’un fait intitulé : ktrésie de lurèthre chez un nouveau-nè; perforation de la verge dans toute sa longueur pour ïétablissement du canal; succès complet Or, l’examen attentif de l’observation me prouva que l’erreur avait cette fois été complètement commise, et l’opération si brillante se bornait à une perforation d’une partie du gland, le chirurgien ayant eu le bonheur de rencontrer le canal normal, qui s’ouvrait, par un orifice qui avait été méconnu, à la base du frein.

23. — Des vices de conformation de l’utérus et du vagin et des moyens d’y remédier.

(Thèse de concours pour l’agrégation, 1863.)

Le sort me donna, ou plutôt m’imposa, l’étude de cette difficile question à une époque où aucun travail analogue n’avait été publié en France, et il n’en existait pas davantage à l’étranger, sauf celui deKussmaul, ayant trait seulement aux vices de conformation de l’utérus. De nombreuses recherches bibliographiques m’ont cependant permis de rassembler un grand nombre d’observations éparses dans les auteurs et les recueils scientifiques de tous les pays, et de tracer l’histoire des vices de conformation de l’utérus et du vagin, en prenant pour point de départ l’embryogénie, et montrer pour chacun d’eux par quel mécanisme ils résultent de l’arrêt de développement de telle ou telle partie.

La partie de ce mémoire consacrée à l’hermaphrodisme et à la patho-

génie des malformations est celle à laquelle j’attache le plus d’importance. Les idées émises par Coste en 1839, acceptées jusqu’alors en France presque sans changements et peut-être sans un contrôle suffisant, ne pouvaient donner une explication satisfaisante du mode de production de l’hermaphrodisme interne. Les recherches ultérieures de Kobelt, Raathke, Farre, Bischoff et Leuckart, avaient amené ces anatomo-physiologistes à des résultats opposés aux théories de Coste. Amené ainsi à examiner les dessins faisant partie de la collection du Collège de France, je trouvai avec étonnement sur ces pièces mêmes la confirmation des idées allemandes et de la théorie que j’avais cru pouvoir en déduire, quant au mode de production de l’hermaphrodisme. Après avoir rapporté et discuté les observations, j’ai montré que s’il n’existe aucun exemple d’hermaphrodisme fécond, on ne saurait nier aujourd’hui l’existence de l’hermaphrodisme vrai, du moins au point de vue anatomique, et je crois avoir montré que ce vice de conformation, si étrange en apparence, s’explique facilement par la déviation de l’évolution de certaines parties du corps de Wolff, qui s’atrophient chez l’homme et se développent chez la femme, tandis que l’on admettait en France que les mêmes organes primordiaux pouvaient devenir indifféremment organes mâles ou organes femelles.

2 fi. — De Yiridectomie dans le traitement du glaucome.

{Gazette hebdomadaire , 1864, p. 625.)

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