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PAROIS DE L’ABDOMEN - TUBE DIGESTIF - PÉRITOINE

Les hernies spontanées du repli semi-lunaire de Spiegel (En collaboration avec le D. Gabourd). Revue de Chirurgie, avril 1907 (N» 81).

Nous avons eu l’occasion d’opérer deux cas de hernies spontanées qui siégeaient le long du repli semi-lunaire de Spiegel. L’une s’accompagnait d’accidents d’étranglement qui nécessitaient une intervention d’urgence, l’autre existait chez une femme atteinte de

Guinard, dans sa thèse, incriminait déjà l’infection vasculaire, partie d’un petit foyer de péritonite i développée autour des sutures. Nous avons observé un cas qui amènerait à penser que parfois les microbes i sont puisés directement dans l’estomac par les vaisseaux de la tranche de section, et qu’il y a par suite un intérêt majeur à débarrasser l’estomac, non seulement des produits septiques qui peuvent y séjourner J avant l’opération, mais surtout du sang qui s’y accumule après l’intervention et s’y mélange à des débris ' j néoplasiques effrités pendant l’acte opératoire. Chez notre opéré, cette rétention s’accompagna, dès le ’l lendemain de l’intervention, d’une température de 40° que fit tomber le lavage d’estomac ; des accidents pulmonaires bénins, d’une durée de cinq jours seulement, suivirent, et nous avons la conviction que leur j bénignité est due au lavage stomacal.

C’est là une indication nouvelle de cette manœuvre dont Poppert, Brunnig,’ Terrier ont montré pài I

Thrombose de l’artère mésentérique supérieure, simulant une tumeur abdominale (En collaboration avec le docteur Rey). Archives provinciales de Chirurgie, 1911 (N° 86).- Cette étude des formes cliniques de l’infarctus hémorragique de l’intestin a pour point de départ une observation recueillie à la clinique du professeur Rochet. Un vieux prostatique, de 67 ans, atteint d’orchite et d’abcès du périnée, fut pris brusquement d’une douleur violente dans le flanc droit et présenta dans cette région une masse du volume de deux poings. Pas de vomissements ou de nausées ; pas de météorisme; il succomba en moins de quarante-huit heures, et l’autopsie montra un infarctus de l’ar-

gueur de 40 centimètres. Il présentait deux tumeurs du volume d’une noix et trois autres plus petites. Le malade étant mort quarante-huit heures après l’intervention, l’autopsie montra sur l’intestin grêle de nombreuses petites tumeurs, du volume d’une tête d’épingle ou d’un noyau de cerise. Il y.en avait une sur le cæcum, il existait en outre une grosse tumeur du médiastin, et trois autres plus petites. Le foie renfermait trois noyaux blanchâtres. L’examen histologique montra qu’il s’agissait d’un sarcome du médiastin généralisé au foie et à l’intestin.

Volvulus gangrené du cæcum. (En collaboration avec le docteur Langeron). Société des Sciences Médicales, 11 février 1914 (N° 88).

11 s’agissait d’un homme de 40 ans atteint, depuis 5 jours, d’accidents d’occlusion intestinale, avec distension de l’abdomen sans ondes péristaltiques, la voussure étant plus accentuée au-dessus de l’ombilic et dans l’hypochondre gauche. La laparotomie fit constater, outre des lésions diffuses de péritonite, un volvulus du cæcum qui est tordu de deux tours de spire. En raison de l’état grave du malade, le cæcum est détordu, extériorisé et ouvert à l’extérieur.

Le but de cette présentation est d’appeler l’attention sur les particularités suivantes: au point de vue anatomique, le cæcum était complètement flottant. Au point de vue anatomo-pathologique, il exis-

toqt, incomplètes et qui donnent souvent un coup de fouet aux lésion?. t ... I ublicàtion de ce travail, les hasards de la clinique nous permettaient de vérifier, iir.“e ;

sière d’origine rectale. Gazette des Hôpitaux, 19 mars 1903, et Société de Médecine ; '3 (N® 91 et 92). .

ycose ano-rectale se traduisit surtout par un envahissement de la fesse et du creux - Ce cas paraissait désespéré, en raison de l’étendue considérable des lésions. Le traiteigé et des injections répétées d’iodipine en amenèrent pourtant la guérison.

u rectum.(En collaboration avec le docteur Lacassagne). Société des Sciences Midir. 1914 (N» 93).

jna d’infection puerpérale légère. L’appenc es, mais seulement des streptocoques.

Ën second lieu, il est impossible de porter le pronostic d’une appendicite qui commence, et l’absten- i tiori expose aux pires accidents.

Les faits, d’ailleurs, montrent que, sur six malades, un meurt et trois doivent être opérés ultérieure- j ment, après avoir encouru les dangers de l’expectation.

Les conclusions du dernier Congrès de Chirurgie allemand sont complètement favorables à cette ligne de conduite. La mortalité, au premier jour de 6 % atteint 12 % lé deuxième jour. Elle est de 13 , '

à 18 % dans les cas d’abcès collectés. Il est vrai qu’elle n’est que de 1 % pour les opérations à froid, mais il faut tenir compte des dangers que le malade a traversés pour arriver jusque-là.

L’appendicectomie sous-séreuse (appendicectomie de Poncet). Revue de Chirurgie, février 1907 (N° 97).

L’appendicectomie sous-séreuse fut décrite par le professeur Poncet et exécutée par lui, pour la première fois, le 24 avril 1899. Les travaux de ses élèves Delore, Piolet, Vignard, Poncin, permettent d’en établir, d’une façon précise, le manuel opératoire et les indications.

Ce procédé opératoire repose sur ce fait que, dans un appendice enflammé, il persiste toujours iiii plan de clivage entre la tunique musculaire et le revêtement séreux. Par suite, lorsqu’au cours d’une intervention, on tombe sur un appendice perdu dans des adhérences, il est inutile de chercher à décoller celles-ci, au risque de blesser les anses intestinales ou les organes voisins. Il suffit de rechercher un point où l’appéndice est libre, ou de repérer sa base en suivant les bandelettes longitudinales du cæcum. Enij ce point, on fait une incision circulaire jusqu’à la musculeuse et on décolle alors la séreuse de la musculeuse successivement sur le bout central et le bout périphérique. L’organe entier sort de cette espèce de; gaine comme une épée de son fourreau. Cette intervention ne s’accompagne d’aucune hémorragie. ' % Ce procédé opératoire est le seul qui permette d’enlever impunément un appendice au cours d’une appendicectomie à chaud. A froid, il atténue dans une proportion considérable les aléas, les dangers possibles de i’ablation de l’appendice. Aussi est-il devenu déjà, pour nombre de chirurgiens, un procédé

Actinomycose appendiculaire. — Actinomycome isolé de la paroi abdominale. Gazette des Hôpi- : taux, 12 avril 1902 (N° 98).

