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Des accidents dus au chloroforme

(Bulletin de la Société de chirurgie, 1866, p. 276.)

J’ai cherché à montrer, par l’étude de trois cents cas de mort par le chloroforme publiés en France et en Angleterre, que les anesthésiques amènent l’insensibilité de la même façon que les asphyxiants, mais que la mort a été très-exceptionnellement le résultat d’une asphyxie, et seulement lorsque le chloroforme avait été donné d’une façon imprudente ou inintelligente. La mort paraît être causée par une syncope qui saisit le malade, alors que la dépression causée par l’anesthésie a diminué sa puissance réactionnelle. Il faut donc employer la galvanisation dans ces circonstances ; et comme le retentissement, sur l’économie, de la douleur causée par l’opération existe (bien que le malade n’en garde pas le souvenir), lorsque l’anesthésie n’est pas absolue, on est plus à l’abri de la syncope en cherchant à obtenir une insensibilité absolue.

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