OBSERVATIONS, PRÉSENTATION DE PIÈCES, ET RECHERCHES CLINIQUES
Lorsque nous avions l’honneur d’être l’interne de M. le p seur Panas, nous avons eu l’occasion d’observer un cas de
variété de fracture, étudiée d’abord par Hiiîelsheim en 1853, comme on le sait, l’objet d’un travail important de M. le prof< Dubrueü, de Montpellier. Les observations de cette varit traumatismes sont peu fréquentes, et dans la nôtre, que nous
Le nommé S..., Théodore, âgé de 30 ans, employé, se présente le 25 janvier 1882 au matin â la consultation externe de la clinique ophtalmologique de la Faculté. 11 nous raconte que, la veille, il a fait une chute haute d’un mètre et que, dans l’accident, la région malaire droite a porté sur le coin d’une table. Immédiatement après, gonflement considérable des paupières et violentes douleurs de tête. Quand il se mouche, il lui semble que l’œil tend à sortir de l’orbite.
Large ecchymose à la paupière supérieure. Petite ecchymose sous-conjonctivale en dehors de la cornée.
Kmphysème des deux paupières, plus marque a la paupière supérieure.
Fpistaxis renouvelées plusieurs fois, surtout la nuit.
Aucune douleur à la pression, si ce n’est au niveau du trou sousorbitaire.
et physiologie pathologique. P
Dfins sa thèse M. Chaput s’est attaché à démontrer quelle pou-
naturo de la consolidation, de la longueur du cal fibreux et des déformations consécutives des fragments.
Muées; ^ ^ ^ ^
court et flexible.
P..., 43 ans. Avant sa suture osseuse, fragment supérieur: 4 cent. Écartement : quelques millimètres. Fragment inférieur : 4 cent. Hauteur totale : 8 cent. Flexion à angle droit au bout de quelques mois.
relevé ensuite ce qui suit :
Après la suture, fragment supérieur : 3 cent. Écartement : quelques millimètres. Fragment inférieur : 3 cent. Hauteur totale : G centim. 1/2. Flexion pas tout à fait à angle droit au bout de
T..., 28 ans. Trois ou quatre mois d’immobilisation. Fragment
Les distances de l’épine du tibia au bord supérieur de la rotule n’ont pas été recherchées. Flexion : quelques degrés au bout de quelques mois.
S-» Type 1.
F..., après une entorse de son cal, s’est décidé à se faire suturer la rotule par M. le professeur Duplay.
Il est probable que la réunion osseuse ne s’est point faite ; mais,
longueur pareille la flexion eût été très empêchée.
Ces trois observations sont consignées dans la thèse de M. Chaput, aux pages 27, 34, 20.
Cette observation nous a paru intéressante à publier à cause de : 1* L’énorme volume du rein droit atteint de cancer encéphaloïde et totalement envahi : il pesait 985 grammes. Sa longueur était de
que l’écrit M. le professeur Le Dentu (Affections chirurgicales des reins, des uretères et des capsules surrénales. Paris, 1889), que chez l’adulte, le rein cancéreux n’offre pas d’ordinaire un très grand développement et double rarement de volume. Cette augmentation des dimensions aurait été certes une grande difficulté
indiquée dans notre observation par l’état profondément cachectique du malade, qui mourut subitement de syncope quelques jours après son entrée dans le service de M. le professeur Duplay.
2® L’état du rein du côté opposé, congestionné, plus gros qu’un rein normal, comme il était à prévoir puisqu’il devait suppléer son congénère du côté opposé.
