‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 8 sur 32 · Expériences sur iantagonisme de la belladone · texte numérisé non relu

Expériences sur iantagonisme de la belladone

et de la fève de Calabar.

{Gazette hebdomadaire, 1863, p. 593.)

Ayant pu me procurer de la fève de Calabar, je me suis livré sur moimême à quelques expériences pour rechercher son mode d’action et surtout sa puissance relative,comme antagoniste de la belladone. Après avoir, par la calabarine, amené ma pupille au maximum de resserrement, je me suis appliqué sur la conjonctive une goutte de solution d’atropine. En quelques minutes, le resserrement a fait place à une extrême dilatation ; l’action de la fève était complètement annihilée. Une heure après, nouvelle application de fève de Calabar ; aucun résultat. Il fallut, pour arriver à neutraliser l’effet de la belladone, employer, à cinq ou six reprises, de la fève de Calabar. Lorsque le resserrement eût été obtenu, il ne persista que très-peu de temps; la belladone reprit le dessus, et, malgré des applications multipliées de calabarine, quatre jours après que la goutte d’atropine avait été instillée dans l’œil, la pupille de l’œil en expérience avait repris une dimension plus grande que celle de l’autre œil.

Quant à l’action de la fève de Calabar, employée sans qu’il ait été fait usage de préparation belladonée, son action cesse environ après vingtquatre heures.

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