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URÈTRE

Des différentes indications que peut remplir la mobilisation périnéale de l’urètre et de l’extrémité inférieure de la vessie. Journal d'Urologie, août 1920 (N» 182).

La chirurgie de l’urètre profond, de la prostate, du segment inférieur de la vessie est difficile parce que très vite le chirurgien travaille au fond d’un puits. De là, les recherches du professeur Rochet en vue de supprimer cette fixité des organes profonds en désinsérant l’aponévrose périnéale moyenne. Il est

expulsa la paroi de l’urètre sur une longueur de 12 centimètres, sous forme d’un cylindre sphacélé, et eut, en même temps, de la rétention d’urine. Il fut d’abord traité par la sonde à demeure, puis par une taille périnéale ; on lui fit ensuite une urétroplastie, suivie d’une urétrectomie.

Cette observation est le point de départ d’une étude générale des brûlures de l’urètre et de leurs méthodes de traitement. L’urétrostomie périnéale facilite les urétroplasties et peut, dans certains cas graves, être une opération définitive, parce qu’elle représente le seul moyen d’assurer la miction.

A propos des résultats éloignés des traumatismes de l’urètre. Congrès international d’Urologie,

Cette communication se rapporte à 5 cas de résultats éloignés dans des traumatismes de l’urètre.

4 cas sont des lésions de l’urètre pelvien, dont 2 par balles. Chez un de ces blessés, après dérivation périnéale des urines, je fis une urétrorraphie circulaire ; vingt-sept mois après, le résultat était excellent. Un autre, trois ans après sa blessure, avait encore un abouchement de l’urètre au périnée. La continuité du canal fut rétablie, après dérivation périnéale de l’urine, par une urétrorraphie circulaire. Le résultat était excellent douze mois après. Mêmes résultats chez deux autres blessés, atteints de rétrécissements traumatiques de l’urètre.

Il faut, dans ce que nous avons vu, reconstituer l’urètre par une urétrorraphie circulaire, mais la dérivation temporaire est une condition essentielle de succès. Il nous a semblé qu’il valait mieux, lorsque la chose est possible, préférer la dérivation périnéale à la cystostomie.

Notre cinquième cas répond à une plaie par balle de l’urètre pénien. Dérivation de l’urine par cystostomie ; fermeture de l’urètre par un double plan de lambeaux scrotaux.

Poche congénitale de l’urètre à développement tardif. Lyon Chirurgical, mai 1913 (N° 186).

. Certaines poches annexées à l’urètre sont acquises ; ce sont des kystes par rétention développés aux dépens des glandes urétrales, des glandes de Cowper, etc. ; des hématomes enkystés ou des abcès ouverts dans l’urètre.

D’autres sont congénitales, coexistant ou non avec un hypospadias. En pareil cas, la poche, au lieu d’être recouverte de bourgeons charnus, est tapissée d’un épithélium qui a tous les caractères dé l’épithélium urétral. Dans notre cas, elle apparut tardivement, après qu’un phimosis serré eut rendu la miction difficile et mis en quelque sorte le canal en tension ; la poche, occupant la paroi inférieure du conduit, et située en avant du scrotum, à la racine de la verge, avait le volume d’une tête de foetus.

De la conduite à tenir vis-à-vis de l’urètre immédiatement après l’incision d’un abcès urineux (En collaboration avec M. le professeur Rochet). Revue clinique d’Urologie, mars 1922 (N° 187). Complication d’un rétrécissement ancien, les abcès urineüx sont dès lésions- juxta-urétrales qui, pendant longtemps, ne communiquent pas avec l’urètre, et-qui,'d’autre part, ne sont pas du tout en

rappwt avec un degré plus ou moins accentué de sténose urétrale. Si tous les chirurgiens sont d’accord pour traiter l’abcès par une incision large avec drainage au plafond, ils diffèrent d’opinion en ce qui concerne la conduite à tenir vis-à-vis de l’urètre. Les uns opèrent en deux temps: incision de l’abcès, puis traitement du rétrécissement (urétrotomie interne), Guyon, Albarran, Voillemier. Les autres conseillent l'opération en un temps: ouverture de l’abcès et urétrotomie interne (Desnos), ou externe (Jean de Smet).

Il nous a semblé que la première méthode était préférable toutes les fois que le malade pouvait uriner sans trop de difficultés, le rétrécissement étant traité d’ailleurs par l’urétrotomie interne, l’électrolyse, ou la simple dilatation. La deuxième méthode nous a paru convenir aux cas où la miction est très difficile, ; mais l’urétrotomie interne nous semble dangereuse et doit céder le pas à l’urétrotomie externe. ' A l’appui de ces théories, nous avons rapporté 21 observations.