3° La propagation au foie, où on trouvait un semis de grains
Les autres viscères, pas plus que la colonne vertébrale, ne présentaient aucune altération.
lieu dans la plupart des procédés employés, mais encore la tige. A cet effet, on doit se servir non pas d’un instrument tranchant, qui sépare l’une de l’autre les deux parties de la fongosité, n’enlève que la tète et laisse la tige, mais d’un instrument un peu mousse, tel qu’une branche de ciseaux démontés, qui provoque un léger arrachement et enlève les deux portions. On est ainsi à
Bien que, dans l’immense majorité des cas, les sarcomes de la parotide, comme la plupart des tumeurs de cette glande, soient des sarcomes mixtes, on y observe aussi le sarcome pur. Quoique rare, il est plus fréquent qu’on ne le pense généralement, et il y est le plus souvent encapsulé. Dans la grande majorité des observations, le système ganglionnaire reste indemne, sauf dans le sarcome mélanique, et jamais les sarcomes purs de la parotide, quel que soit leur volume, n’adhèrent au paquet vasculo-nerveux du
Le diagnostic du sarcome pur de la parotide est cliniquement impossible. On peut dire sarcome, d’après les symptômes ob-
L’évolution est très lente, exceptionnellement rapide, et la grossesse, ainsi que la menstruation, donnent lieu à dos poussées.
La généralisation est très rare, mais on obseï dive sur place, quelquefois à longue échéance.
Dans notre observation, la tumeur, qui datait de 7 ans et s’était développée, comme d’ordinaire, chez un jeune sujet (femme de 22 ans>, avait subi une augmentation rapide depuis un an et triplé de volume dans les six derniers mois. Elle offrait le volume d'un œuf de dinde. Il n’y avait pas de paralysie faciale, ce qui est un symptôme classique de ces tumeurs. Aucune douleur ; un peu de gêne seulement, lors des mouvements de mastication et de latéralité du cou. Aucun trouble ni dans la déglutition, ni dans l’audi-
celles du côté opposé. Le lobule de l’oreille est soulevé, mais non déroulé.
L’énucléation fut des plus faciles; le manche du bistouri et une spatule y suffirent. Surtout la tumeur était enveloppée d’une coü-
Lipomes symétriques a'v
M. Chavanne se propose d’étudier les lipomes symétriques d’une part, et d'autre part la relation entre l’apparition des lipomes, en certaines régions, et certains troubles de la sensibilité. Notre ob-
II s’agit d’une dame d’une trentaine d’années, qui portait, un peu au-dessus de l’articulation du coude de chaque côté, une petite
l’examen clinique être lipomateuse. L’ablation, demandée par la
Ces deux observations inédites ont été communiquées par moi àM. leD*' Gérard Marchant, chirurgien des hôpitaux de Paris, pour une leçon clinique qu’il fit il y a quelque temps à l’hôpital Laënnec. Elles seront ultérieurement publiées.
Elles ont trait toutes deux à de jeunes femmes que j’eus l’occasion d’observer et qui portaient au niveau de la région sous-hyoïdienne médiane une fistule persistante depuis longtemps, s’ouvrant et se refermant tour à tour. Le fin stylet qu’on pouvait y introduire ne révélait aucune lésion de l’os maxillaire inférieur, et tous les traitements ordinairement mis en usage dans ces conditions avaient échoué. Instruit par un cas de M. le professeur Le Fort dont j’avais
de la dent correspondante à la fistule qui était dans un cas une
aucun symptôme subjectif ou objectif du côté du système dentaire. Je proposai la trépanation de la racine dentaire incriminée par l'intérieur de la cavité buccale et prédis la guérison spontanée de la fistule après cette opération. Cette intervention minime fut accep-
moi-même. Je n’insiste pas sur les détails de l’opération, qui fut d’une simplicité extrême. Je dirai seulement que mes prévisions se réalisèrent et qu’au bout de peu de temps la guérison de la fis-
moratifs (contusion, coup, fracture, opération, etc.) seront absents qui pourraient faire penser à une lésion de l’os maxillaire inférieur lui-même, lorsque d’autre part l’examen minutieux au stylet ne révélera aucune lésion de cet os, lorsque le système ganglionnaire
la présence d’une carie radiculaire d’une dent ayant perforé peu à peu l’os soit au niveau de son bord inférieur, soit au niveau de la partie inférieure de l’alvéole et étant venue se faire jour au dehors par une fistule cutanée. Le trajet osseux doit être souvent extrêmement fin, presque imperceptible ; il n’y a d’ailleurs pas lieu de s’en inquiéter au point de vue de l’intervention, qui sera pratiquée vers