II. — TRAITEMENT DES DIFFERENTES AFFECTIONS DE L’ŒSOPHAGE THORACIQUE
(Etude anatomique, expérimentale et critique).
1° Traumatismes de l’œsophage et leurs complications.
Quels moyen
leurs, apaisera la dysphagie.
2. — La plaie s’est-elle infectée et sommes-nous en présence d'une œsophagtte phlegmoneuse traumatique, pratiquer avec précaution l’œsophagoscopie, ponctionner et ouvrir Vabcèssous le contrôle de Vœil, dans la lumière œsophagienne.
3. — Un degré de plus, c’est le phlegmon pêri-œsophagien, consécutif à l'infection d'une plate superficielle ou à la perforation de l’œsophage :
a) Pour les phlegmons de la partie supérieure du médiasttn, qui s 1 étendent vers le cou, faire toujours pour commencer, la médiastinotomie cervicale, avec drainage dans la position de Trendelenburg. Le plus souvent, cette opération suffira ; elle sera parfois, vu l'état du malade, la seule possible.
Si les symptômes persistent et si l’abcès ne se vide pas, faire, après détermination exacte du siège de la cavité, la médiastinotomie dorsale, avec drainage de part en part, du cou vers le thorax, et, s’il le faut, lavages de la cavité.
b) Pour les phlegmons de la partie inférieure du médiastin, ayant envahi la partie accessible à la médiastinotomie cervicale, commencer par faire cette opération facile et bénigne • Elle jugulera les phénomènes infectieux et permettra de préparer la médiastinotomie dorsale, que l’on est autorisé à tenter dès que l’on saura de quel côté la pratiquer.
c) Pour les phlegmons de la partie inférieure du médiastin, absolument inaccessibles par en haut, faire d'emblée la médiastinotomie dorsale.
Ajoutons que la gastrostomie est impérieusement indiquée
Pour ce qui est de la technique opératoire, c'est celle que nous avons exposée à propos des voies d’accès de l’œsophage.
2° Corps étrangers de l’œsophage thoracique.
Dans le cas de corps étrangers de l'œsophage thoracique, quelles qu’en soient la forme et la nature, l’indication immédiate est d’en
les ulcérations en sont très précoces, l’envahissement des lymphatiques, très fréquent, mais relativement tardif ; les ganglions envahis sont les ganglions trachéo-bronchiques pour le cancer du tiers moyen, les ganglions de la petite courbure de l’estomac pour le cancer du tiers inférieur. Enfin les adhérences de l’œsophage
cancéreux sonttrô s fréquemment observées aux autopies ; la mobilité constatée à l’œsophagoscope permet de penser qu’elles sont tardives.
dehors, nous Axons un long Al de soie à l’olive d’ivoire et attirons ce Al jusque dans la plaie médiastine, le sujet étant replacé sur le côté. Ce Al nous sert à fermer le bout inférieur de l’œsophage. Tandis que nous amorçons la libération de ce bout inférienr, l’aide tire progressivement sur l’extrémité du Al qui sort par la bouche gastrique et l’œsophage se retourne en doigt de gant, muqueuse contre muqueuse (Ag. 18). Quand le bout inférieur est complètement invaginé et qu’on voit la muqueuse gastrique succéder à la muqueuse œsophagienne, on ferme le cardia par deux plans de suture; Il n’y a plus qu’à drainer le médiastin (Ag. 19).
En somme la conclusion de ces recherches anatomiques est la suivante : La résection du segment thoracique de l'œsophage sur le
pseudo-broncho-pneumonie trophique.
Une série d’expériences pratiquées sur les nerfs vagues au laboratoire de physiologie nous ont permis d’obtenir les mêmes lésions anatomo-pathologiques du poumon. De cette double série de recherches, histologiques et expérimentales, nous avons conclu que, au cours,de l’invagination du bout inférieur de l’œsophage, on peut infliger aux nerfs vagues des microtraumas, des élongations, dont le choc retentit sur les poumons, en amenant ces lésions que nous
e latérale, complétée par une résections costales (11g, 23).
> et libération du cardia. — aérer le bord droit du cardia
pénètre :
bord droit do l’angle :