Maratuech. Th. Lyon, 1903-1904.

Appendicite actinomycosique. Gazette des Hôpitaux, 18 novembre 1902 (N» 99).

La malade qui fait l’objet de la première communication avait présenté une série de crises d’appendicite et souffrait chroniquement de cet organe. Elle portait, en outre, dans sa paroi abdominale, à droite de la ligne médiane, vers le bord externe du grand droit, une tumeur qui semblait un fibrome de cette;; paroi. L’appendicectomie fut suivie, chez elle, de l’ablation de cette tumeur qui renfermait, en son centre, des fongosités riches en mycélium actinomycosique.

Le traitement ioduré prolongé la mit à l’abri de toute récidive. Ces tumeurs de la paroi abdominale,

en apparence indépendantes des organes profonds, sont cependant d’origine intestinale, et plus spécialement appendiculaire. Leur étude a été reprise dans la thèse ci-dessus.

L’infection du processus vermiforme paraît fréquente ; la stase des matières dans le cæcum la favorise tout spécialement.

Tantôt le parasite, se comportant ici comme au niveau de la cavité buccale, traverse la paroi appendiculaire sans l’altérer d’une façon bien nette et va coloniser à distance. Tantôt les accidents évoluent autour de l’appendice lui-même. Tel était le cas de la malade qui fit l’objet de notre seconde étude. L’appendice qu’elle présentait fut supposé actinomycosique en raison de la persistance d’un plastron indolore et d’une dureté presque ligneuse. Le liquide intra-appendiculaire ne renfermait pas le parasite, mais celui-ci était très abondant dans les fongosités qui avoisinaient l’appendice.

Nous avons, à cette occasion, réuni huit cas d’appendicite actindmycosique.

Vaste hématome rétro-péritonéal consécutif à une rupture du foie. Gazette hebdomadaire de Médecine et de Chirurgie, 23 février 1902 (N° 100).

La malade que nous avons opérée, 24 heures après un écrasement par roue de voiture, pour des phénomènes de péritonite, ne présentait, à l’opération, qu’une déchirure du bord tranchant du foie. L’autopsie, faite trois jours après, montra une déchirure du bord postérieur de cet organe et un vaste hématome qui s’étendait de là autour du rein pour descendre le long du psoas. Les reins étaient intacts. Les faits de cette nature paraissent rares et nous n’avons pas trouvé d’observation analogue.

Kystes hydatiques du foie chez l’enfant. Société de Chirurgie, 20 décembre 1906 (En collaboration avec M. le docteur Vignard), et Gazette des Hôpitaux, 2 avril 1907 (En collaboration avec M. le V docteur Barlatier) (N* 101 et 102).

A propos d’un cas que nous avons eu l’occasion d’opérer, et d’un cas nouveau, qui nous fut commu-' niqué par le docteur Vignard, chirurgien des hôpitaux, nous avons recherché les résultats de la marsupialisation et de la décortication chez l’enfant, et nous avons trouvé les résultats suivants:

' Marsupialisation, 9 cas, ! mort.

Décortication, 3 cas, 3 morts.

La marsupialisation, si elle n’est pas une opération idéale, paraissait être alors chez l’enfant l’intervention de choix.

A propos de l’actinomycose du foie (En collaboration avec M. le professeur Bérard). Revue de Chirurgie, septembre 1903 (N® 103).

Pancréatite hémorragique. Société de Chirurgie, 24 novembre 1910 (N° 104).

Pancréatite hémorragique par infarctus hémorragique du pancréas. (En collaboration avec le docteur Bouget) Bulletin Médical, 13 mai 1911 (N° 105).

Du rôle de l’infarctus hémorragique dans la genèse des pancréatites hémorragiques. Jubilé

du professeur Lépine (N° 106).

Une femme de 45 ans fut opérée par nous, le 15 septembre 1910, pour des accidents aigus ayant l’allure d’une péritonite par perforation, avec douleur exquise au niveau de l’hypochondre droit- non loin de la ligne médiane, et résistance de la paroi à ce niveau. La laparotomie montra une pancréatite hémorragique avec foyer de nécrose et hématome vers la tête du pancréas. Malgré l’incision et le drainage du foyer, la malade succomba trois jours après l’intervention. L’autopsie révéla un infarctus pancréatique, formant une sorte de cône dont la base répondait à la face antérieure de la tête du pancréas, :

A part cette lésion très nettement délimitée, le reste du pancréas était à peu près sain ; il n’èxistait qu’un peu d’hypertrophie de la glande. Cette délimitation permet d’en mieux discuter l’originè; La théorie ■ de l’auto-digestion des éléments cellulaires par le suc pancréatique, celle d’une artérite où d’une thrombophlébite, celle d’un processus inflammatoire intense engendrant à la fois la nécrose et l’hémorragie ne satisfont pas complètement l’esprit dans notre cas. La distribution des lésions montre qu’il s’agit d’un infarctus hémorragique, comme on peut en observer sur n’importe quel viscère ; les éléments, frappés de mort, sont ensuite digérés par le suc pancréatique. L’obstruction des vaisseaux peut se faire par embolie ou par thrombose. Cette théorie vient à l’appui des constatations faites vers 1892 par le professeur Raphaël Lépine qui avait déjà vu l’importance de l’ischémie de l’organe et la brusquerie des’réactions dé) l’organisme.

Plaie de la rate par coup de couteau. Suture. Guérison. Congrès de Chirurgie, 1909 (N° 107).,f' JJ Le traitement chirurgical des plaies de la rate. Etude comparée des diverses méthodes. Province V Médicale, 4, juin 1910 (N° 108).

Un nouveau cas de plaie de la rate traitée par la suture de cet organe (En collaboration avec le docteur Charlet). Progrès Médical, 1912 (N° 109).

