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ANATOMIE CHIRURGICALE ET PHYSIOLOGIE

Recherches sur l’hiatus de Farabeuf, in Testut (Anatomie descriptive) (N° 1).

L’hiatus de Farabeuf est l’interruption des fibres musculaires du diaphragme que l’on observe à droite ou à gauche des piliers de ce muscle. Nous l’avons recherché sur 49 sujets et l’avons rencontré. 33 fois; 12 fois des deux côtés;21 fois d’un côté seulement. il a la forme d’un triangle à base faférteufèfc la base ainsi que la hauteur étant en moyenne de 3 centimètres 5 à 4 centimètres.

Son bord interne s’insère sur le sommet de l’apophyse transverse de la 2e vertèbre lombaire ou sur l’extrémité interne de l’arcade du carré des lombes. Toutes les fois que l’hiatus existé, cette arcade est incomplètement développée et ne va pas jusqu’à la 12 e côte.

Son bord externe s’insère sur la 1 I e ou la 12 e côte.

Le sommet est d’ordinaire à 5 centimètres du centre phrénique.

L’hiatus répond, en avant, au rein ; en arrière, à la plèvre, et représente un point faible facilitant le passage d’une infection ou d’une collection suppurée de la plèvre à la cavité abdominale ou inversement.

Les ganglions géniens. In Revue générale. Des adénites géniennes. Gazette des Hôpitaux, 21 avril 1900 .

Ces ganglions avaient déjà été vus par Mascagni et représentés sur la planche 26 de Son Atlas. Boyer, dans son Traité d’Anatomie, Bourgery et Jacob, dans leur Atlas, les mentionnent également. I

Ces ganglions forment deux groupes principaux.

Le premier ou groupe maxillaire (1) est formé par deux ganglions situés à la face externe du maxiM Iaire inférieur, entre l’artère et la veine faciale; un ou deux ganglions, plus bas placés, font la liaison entre les précédents et les ganglions sous-maxillaires. En haut, ils arrivent plus ou moins en contact avec le groupe suivant, ou groupe génien proprement dit.

Le groupe génien est formé de trois amas différents.

Le premier, ou buccinateur (2), est placé sur la face externe de ce muscle ; certains ganglions soht situés en avant de la veine faciale ; d’autres en arrière, autour du canal de Sténon. Ces derniers, au non> bre de deux comme les précédents, ne doivent pas être confondus avec de petits lobules glandulaires aberrants que l’on peut observer également au point où le canal de Sténon perfore le muscle buccinateur. A côté de ces ganglions superficiels, on peut trouver, sous l’aponévrose du muscle buccinateuf, des ganglions plus profonds qui ont été signalés par Debierre et niés par Princeteau.

Synoviales et gaines tendineuses du pied (In Thèse Oonot, Lyon, 1901-1902, De l’amputation et

de la désarticulation des métatarsiens dans les ostéites tuberculeuses) (N° 3).

Nos études ont porté sur les gaines suivantes:

Gaine de l’extenseur commun des orteils. Recouverte en haut par la face profonde du ligament annulaire, elle se termine au niveau dé l’articulation du scaphoïde avec le 3« cunéiforme; elle est séparée de la gaine suivante par un espace triangulaire à base inférieure.

Gaine de l’extenseur propre du gros orteil. Située entre la précédente et la gaine du jambier antérieur, elle dépasse peu le bord supérieur du ligament annulaire et descend en bas jusqu’à 3 centimètres de l’articulation métatarso-phalangienne. Elle recouvre en partie la pédieuse dans sa portion supérieure.

Gaine du jambier antérieur. Logée entre la gaine précédente et le tibia, elle se termine en bas au niveau de l’articulation astragalo-scàphoïdienne. L’articulation métatarso-cunéenne, voisine de l’insertion du tendon, envoie un petit cul-de-sac synovial qui remonte le long de ce tendon et peut aller s’ouvrir dans la synoviale tendineuse.

