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I. — Union médicale (6 décembre

Au moment où je fis paraître cette note, j’avais depuis plusieurs

l’une de MM. les^D^“ Tissier et Hache, l’autre de MM. DoléHs et Ricard.

MM. Tissier et Hache avaient essayé d’éclaircir le dossier de l’aflaire, si compliquée ainsi que je le dirai en étudiant mes travaux. A la séance de la Société clinique du 9 avril 1885, ils se prononcèrent nettement, après quelques recherches cadavériques, et dirent que la découverte de l’extrémité du ligament rond est souvent très difficile et même impossible.

Là s’étaient bornées les recherches ; quelques incisions sur le cadavre, et c’était tout. Rien ri’avait plus été dit ni écrit sur la question, lorsque parut l’article de MM. Doléris et Ricard dans YUnion médicale du 24 novembre 1885. Ces derniers, à la suite d’investigations ayant porté sur 28 cas, confirment à peu près le jugement porté par leurs devanciers.

Au moment où parut cet article, nous avions depuis longtemps commencé nos recherches sur l’anatomie des ligaments ronds. M. le professeur Duplay, ayant résolu de pratiquer sur une ma-

D’autre part, Aran, attribuant à ces mêmes ligaments ] )n seulement de suspendre l’utérus, mais d’en attirer le f -ant, avait songé à appliquer l’opération d’Alexander à 1

premiers vestiges d’une application physiologique et chirurgicale faite aux ligaments ronds ; mais elles passèrent presque inaperçues, ou, si l’on s’en occupa, ce ne fut que pour les condamner sans procès, et le ligament rond retomba dans l’oubli dont il avait vai-

Ce furent les Allemands et surtout les Anglais qui se chargèrent de l’en tirer. Freund, en effet, reprit la question, ainsi que l’apprend le D'' Heinrisch Fritsch (Deutsche chirurgie, lieferung 59, 188o. Die lageveranderungen und die Entzundungen der Gebarmutter) et pense quelque bien de l’opération.

En Angleterre, Walter Ravington (Medical press, and circular, 1872 et British medical Journal, 28 février 1885), chirurgien à London Hospital, qui l’avait proposée dès 1869 pour les prolapsus, réclame ses droits ; d’autre part, le D'' Deneffe, professeur à

Cette question de priorité, traitée amplement ailleurs, a été établie en faveur du D- William Alexander (de Liverpool), qui l’expose tout au long dans un important mémoire paru dans le Medical and Times Gazette, 1“'^ avril 1882). Ce chirurgien pratiqua pour

ronds, dans le but de guérir une femme atteinte do prolapsus de

dans un livre de 1884, on trouve l’histoire de vingt-deux malades opérées par lui et d’autres cas appartenant aux D'* Moefie Camp-

ment opératoire. Aucun d’eux n’a songé à revoir l’anatomie de ce ligament, si écourtée partout, à en indiquer exactement la structure et à chercher si l’on ne pourrait pas déduire de ces données des considérations physiologiques utiles. C'est cette lacune que nous avons entrepris de combler et qui nous a engagé à publier en 1888, sur ce sujet, notre thèse inaugurale, toute d’actualité, étant données les discussions récentes entre les chirurgiens et même entre les anatomistes.

Notre chapitre d’anatomie comprend plusieurs parties. Tout d’abord nous donnons un aperçu général de l’anatomie descriptive de ce ligament d’après les auteurs classiques ; nous n’insisterons donc pas sur ce point. Puis nous faisons suivre cette étude de nos recherches personnelles, que nous résumons aussi brièvement que

l’abdomen. Après avoir incisé et rabattu la toile fibreuse très distincte qui, de même que cela a lieu chez l’homme pour l’ensemble du cordon, entoure le ligament rond, deux choses frappent la vue : d’abord les fibres des muscles petit oblique et transvorse de l’abdomen dirigées vers la partie antérieure et, de plus, au-dessous, des fibres dirigées d’une façon particulière. Ces fibres forment un petit faisceau musculaire décomposé nettement en deux parties par une ligne celluleuse. De plus, il est séparé de la masse charnue des muscles précédemment indiqués par un petit triangle à base interne rempli de tissu cellulaire lâche entremêlé de quelques lobules adipeux. La base do ce petit triangle, tournée en dedans,

Fallope, un peu en dehors de sa partie moyenne. Il part manifestement d’une part de l’épine pubienne et aboutit d’autre part à la

11 n’y a aucun risque de rupture, puisqu’une grande partie de l’effort est faite par le doigt de l’aide introduit dans le vagin.