Le point de départ de nos recherches sur la chirurgie de la rate est l’observation d’un malade que nous avons eu l’occasion d’opérer à l’Hôtel-Dieu de Lyon. Il s’agissait d’un jeune homme qui présentait, outre des contusions multiples, une plaie par coup de couteau du 9' espace intercostal gauche, -vers la ligne axillaire postérieure. Le couteau, perforant le diaphragme, avait intéressé la rate et déterminé une hémorragie très abondante. La laparotomie avec débridement transversal nous permit de suturer cette plaie. La perforation du diaphragme n’était pas abordable par l’abdomen, et l’état grave du malade empêchait de faire une thoracotomie pour l’oblitérer. Le malade guérit assez rapidement.

Nous avons, à ce propos, rassemblé 81 observations de plaies de la rate et, deleur comparaison, dé- ‘ gagé les conclusions suivantes:

Les plaies de la rate avec orifice de pénétration abdominal sont justiciables d’une laparotomie médiane ou latérale, avec ou sans débridement transversal. La splénorraphie paraît l’opération de choix dans les plaies par armes blanches. Les coups de feu nécessitent la splénectomie, et Souvent des opérations complexes, en raison des lésions viscérales concomitantes. Les plaies du diaphragme seront suturées par la voie transpéritonéale ou par la voie transthoracique.

, ; Les blessures de la rate, avec orifice de pénétration thoracique, sont plus volontiers dues à une arme blanche. Les lésions étant d’ordinaire limitées au segment supérieur de la rate ou de l’estomac, la laparotomie transpleurale est leur meilleure voie d’abord, et la splénorraphie est le plus ordinairement pratiquée. La splénectomie, après laparotomie abdominale, est plus spécialement indiquée dans les coups de feu ; parfois, une intervention par voie thoracique sera faite en même temps, soit pour suturer le diaphragme, soit pour agir, à travers lui, sur les viscères contenus dans la coupole diaphragmatique.

En 1912, une observation vint à l’appui des conclusions du travail que nous avions publié en 1910 dans la Province Médicale. II s’agissait d’une plaie par balle de revolver d’ordonnance, ayant déterminé: une perforation de |a rate à l’union de son tiers moyen et de son tiers inférieur ; une perforation, du.lobe ’gauélie du foîe;'uné double perforation de l'estomac. Une autre balte avait perforé le poumon. La plaie de la rate put être suturée facilement. Le malade succomba, un mois après, par suppuration sôuslptirénique. Ce nouveau cas, joint à ceux-publiés par Boulagnon, Âuvray et Guibé, ete., montre que la splénorraphie est possible en cas de plaie limitée de la rate.

Résultat éloigné de la laparotomie pratiquée, il y a onze ans et demi, pour une péritonite tuberculeuse. Société des Sciences Médicales, 28 juin 1903 (N® 110).

La valeur de la laparotomie dans le traitement de la péritonite tuberculeuse ne saurait être mieux établie que par le fait suivant. Le malade qui fait l’objet de cette présentation, et dont l’observation figure dans la thèse de Beaussenat (1892), fut opéré in extremis, sans anesthésie. C’est, à l’heure actuelle, un solide cultivateur, dont rien, dans l’habitus extérieur, ne fait penser à une atteinte antérieure de bacillose.

mourut dès le début de l’intervention. Elle présentait, outre sa lésion rénale, une perforation du foie près du bord libre.

Nous n’avons pas retrouvé d’observations analogues, mais simplement deux cas de rupture complète du pédicule vasculaire du rein (Baron, Morestin).

Les six heures qui se sont écoulées entre l’accident et la niort de la malade montrent, malgré la gravité de la blessure, la possibilité d’une intervention chirurgicale qui, en pareil cas, ne peut être qu’une néphrectomie.

Note sur trente cas de plaies récentes du rein par projectiles de guerre. Société médico-militaire

de la 14 e région, 11 mai 1918 (N° 113).

Les plaies du rein sont des plaies du pédicule vasculaire, du bassinet ou du rein lui-même. Aucune plaie du pédicule ne figure dans notre statistique ; il faut des conditions exceptionnelles pour qu’on puisse les observer avant que l’hémorragie n’ait amené la mort du sujet.

Les plaies du bassinet nécessitent le drainage .de cette région, avec essai de conservation du rein.

Les plaies du rein lui-même sont des éclatements ou des plaies limitées. Pour les éclatements, nous avons fait 8 néphrectomies avec 1 guérison, et un tamponnement suivi de mort, 21 plaies limitées ont été traitées: 4 fois par tamponnement avec I mort ; 7 fois par l’abstention avec 7 guérisons ; 10 fois par l’incision simple et le drainage, avec 2 morts. La mortalité, au cours de ces diverses opérations, ne peut être un argument pour ou contré lès diverses méthodes de traitement ; ce sont, en effet, des morts par anémie aiguë ou par complications viscérales à la suite.de perforations, parfois multiples, des viscères abdominaux.

L’ablation rapide du projectile s’impose pour les éclats d’obus ou de grenade. Les balles sont bien tolérées et peuvent n’être enlevées qu’après évacuation.du blessé sur l’arrière.'

Tolérance du rein vis-à-vis des projectiles. Société médico-militaire de la 14° région, 22 juin 1918 . (N» 114).

C’est l’histoire d’une plaie latente du rein par éclat-d’obus, avec projectile intra-rénal. Le projectile fut enlevé plus de dix jours après la blessure, sous le contrôle de l’écran, et la plaie se cicatrisa en trois

Quelques observations de suites éloigr gion, 8 février 1919 (N® 115).

Nous avons pu suivre 6 lésions ancien tération de cet organe.

2 plaies, l’une par éclat de grenade, l’au un sixième cas (plaie par éclat d’obus), il

s des plaies du rein. Société médico-militaire de la 14 e Ré-

s du rein. 3 plaies par balles se sont guéries sans laisser d’al-

: par éclat d’obus se sont terminées de la même façon. Dans ïrsista de la pyurie, avec douleurs lombaires, mauvais état

général et nousdûriies enlever'ce rein dont la portion moyenne était trànsformée.en un tissu lardaçéalorS que la cavité du bassinet était occupée par un calcul entouré d’un peu de pus d’une odeur infecte. : ,V|

Le phlegmon périnéphrétique chez l’entant. Revue pratique des maladies des organes génito-urinaires ’ janvier 1913 (N° 116).