Gaine du jambier postérieur. Elle occupe la coulisse fibreuse du bord postérieur de la malléole interne, commence à la base de la malléole interne et finit vers l’insertion du tendon à la tubérosité du scaphoïde.

Gaine''du long fléchisseur des orteils. Serrée contre la précédente dont la sépare une cloison aponévrotique, elle se termine à 1 centimètre au-devant de l’articulation du scaphoïde avec le 1 er cunéiforme.

Gaine du long fléchisseur du gros orteil. Elle commence à la naissance du tendon et se porte dans la voûte calcanéenne au-dessus et en dedans de la précédente qu’elle croise à angle aigu.

Gaines phalangiennes. Elles sont toujours indépendantes des précédentes et vont de l’insertion du' tendon aux articulations métatarso-phalangiennes.

Gaine des péroniers latéraux. Commune en haut sur une longueur de 2 centimètres, elle se bifurque en deux parties; l’une accompagne le court péronier latéral jusqu’à 2 centimètres de son insertion osseuse ; l’autre, le long péronier latéral jusqu’à son os sésamoide.

Ces rapports avec les os et les articulations facilitent et expliquent la diffusion aux gaines synovia-! les des suppurations osseuses ou ostéo-articulaires.

Les hernies spontanées du repli semi-lunaire de Spiegel. Etude anatomique (in Revue de Chirurgie, 10 avril 1907) (N°4).

Pour préciser l’étude de cette région, nous avons, grâce à la bienveillance de M. le professeur Ancel, fait des recherches sur dix sujets. En étudiant comment sont disposés les orifices aponévrotiques, par lesquels les branches des vaisseaux épigastriques se dégagent de la profondeur, nous avons pu isoler deux types différents.

. P* us souvent, l’artère se porte transversalement en dedans, se place derrière le muscle grand droit et remonte en suivant le milieu de sa face postérieure ; les branches qu’elle émet traversent le corps musculaire pour gagner les plans superficiels.

glas, va donc perforer l’aponévrose, en particulier la ligne de Spiegel, en créant un orifice qui a ordinairement 4 millimètres de diamètre ; il se trouve sur une ligne reliant l’ombilic à l’épine iliaque artéro-supérieure, le long du bord externe du grand droit, c’est-à-dire au siège des hernies de Spiegel.

Innervation du segment inférieur de l’uretère. (In Urétérites pelviennes chroniques douloureuses. Journal d'Urologie, 1923) (N° 5).

L’innervation de l’uretère a été longtemps méconnue et rattachée en haut, au plexus rénal ; plus bas, aux plexus péri-spermatiques. Des travaux plus récents l’ont mise en lumière, en particulier ceux de Latarjet et Bonnet. Nos recherches n’ont fait que les confirmer.

Chez l’homme, au moment où l’uretère franchit le détroit supérieur, il reçoit du nerf hypogastrique

le nerf urétéral principal qui s’anastomose en bas avec des rameaux urétéraux nés du ganglion hypogastrique lui-même: nerf urétéro-vésical externe venu de l’angle antéro-supérieur du ganglion hypogastri-. | que, et croisant le côté externe de l’uretère ; nerf urétéro-vésical interne, venu de la face interne du gan- 1 glion. Ces deux filets sont réunis par une anastomose pré-urétérale, dont les branches remontent sur le côté du réservoir vésical. Du nerf urétéro-vésical externe partent en outre des filets qui remontent le long dé l’uretère, quelques-uns allant s’anastomoser avec le nerf urétéral principal.

A signaler en outre quelques branches accessoires, comme . . celles qui viennent du nerf du canal déférent.

Chez la femme, le ganglion hypogastrique fournit également JjL, le nerf urétéral principal ; du bord antérieur du ganglion hypogaStrique se détachent les nerfs vagino-vésicaux, qui fournissent deux ou trois filets pour l’uretère inférieur ils reproduisent le type nerf

(En collaboration avec M le professeur Latarjet). Société de Chirurgie, 30 avril 1914 (N» 6).

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