Le poids de l’utérus ne dépassant pas 50 grammes, les ligaments ronds ont toujours une solidité plus que suffisante pour le main-

tractions, non sur la portion terminale, mais sur la portion ingui-

Le raccourcissement du ligament rond comprend deux points : 1® La découverte du ligament rond ;

1“ La découverte doit être faite par le procédé d’Imlach modifié

les fentes pouvant exister entre le pilier externe et l’arcade de Fallope ou môme sur le pilier externe. Au niveau de cet orifice on découvrira la bande graisseuse, et on disséquera le ligament rond dans son intérieur. Cette dissection est parfois assez laborieuse, parce que cette graisse est très adhérente, et il faut s’armer de patience et isoler à petits coups le tissu cellulo-adipeux avec un

Quelquefois cette boule graisseuse

au-devant de l’orifice inguinal.

Une fois en possession du ligament

fibreux qui le relient aux

On agit de même sur le côté opposé.

4” On fait la suture au catgut d’ordinaire. L’extrémité du ligament est conservée ou réséquée de préférence.

L’opération est terminée par la suture superficielle.

Il est inutile d’ajouter que la méthode antiseptique doit être

Il est bon de laisser un pessaire (de préférence un pessaire de Gariel) pondant au moins trois semaines, et la malade le gardera pendant les premiers jours où elle se lèvera.

III. - Étude sur les ligaments ronds de l’utérus et sur leur rac*

Dans cet article, après avoir exposé les conclusions du travail précédent, je montre que l’opération d’Alexander, rationnelle au point de vue anatomique et au point de vue physiologique, est aujourd’hui une opération réglée, comme on diten chirurgie, aussi réglée que la ligature de l’artère fémorale ou l’amputation de

■ précautions antiseptiques. — La blessure du péritoine est excep- M. Manrique, il n’y a eu qu’un seul cas de mort, une infection pu-

Résultats. — 19 opérations contre les prolapsus auraient été pratiquées depuis assez longtemps pour être justiciables de la cri-

idée bien définie et absolument différente de rinterprétation donnée aotuellemcnt a la nature anatomique de l’affection en question ? Ne vaudrait-il pas mieux remplacer ce mot par celui de tumeurs, qui ne préjug-o rien au point de vue anatomo-pathologique et embrasser toutes les productions que nous avons étudiées sous la dénomination de tumeurs sous-cutanées douloureuses, dénomination un peu vague, il est vrai, mais qui aumoinsale mérite de s’appliquer à tous les néoplasmes offrant les symptômes bien connus de cette affection, tandis que la précédente ne s’applique à aucun ?

Des articulations du squelette dans leurs rapports s

aux parties latérales de ce trait que correspondront les

Bassin. — Au niveau du bassin j étudié le sièfiïG précis où les appareils doivent prendre leurs points d'appui ; l'ischion, la crête iliaque à partir d’un point commençant à vingt-cinq millimètres en arrière de l’épine iliaque antérieure et supérieure sur une longueur do quarante à cinquante millimètres. Partout ailleurs, c’est-à-dire sur toute la périphérie pelvienne, la ceinture doit s’appliquer exae* toincnt, étroitement, mais en faisant place autant que possible aux saillies osseuses.

cédente, les appareils peuvent avoir à remédier à deux déviations principales du pied : une déviation consistant dans l’enroulement du pied, ainsi que l’on dit en pathologie, et une autre déviation consistant dans la rotation du pied en dedans. Ces deux déviations s’associent d’ailleurs fréquemment, et l’on est obligé alors de combiner dans les appareils les deux mouvements mécaniques destinés à s’y opposer.

Après de longues expériences nous sommes arrivé à conclure que, quelques complications que présentent les articulations diverses du pied entre elles et leurs déviations, on peut, au point de vue pratique, considérer le mouvement défectueux comme se produisant presque entièrement dans l’articulation médio-tarsienne, c’està-dire dans l’articulation qui se fuit entre la rangée antérieure et la région postérieure du tarse.

Lorsqu’on agit sur cette articulation et qu’on remédie à ces déviations, il est à remarquer que les autres déviations, toujours plus légères, se corrigent d’elles-mêmes.

Je fais ici abstraction, bien entendu, des cas où l’intervention opératoire est jugée indispensable ou utile, c’est-à-dire des cas où existent des déformations osseuses non justiciables de l’ortliopédie et nécessitant des opérations spéciales.

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