Le phlegmon périnéphrétique est assez rare chez l’entant pour qu’Hallé ait pu écrire que les enfante en étaient exempts. Cette opinion est trop absolue et Melou, dans sa thèse, en a réuni 12 cas. Sa rareté, tient : 1° à une disposition anatomique particulière; 2° à la rareté des infections rénales et périrénales à, cet âge. La péri-néphrite estparfois consécutive à un traumatisme ou à une infection'du rein. Quelques-

.chyme rénal et, dans l’uretère pelvien, un groupe faisant une traînée de plusieurs centimètres de long. Cette malade ne fut pas opérée, moins en raison de la multiplicité des calculs que de la déficience de chacun des reins.

Le deuxième cas était intéressant par le volume des calculs et la tolérance relative du rein à leur égard.

Pyonéphrose calculeuse bilatérale. (En collaboration avec le professeur Rochet et P. Michel). Société des Sciences Médicales, 2 mai 1928 (N° ]22).

Présentation de pièces d’un malade mort après néphrotomie gauche. Il existait de ce côté une poche énorme, très difficile à extirper sur la table d’autopsie, avec un parenchyme rénal à peu près complètement détruit. A droite, le parenchyme rénal était encore suffisant.ee qui prouve,une foisdeplus, la gravité des interventions en pareil cas, et la nécessité de recourir à des opérations conservatrices. ’

organes génito-urinaires, avril 1922 (N° 123).

Deux cas de cathétérisme urétéral dans l’anurie calculeuse. Progrès Médical, 20 mars 1920 (N° 124)...

Expulsion provoquée d’un calcul au cours d’une colique néphrétique prolongée. Société de Chirurgie, 21 décembre 1922 (N° 125).

L’expulsion provoquée des calculs a été tentée, soit au cours de l’anurie calculeuse, soit en dehors de celle-ci. On a eu recours parfois au simple cathétérisme de l’uretère, dans l’espoir de décrocher un calcul arrêté par des aspérités. On peut aussi, et celà nous paraît préférable, lorsque la sonde vient butter ■ contre le calcul, injecter au contact de ce dernier une solution anesthésiante (de la novocaïne par exemple) pour faire cesser le spasme, puis une certaine quantité d’huile pour entraîner le calcul. A ce propos, nous avons rapporté, dans le Progrès Médical, deux tentatives d’expulsion de calculs au cours d’une ; anu ™ calculeuse, par le simple cathétérisme.

elles sont plus fréquentes de 11 à 16 ans. Les manifestations cliniques rappellent celles de la tuberculose de l’adulte, mais les auteurs mettent en vedette les cas dans lesquels les symptômes débutent par de l’incontinence nocturne d’urine, précédant parfois de plusieurs années tout autre symptôme.

Le diagnostic peut être rendu très difficile par la difficulté ou l’impossibilité de la cystoscopie et du cathétérisme des uretères.

Le traitement de choix, comme chez l’adulte, est la néphrectomie primitive qui, d’après leur statistique, aurait donné 1 mort et 12 guérisons.

3° Les abcès périnéphrétiques au cours de la tuberculose rénale. Ils en ont réuni 8 observations. Ces

cilles sans bacilles de Koch, Ce qui fit porter le.diàgnostic de rein mobile'avec pyélonéphrite et décider ùhfef néphropexie. L’intervention montra un rein très adhérent, avec un gros abcès d’aspect tuberculeux,! ce qui fut confirmé par l’inoculatiori. Le rein qui avait été néphrotomisé fut enlevé ultérieurement et, au cours de l’opération, on constata l’existence de deux uretères se rejoignant à la hauteur des vaisseaux

culairç, l’un, seul de ces territoires était tuberculeux, d’où l’erreur de diagnostic. Cette observation peut faire suite à la précédente pour montrer, en cas d’anomalie.du rein, l’indépendance pathologique des divers territoires.

Le,second mémoire porte à 5 nos cas de malformation de l’uretère: 2 cas d’uretère double ; 3 d’ure* tèrç bifide. On sait que dans l’uretère double, la malformation est totale et les deux uretères débouchent

ejoignent plus ou moins tardive-

se désunit plus ou moins, complètement. On constate alors que la plaie, dans toute sa profondeur, est remplie de fongosités, de granulations tuberculeuses.’

On a incriminé, pour expliquer cette complication, la néphrectomie sous-capsulàire, parce qu’elle laisse une coque infiltrée parfois de tuberculose. Oh a accusé la pince à demeure laissée sur le pédicule, parce qu’elle peut infecter la région du bassinet. En réalité, il faut surtout incriminer le moignon urétéral. Sa ligature tombe souvent sans que la lumière du conduit soit oblitérée, et les produits tuberculeux qu’il contient infectent la loge rénale. Chez le malade qui fut l’objet de notre publication n°129, un uretère dilaté, très suspect, fut attiré le plus près possible de la peau et fixé dans l’angle inférieur de la plaie ; il se fit à son contact un foyer très localisé de tuberculose qu’il fut facile de traiter. En dehors de ce traitement prophylactique, il faut combattre de pareils accidents par le pansement à plat, après réouverture de la plaie, par des cautérisations répétées, etc, A la longue, ces lésions guérissent et la mort ne se produit que dans les cas où apparaissent à distance (méninges, poumons, etc.) des accidents de granulie.

Fistule intestinale tardive après néphrectomie pour tuberculose rénale. Congrès d’Urologie, 1921 (N» 143).

Cette Complication rare de la néphrectomie fut observé:, chez un jeune homme de 22 ans, deux mois et demi après l’ablation du rein gauche.

.11 faut distinguer ces fistules tardives, spontanées, dues à un foyer de tuberculisation de la loge rénale.ouvert dans l’intestin, des fistules opératoires. Ces fistules coliques sont d’un pronostic bénin, eu égard à celui des fistules duodénaies.

Généralisations tuberculeuses après néphrectomie pour tuberculose rénale. Société dé Chirurgie, 7 juin 1923 (N° 144).

La généralisation tuberculeuse peut s’observer après la néphrectomie, et le plus souvent dans les six premiers mois, bien que l’on ait signalé un certain nombre de généralisations tardives. Les 3 cas per- . sonnels concernent des sujets atteints de lésions multiples au moment de l’opération ; la généralisation a po:fé une fois sur le poumon, une fois sur les méninges et une troisième fois sur des organes multiples. Sans être une contre-indication de la néphrectomie, elle en assombrit néanmoins le pronostic.

Des poussées de tuberculose pulmonaire grave qu’on peut observer après néphrectomie pour tuberculose. Congrès d’Urologie, 1923 (N° 145).

A propos de 34 cas personnels, et de 115 cas de néphrectomies, nous avons envisagé la fréquence de la tuberculose pulmonaire au cours de la tuberculose rénale.