Rétrécissement de l’urètre et lithiase urinaire. Progrès Médical, 28 juin 1913 (N° 188).

La lithiase est également une complication des rétrécissements de l’urètre, et ce travail en rapporte 9 observations qui proviennent du service du professeur Rochet. Dans 6 cas, il s’agissait de calculs vésicaux; dans 2 cas, de calculs de l’urètre ; chez un malade enfin, il y avait un calcul de la vessie et un calcul de l’urètre. Malgré la diversité apparente de localisation de ces calculs, leur pathogénie est la même: le calcul est la conséquence de l’infection et de la stagnation de l’urine, soit dans la vessie (c’est-à-dire dans une cavité naturelle), soit dans l’urètre (c’est-à-dire dans une poche qui s’est constituée en arrièred’un rétrécissement).

Le traitement des calculs vésicaux sera la lithotritie, toutes les fois que la dilatation de l’urètre aura permis le passage du lithotriteur ; l’ablation des calculs de l’urètre se fera par urétrotomie externe.

Rétrécissement grave de l’urètre pénien; urétrostomie périnéale. Société des Sciences Médicales,

19 février 1913 (N° 189).

Un malade âgé de 36 ans, avait subi à l’âge de 19 ans une urétrotomie externe pour un rétrécissement consécutif à une fièvre typhoïde (?) et fut réopéré deux ans plus tard à cause d’une récidive de sa sténose. Très mal soigné par lui-même, il dut revenir à l’hôpital une troisième fois. Le périnée était induré,’ raviné ; l’urètre antérieur oblitéré ; l’urine sortait par un petit orifice au niveau de la fesse gauche.

Dans ces conditions, on fit d’abord une cystostomie sus-pubienne, et, plus tard, une urétrostomie périnéale.

A noter l’existence d’une péricystite scléreuse et surtout d’un assez gros calcul de l’urètre prostatique.

Des destructions totales de l’urètre profond en arrière des anciens rétrécissements (En collaboration avec M. le professeur Rocket.) Congrès français de Chirurgie, octobre 1911 (N° 190).

Des altérations de l’urétre et de la prostate en arrière des rétrécissements anciens (En collaboration avec M. le docteur Lacassagne). Lyon Chirurgical, novembre 1913 (n° 191).

Les lésions que l’on observe en arrière des rétrécissements ne sont parfois que superficielles: érosions ou ulcérations épithéliales, fongosités, etc. Parfois aussi, elles sont plus graves et vont jusqu’à la destruction complète de bandes de muqueuse urétrale. Elles peuvent porter aussi sur les glandes annexées à l’urètre; ce sont alors des infections des glandes de Cowper et surtout de la prostate: prostatite catarrhale ; suppuration chronique de la glande aboutissant à son atrophie complète ; poches purulentes occupante gland. Notre article n° 191 renferme une observation et un dessin des plus démonstratifs.

La présence de ces lésions est.d'un pronostic grave. Elles expliquent les insuccès des méthodes thérapeutiques dirigées contre de tels rétrécissements; l’existence des abcès à répétition, des fistules; la. persistance d’une infection rénale progressivement aggravée. C’est dans de telles conditions qu’on pourrait peut-être recourir à l’urétrostomie périnéale pour assurer le libre écoulement de l’urine et désinfecter l’appareil urinaire.

Prolapsus étranglé de la muqueuse de l’urètre chez une femme. Société de Chirurgie, 11 novembre 1926 (No 192).

La malade en question, âgée de 60 ans, portait un prolapsus de la muqueuse urétrale formant un bourrelet de un centimètre de hauteur, œdématié, ulcéré par places, irréductible.

Il fut enlevé sous anesthésie locale, par une sorte d'opération de Whitehead.

Dans ce cas, l’examen histologique a montré des lésions en tout point comparables à des hémorroïdes étranglées. Tous les anatomistes ont signalé l’abondance des formations vasculaires dans la couche profonde du derme urétral. Que des varices se développent dans ces conditions, c’est ce que montrent notre observation, des faits rapportés par Blanc, Singer, Morestin.

Les accidents infectieux, locaux ou généraux, que l’on peut observer en pareille occurrence s’expliquent d’ailleurs mieux par des lésions de phlébite que par la simple ulcération d’une muqueuse prolabée.

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