Sur 89 malades à poumons indemnes au moment de l’opération, nous notons 5 granulies et 2 tuberculoses banales. Siir 5 malades ayant eu une tuberculose plèufb-pulmonàiré guérie au moment dé l’intervention, nous n’avons pas observé d’accidents post-opératoires. Sur 21 malades ayànt une tùbèr'culose

2 gr. 39; à gauche: 16 gr. 64. Chlorure à droite: 1 gr. 74; à gauche: 19 gr. 85. L’orifice urétéral gauche était sain, le droit perdu au milieu d’une ulcération. Dans ces conditions, la néphrectomie fut pratiquée à droite. Dès les premiers jours qui suivirent l’intervention, la malade se plaignit de fatigue générale,'; de maux de tête avec hoquet et vomissements; elle urina peu, puis fit une anurie complète et succomba neuf jours après l’intervention.

Ce cas rappelle un cas du professeur Legueu et montre que nos méthodes actuelles d’examen, si elles nous donnent, sur la valeur des reins, une certitude presque complète, comportent Cependant ii|; très minime aléa.

De révolution de l’Uretère après néphrectomie pour tuberculose rénale. Congrès d’UroWgie, 1919- (N» 147). *

Le point dé-àépirt de cette communication est l’observation prolongée de 4 malades, continuant à

blés vésicaux ont une importance primordiale et ce sont eux qui conduisent le malade au chirurgien. Ils sont conditionnés:

par des lésions du méat urétéral ;

par des lésions vésicales ;

par des lésions du segment inférieur de l’uretère.

Anatomie, pathologique. Les lésions du méat urétéral sont théoriquement les premières en date: œdème et déformation du méat, qui devient béant et peut déterminer du reflux vésico-urétéref ; plus tard, granulations,puis ulcérations qui peuvent creuser une cavité au fond de laquelle est le méat urétéral ; le segment inférieur de l’uretère, disséqué par le processus pathologique, peut prolaber dans l’intérieur de la cavité vésicale. D’autres fois, il se fait un processus de sclérose qui aboutit à l’exclusion du rein.

Les lésions vésicales débutent vers l’ostium pour gagner le trigone. Au début, il y a simplement des lésions, de la muqueuse: œdème, vascularisation.; plus.tard, granulations et ulcérations. Quelquefois, la prolifération des tissus détermine une cystite végétante.

Lorsque les lésions ont dépassé la muqueuse, on observe un type ulcéreux banal; ou bien un type réticulé lorsque les fibres musculaires de la vessie, mises à nu, constituent le fond de l’ulcération ; ou enfin un type ulcéreux végétant. Exceptionnellement on observe une infiltration caséeuse massive de la paroi

Le segment inférieur de la vessie, dur, bosselé, irrégulier, perceptible au toucher vaginal ou rectal, est tantôt ulcéré, tantôt sclérosé au point de pouvoir s’oblitérer (exclusion du rem). Quelquefois, on observe même un abcès péri-urétéral.

Après la néphrectomie, on voit dans les cas favorables la vessie redevenir normale. Quelquefois elle conserve un peu de congestion. Chez quelques malades enfin, les lésions tuberculeuses continuent à évoluer pour leur propre compte.

L’uretère peut également rester ulcéreux et béant ; plus souvent, il se sclérosent s’oblitère.

Symptômes cliniques. Avant l’intervention, on notait la fréquence des mictions et la douleur. Puis de la pyurie et de l’hématurie. Exceptionnellement, la douleur amène de la rétention d’urine. Plus tard enfin, la vessie se met en état de rétention.

Sous l’influence du traitement, les troubles fonctionnels se modifient : pollakiurie, pyurie et douleurs s’améliorent.

Pathogénie. Pronostic. L’améiioration porte surtout sur l’élément douloureux ; elle se produit 91 fois pour cent, La pollakiurie cède moins rapidement. Si les lésions vésicales sont peu accentuées, la disparition des troubles vésicaux est rapidement complète ; s’ils sont plus profonds, ils peuvent rester plus ou moins longtemps après l’opération ; la vessie finit par guérir au bout de six mois ou d’un an. Quelquefois enfin, les lésions continuent à évoluer.

Au point de vue pathogénique, les accidents se répartissent en trois classes:

La première comprend les cas où le processus infectieux est guéri, les urines claires, sans albumine ni pus. On a alors à faire à une sensibilité exagérée du col par altération nerveuse d’origine toxinienne, ou à une lésion inflammatoire chronique du muscle vésical ;

La deuxième est due à la persistance d’une inflammation banale, non tuberculeuse;

La troisième rassemble les cas où persiste encore le bacille de Koch. Ce dernier vient quelquefois ï du rein restant, mais il peut également venir de l’uretère du côté opéré, Ou de la persistance dè lésions , vésicales.

; Le pronostic varie avec l’origine des troubles. Pour la première classe, il est un peu réservé au point d'é vue local, mais favorable au point de vue général. Pour la deuxième, il est favorable au point de viié ' général, et peut-être meilleur que le précédent au point de vue local. Pour la troisième, il varie avec la lésion qui persiste.

Traitement. Il comprend:

1° Les moyens médicamenteux, traitement général, bleu de méthylène, etc.

2°; Les moyeris non sanglants: lavages (à rejeter),'instillations, enfumage iodé,-étincelage-des-lésions vésicales.

3° Les moyens sanglants: urétérectomies primitives ou secondaires:

Curettage de la vessie, par l’urètre ou à travers une plaie de cystostomie ;

Dilatation du col ;

Sphinctérotomie;

Section des nerfs vésicaux ou résection du ganglion hypogastrique ;

Exclusion vésicale par cystostomie, par abouchement de l’uretère à la peau, dans l'intestin ;

Cystectomie ;

Néphrostomie.

Parmi ces différentes méthodes, il semble préférable de choisir d’abord les moyens médicaux, d,(y ajouter les dilatations du col ou les sections nerveuses. 11 faut surtout ne pas oublier qu’après Une néphrectomie précoce, les troubles vésicaux disparaissent le plus souvent d’eux-mêmes.

Tumeurs paranéphrétiques. Encyclopédie française d'Urologie (Doin, 1914), tome III, pages 463 à ■ 479 (N® 149).

Les kystes paranéphrétiques. Rapport au Congrès français de Chirurgie, 1924 (59 pages) (N® 150).

Sous ce nom, nous avons étudié les tumeurs nées aux dépens de la capsule fibreuse ou de la capsule adipeuse, ainsi que des débris épithéliaux qui pourraient s’y trouver inclus ; on y adjoint aussi les kystes hydatiques. Nous en avons recueilli 110 observations.

Etiologie. Prédominantes chez la f emme, et à l’âge moyen de la vie, ces tumeurs ont, moins souvent qu’on ne le croit, une origine traumatique, si l’on a soin de mettre à part les cas de pseudo-kystes; elles ont pour origine des débris congénitaux, inclus dans la loge rénale et provenant du corps de Wolff. Cette pathogénie s’applique non seulement aux tumeurs épithéliales, mais aux tumeurs conjonctives; elle explique pourquoi les tumeurs siègent en avant du rein, alors que le tissu graisseux est surtout abonda:.; en arrière. Quelques cas pourtant (en particulier les kystes communiquant avec le bassinet) paraissent dériver d’üne anomalie de développement dé l’Uretère.

Anatomie pathologique. Les tumeurs unilatérales sont de petite dimension (Volume d’une noisette ou d’un œuf de poule) lorsqu’elles naissent aux dépens delà capsule fibreuse ; celles venues de la Capsule

ns s’accompagnant de gros ganglions hilaires, il faut aussi s’abstenir si le rein me et atteint, exceptionnellement, de néoplasme, plus souvent de néphrite, l’observation d’un malade ayant, dans les urines du rein non cancéreux, une in. chlorures, mais 1 gr.30 d’albumine au litre et des cylindres granuleux; ce rs après l’intervention, n’ayant uriné chaque jour que quelques grammes d’une

Un cas de récidive cutanée de cancer du rein. Société des Sciènces Médicales, 11 mars 1914 (N° 153).1 Chez un sujet néphrectomisé pour hypernéphrome, on voit apparaître, sept mois après l’interventiom un noyau de récidive dans la cicatrice cutanée, noyau violacé du volume d’.une pomme. Ce cas est intéressant parce que l’examen de la pièce, après son ablation, montra qu’il s’agissait également d’un hypernéphrome, et parce, que l’opération permit de constater le siège de la récidive dans les téguments, avec intégrité des plans profonds, ce qui est très rare.

La néphrite du rein opposé au rein cancéreux. (En collaboration avec M. le, professeur Rochet).

Revue pratique des maladies des organes génito-urinaires, juillet 1911 (N° 154).

Le rein opposé au rein cancéreux peut être facilement le siège d’une néphrite, néphrite qui passe volontiers inaperçue, décelée seulement par l’examen des urines. Atteignant d’une façon diffuse l’épithélium rénal, elle paraît la conséquence des néphrotoxines; elle rend l’opération plus dangereuse,le pronostic plus sérieux, mais elle est susceptible de disparaître par la néphrectomie.

Kystes multiples des reins (En collaboration avec M. le professeur Rochet et M. P. Michel). Société des Sciences Médicales, 2 mai 1928 (N° 155).

Présentation des pièces d’autopsie d’un malade chez lequel on avait diagnostiqué des kystes du rein et qui mpurut après avoir présenté des signes d’infection urinaire ; ce malade eut aussi une embolie avec oblitération de la bifurcation aortique. Il s’agit non pas d’une maladie polykystique, mais d’une formation anormale de kystes séreux très développés, respectant dans une assez grande mesure le parenchyme rénal. L’affection avait été bien tolérée jusqu’au début du mois dernier; le malade a vécu jusqu’à 86 ans. .

Appendicite et affection du rein droit (En collaboration avec M. le professeur Rochet). Société française d'urologie, 18 mai 1925 (N° 156).

Les relations entre l’appendicite et les affections des reins ont été signalées depuis longtemps, mais leur fréquence nous a particulièrement frappés, car nous l’avons notée dans 6 pour cent des cas.

1° Dans un premier groupe de cas, nous plaçons les erreurs de diagnostic: appendicite prise pour une colique néphrétique, une néphrite douloureuse, un calcul de l’uretère et inversement.

2° Un second groupe est constitué par la coexistence de ces deux affections.

3° Dans la troisième catégorie, nous réunissons les cas où il y a un rapport causal entre les deux maladies. D’ordinaire, l’appendicite est la première et se complique d’accidents rénaux.

La complication la plus fréquente est l’hématurie, mais il n’y a que quelques cas dans lesquels la cystoscopie a été faite et a montré que l’hématurie venait du rein droit ; ces accidents sont le plus souvent de nature congestive.

L’urétérite, la néphrite, la pyélo-néphrite sont consécutives à des infections sanguines ou des propa-

gâtions par voie lymphatique. Quelquefois, l’appendice enflammé adhère à l’uretère ou au bassinet et infecte directement cés organes. L’ablation de l’appendice est suivie d’ordinaire de la disparition de ces accidents.

La tuberculose dù réin pourrait s’observer aussi à la suite d’une appendicite tuberculeuse, bien que souveht ce ne soit que deux localisations différentes d’une même infection générale.

Enfin, un certain nombre de phlegmons périnéphrétiques s’observent à la suite des appendicites', par infection sanguine, par propagation lymphatique ou même par simple propagation de voisinage.

URETÈRE

Note sur le cathétérisme de l’uretère à vessie ouverte. Société de Chirurgie, 8 juin 1922 (H° 157).

Les réflexions ci-dessous sont basées sur une dizaine de cas, observés chez des tuberculeux rénautf, Ce petit nombre prouve que le cathétérisme urétéral à vessie fermée est possible dans presque tous les cas, le cathétérisme à vessie ouverte n’étant qu’une méthode d’exception. Il nécessite, en effet, une opération surajoutée, avec anesthésie profonde et parfois prolongée ; il est difficile à pratiquer, même pour les gens expérimentés, et expose àde nombrenx échecs; enfin la fermeture delà vessie est souvent difficile à obtenir. On a cherché à lui substituer la double lombotomie exploratrice qui, trop souvent, ne donne aucun renseignement, et l’exclusion temporaire de l’uretère correspondant au rein le plus malade. 11 est très supérieur à ces deux méthodes et il constitue un moyen de grande valeur dans les rares cas où le cathétérisme à vessie fermée a été impossible.

Quelques cas intéressants de calculs des différentes portions de l’uretère. Congrès français d'Urologie, 1926 (N° 157 bis).

..,, II s’agit de 16 cas de calculs du bassinet qui se répartissent en deux groupes :

1° 12 observations concernent des calculs isolés de l’uretère.

3 fois, les calculs étaient sous-pyéliques, siégeaient dans les cinq premiers centimètres de l’uretère. Deux présentaient cette mobilité considérable que l’on rencontre parfois, qui permet aux calculs de remonter dans le bassinet et de passer inaperçus au cours d’une intervention.

. 1 fois, il s’agissait d’un calcul lombaire invisible aux rayons X. Comme la sonde urétérale buttait en un point précis, on découvrit ce point par une incision lombaire, ce qui confirma le diagnostic.

Six calculs siégeaient dans l’uretère pelvien ; ils furent abordés par la voie para-vésicale. Chez deux sujets, le calcul glissa dans la vessie lors de la dénudation dé l’uretère à son niveau ; un des malades l’expulsa ensuite spontanément ;Tautre fut lithotritié.

Dans 2 cas, le calcul fut éliminé spontanément après un cathétérisme de l'uretère. ,

2° Les 4 cas restants concernent des sujets présentant à la fois des calculs du rein et des calculs de l’uretère.

rester longtemps localisée au segment inférieur de l’uretère. La lésion est parfois peu douloureuse. D’autres sujets se plaignent de véritables coliques urétérales, de douleurs violentes spontanées ou à la pression de l’uretère pelvien. A la longue, cet état douloureux peut retentir sur le rein ; de l’oligurie, une diminution d’élimination de l’urée et des chlorures, nécessitant une intervention plus ou moins rapide. Avant d’y recourir, il est indiqué de traiter d’abord la cause de I’urétérite et, en particulier, les foyers inflammatoires pelviens. Si cela ne suffit pas, il faut libérer le ou les uretères malades. Cette opération fut faite sur deux malades, avec un plein succès. En agissant de la sorte, on ne se borne pas à libérer l’uretère des brides qui l’enserrent, mais on déchire aussi les nerfs urétéraux qui viennent du ganglion hypogastrique. On n’observera aucune complication locale si on a le soin de ne pas serrer de trop près l'uretère (Latarjet, Laroyenne).

On peut aussi traiter de pareils sujets par l’énervation successive des deux uretères pelviens. Nous en rapportons une très intéressante observation, où on libéra d’abord l’uretère droit après échec de la néphrolyse. L’effet sédatif fut presque immédiat, mais la malade souffrant de l’uretère gauche, et présentant une oligurie grave, fut réopérée six mois après pour l’uretère gauche. Les douleurs, les nausées, les ment. Nous" suivons cette malade depuis

ide d’un lithotriteur (En collaboration S, 22 novembre 1922 (N° 162).

le 90 centimètres de long. II fut saisi avec îlade quitta l’hôpital le lendemain. Cette

de Bassargette (1913) et de

La présente observation, dans laquelle nous avons, par urétrotomie externe, enlevé les calculs, urétraux et broyé ultérieurement par lithotritie un calcul vésical, a permis de montrer une fois de plus que les calculs urinaires peuvent, chez un infecté, se développer en n’importe quel point où se produit la stagnation de l’urine, qu’il s’agisse du bassinet, de la vessie ou de la petite dilatation urétrale qui existe presque toujours en arrière d’un rétrécissement.

La coexistence des deux localisations soulève, en effet, un point de thérapeutique intéressant: faut-il faire chez de tels malades deux opérations sanglantes, une urétrotomie externe à cause des calculs urétraux, une cystostomie à cause de calcul-vésical? Peut-on se contenter d’une urétrotomie externe pour enlever les calculs urétraux, et broyer le calcul vésical après avoir désinfecté cette cavité pendant qtiélÿ; f ques jours? La présente observation montre précisément l’excellent résultat de cette dernière façon de

Deux cas de calculs urétro-véslcaux. Société Médico-Chirurgicale de la XIV e région, 8 mars 1919

Les plaies de la vessie, surtout si elles se compliquent de plaies de la ceinture pelvienne avec foyer osseux éliminant plus tard de petits séquestres dans la cavité vésicale, sont fréquemment, le point de départ de calculs. Les 2 cas que nous avons présentés offraient, en outre, cette particularité d’être des calculs urétro-vésicaux, avec un petit prolongement qui s’engageait dans l’urètre prostatique. Certains auteurs ont prétendu que de tels calculs naissaient dans l’urètre prostatique et, s’accroissant par leur pôle supérieur, se prolongeaient ainsi jusque dans la vessie. Legueu a soutenu l’opinion inverse, et nos dèux'cas viennent à l’appui de sa façon de voir.

Calcul diverticulaire de la vessie développé autour d’un fragment de sonde. Congrès français d] Urologie, 1928 (N» 166).

Un ancien lithiasique, opéré à plusieurs reprises de calculs récidivants de la vessie, revint à la clinique d’Urologie, porteur d’un calcul diverticulaire faisant dans la cavité vésicale une très légère saillie. Ce calcul fut enlevé par voie sus-pubienne. Quelle ne fut pas la surprise de trouver dans son intérieur un fragment désonde en caoutchouc rouge, autour duquel le calcul s’était développé? Un tel fait évoque les rapports réciproques de la cavité diverticulaire et de la cavité vésicale. On a dit que les calculs intermittents étaient le propre des diverticules congénitaux, à paroi musculaire, que dans les diverticules acquis

Calculs développés dans des formations diverticulaires annexées à la vessie et à l’urètre. Province Médicale, 26 juillet 1913 (N» 167).

Sur n’importe quel point de l’arbre urinaire, lorsqu’il y a stagnation d’une urine infectée, on peut voir se développer un calcul. Notre travail comporte plusieurs observations qui, sous des formes différentes, rentrent néanmoins dans cette catégorie. La première est celle d’un vieux rétréci, infecté, ayant

dents de migration' Nous en rapportons une observation très nette chez un homme de 65 ans qui mourut d’ailleurs d’anurie progressive, avec pyonéphrose d’un côté et destruction presque complète du rein opposé, et une autre concernant un homme de 50 ans.

Dans d’autre cas, l’origine rénale de la lithiase est établie par d’analyse chimique des calculs. Chez un homme de 65 ans, qui fut opéré trois fois pour des calculs vésicaux, l’analyse a toujours montré, tantôt un calcul d’acide urique pur, tantôt un calcul à noyau urique. Cette constatation pathogénique est importante. Elle permet chez certains sujets de dépister et de traiter une lithiase rénale latente. Elle conduit, chez d’autres, à combiner le traitement vésical avec un traitement médical rénal approprié.

Quelques résultats éloignés de l’étincelage des tumeurs bénignes de la vessie. Société de Chirurgie, 11 mars 1926 (N° 171).

Cette statistique de 12 cas, traités par l’étincelage, confirme la valeur de cette intervention dans le traitement des polypes vésicaux. Elle supprime l’anesthésie générale. Elle permet, en une ou plusieurs séances, la destruction des polypes par des courants d’inter.sité faible. Elle a des suites immédiates très simples. Elle n’expose pas à la récidive sur place, la récidive étant en réalité l’apparition d’un nouveau polype à côté des précédents.

L’étincelage est donc la méthode de choix, toutes les fois que l’emploi du cystoscope est possible de par l’état de l’urètre, toutes les fois que le polype n’est pas trop volumineux.

Traitement des tumeurs de la vessie par les agents physiques. III e Congrès de la Société internationale d’Urologie, Bruxelles, 1927 (N° 172).

Nous avons communiqué, à propos de la discussion des rapports, une statistique de 30.cas. ..■ .. . | 15 concernaient des tumeurs bénignes; 12 fois, la tumeur était unique. L’étincelage fut fait dans

15 cas de tumeurs malignes ont été traités ainsi qu’il suit ; radiothérapie, 1 cas ; pas de modification ; cystectomie ultérieure ;

radiumthérapie, 10 cas: une fois à vessie fermée, 9fois à vessie ouverte. On a eu une guérison vérifiée à l’autopsie; 2 cas paraissant guéris (cliniquement) au bout d’un an; 3améliorations momentanées,;

Etincelage, 4 cas, aucun résultat.

Le radium paraît donc l’agent de choix en cas de néoplasme malin.

Cystectomie partielle; Société de Chirurgie, 19 mars 1914 (N® 173).

Cette observation de résection d’une partie de la paroi latérale gauche de la vessie pour néoplasme a été lé point de départ d’une discussion de la technique de la cystectomie partielle. Elle met en vedette: 1° l’avantage de l’incision transversale de Pfannenstiel telle que l’emploie le professeur Rochet ; 2° l’avar.-

tage qu’il y a à séparer du péritoine la face postérieure de la vessie pour ne pas s’exposer à infecter la cavité péritonéale et surtout pour pouvoir extérioriser la vessie avant de l'inciser.

Un cas de cystectomie totale chez une femme atteinte de cancer de la vessie (En collaboration avec . M. le professeur Rochet). Société française d’Urologie, 12 févrie 1923 (N° 175).

Une femme de 58 ans avait été opérée en 1912 pour une crise d’occlusion aiguë ; une tumeur de l’angle droit du côlon fut enlevée et l’examen histologique montra qu’il s’agissait d’un épithélioma. En 1921, la malade commença à uriner souvent, puis à présenter des hématuries. Les troubles urinaires allèrent ■en-s’aeeentuant. La'cystoscopie montra alors-un cancer de la vessie. La malade fut soumise à une séance de radiothérapie de huit heures qui ne modifia en rien son état ; les troubles vésicaux et surtout la douleur allant en augmentant, une cystectomie totale fut pratiquée le 14 novembre 1922, et les uretères fixés à la peau. Suites opératoires simples.

L’examën histologique de la tumeur montra qu’il ne s’agissait pas d’une récidive de cancer intestinal, mais bien d’un épithélioma primitif de la vessie ; il y a.donc eu chez cette même malade deux cancers différents.

Au point de vue technique chirurgicale, nous avons insisté sur les points suivants:

décollement facile de la vessie et de l’utérus, de sorte que l’hystérectomie ne s’impose que si la tumeur adhère à cet'organe;

simplicité de l’abouchement des uretères à la peau ;

facilité de l’opération chez la femme et difficultés de traiter chez l’homme le cancer vésical par l’extirpation totale de la vessie.

Les kystes de l’ouraque communiquant avec la vessie (En collaboration avec M. le docteur Creys- - sel). Lyon Chirurgical, 1924 (N» 175).

De l’étude des diverticules vésicaux, il résulte que ceux-ci ont deux points d’élection : la région juxtaurétérale et le pôle supérieur de ce réservoir. En ce dernier cas, les diverticules sont des dérivés pathologiques de l’ouraque et se présentent dans deux conditions différentes. Les uns ne sont qu’un petit prolongement de la cavité vésicale dans un ouraque resté perméable sur une longueur de quelques millimètres ou de un à deux centimètres ; cette variété est très fréquente et avait été signalée depuis longtemps par les anatomistes. Les autres répondent à de véritables poches, communiquant avec la vessie par un orifice étroit, et remontant jusqu’au voisinage de l’ombilic à travers lequel ils peuvent même s’ouvrir. Ils répondent alors à une perméabilité très étendue de l’ouraqué, cette perméabilité pouvant revêtir trois modalités: perméabilité totale ou fistule ombilico-vésicale ; perméabilité de la partie moyenne avec fermeture de l’oüraque à ses deux extrémités ou kyste de l’ouraque ; perméabilité de la partie moyenne avec oblitération du conduit vers l’ombilic, c’est la modalité que nous étudions et qui, on le voit, n’est pas un diverticule de la vessie à proprement parler mais, un kyste de l’oüraque communiquant avec la vessie.

■" Pré-péritonéal, le kyste peut avoir la grosseur d’une tête d’adulie; il communique avec la vessie

les formes non tuberculeuses, a-t-on parfois avantage à les faire communiquer largement avec la vessie, pour n’avoir plus qu’une seule cavité, s’évacuant plus facilement:

Pseudo-prostatisme d’origine alcoolique. The urologie and cutaneous Review, mars 1918 (N° 179).

Sous ce nom, Rochet et plus tard son élève Boillerault ont décrit des troubles de la miction, absolument semblables à ceux de l’hypertrophie prostatique, mais sans altération de cette glande. Les sujets atteints sont d’ailleurs ordinairement moins âgés que des prostatiques. Ils ont des mictions difficiles, avec rétention incomplète d’urine, pollakiurie nocturne, etc. L’examen local montre de l’atonie vésicale, avec distension de ce réservoir qui s’infecte ultérieurement comme chez le prostatique. Cette infection se complique de pyélo-néphrite ascendante.

L'a dilatation de l’urètre que nécessite ce manuel opératoire est facile et inoffensivê.

Les résultats apportés sont des résultats immédiats.

Les résultats éloignés et de nouvelles observations ont fait l’objet de la thèse de Bertucat.

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