SCARLATINE
La pression artérielle dans la scarlatine de l’adulte. En collaboralion avec M. P. Teissier. [Journal de physiologie et de pathologie générale , 1908, n° 3, mai, p. 481.)
La lecture des observations cliniques que nous avons rapportées dans cette étude montre que la scarlatine doit être rangée à la suite de la fièvre typhoïde dans la catégorie des maladies à pression basse de Potain. L’abaissement de pression, plus marqué chez l’adulte que chez l’enfant, plus marqué aussi que dans la plupart des maladies infectieuses, est précoce et s’observe dès la période d’éruption.
Le plus souvent, l’abaissement de pression se prononce au moment de la convalescence. D’une manière générale, et pour un âge où la pression artérielle normale est de 17 centimètres chez l’homme et de 16 pour la femme, les chiffres moyens d’abaissement ont été 13,12 et même 11 centimètres, mesurés au ephygmomanomètre de Potain. La normale se rétablit très lentement, au vingtième, trentième, quarantième jour.
Dans les formes graves, intenses, hyperpyrétiques, la chute de la pression est plus marquée et semble s’accentuer, proportionnellement, avec l’élévation de la température et la tachycardie. Dans les
seaux aboutissant ou non à des hémorragies microscoj constatations sont conformes aux idées actuelles sur la i tive de la myocardite aiguë diffuse, comme sur l’impc troubles vasculaires dans la détermination des lésions \ que l’on observe le plus généralement dans le myocarde
Prophylaxie de la variole aux colonies. (Rapport au II de la Mutualité coloniale et des pays de protectorat , Conslantine, 20 au 23 avril 19H. Même sujet , Tunis
le meilleur procédé de pénétration pacifique, et la plupart des colonisatrices Tout si bien compris qu’elles ont tout fait | :.. des centres vaccinogènes, pour faciliter le transport du
bourg avec le professeur P. Teissier et le D r Camüs, que l'alastrim n’était autre que la variole. Par certains points* nous l’avons vu, l’alastrim ressemble à la variole, et par d’autres à la varicelle. C’est celle double apparence de similitude qui a créé la confusion; à vrai dire, quand on analyse de près l’évolution de l’élément éruptif, il est facile de ’se rendre compte qu’il s’agit de la variole. Sans doute, cetle éruption peut présenter des variations, mais on ne trouve pas, dans la répartition des éléments, cette particularité qui est dominante dans la varicelle : le polymorphisme régional des éléments éruptifs, subordonné à l’éruption en poussées de la
En revanche, môme quand l’éruption est abondante, la fièvre peut être légère et même faire défaut. La conservation de l’état général s’oppose à l’intensité de l’exanthème.
Les dualistes prétendent que la vaccination ne protège pas toujours contre l’alastrim. Mais quand on lit nombre de leurs observations, on voit qu’elles font mention d’individus vaccinés pendant l’épidémie, c’est-à-dire trop tard pour qu’ils soient protégés. Van
Nous montrons, dans ce travail, qui fait suite à une première note présentée S l’Académie, sur le même sujet, par MM. Kelsch et Cambier, que le vieillissement n’est pas nécessaire et qu’on peut fort bien obtenir des pulpes très peu souillées dès la récolte,
recueillir de croûtes.
Ce sont celles-ci qui apportent le plus de germes adventices, et leur mélange è la pulpe constitue une des plus grandes causes de la souillure des vaccins.
Les espèces microbiennes que nous avons rencontrées sont :
Le staphylococcm cerem albus\ c’est de beaucoup le plus fré-
Le staphylococcus aureus, également très souvent associé, mais en quantité beaucoup moindre ;
Le staphylococcus flavus griseus , le subtilis, le mesentericus, souvent associés au staphylococcus cereus albus, le mégathérium, le tétragène, des espèces aériennes, non indiquées, que nous avons décrites sous les dénominations de eoeco-bmUe, diplobacille fétide, petit
bacille de Frledlünder.
proviennent vraisemblablement de la litière des animaux ou de
Le rôle de ces espèces n’est pourtant pas négligeable. Avec M. Camus nous considérons qu’il facilite l'action du vaccin à. cause de lüriilation locale qu’il détermine. Mais il est évident que leur nombre ne doit pas être trop élevé et que vaccin souillé ne signifie pas vaccin plus actif. Comme nous l’indiquons dans le travail suivant, la signification de ces germes ne change rien à la valeur intrinsèque du vaccin, dont il faut toujours surveiller et contrôler l’aclivllé.
Quelques recherches bactériologiques et expérimentales sur le vaccin antivariolique. En collaboration avec MM. Kelsch et Camus. (Académie de Médecine , 23 juillet 1907.)
Cette communication envisage différents problèmes qui nous paraissaient intéressants et qui peuvent être ainsi résumés :
En premier lieuj nous avons cherché à déterminer la durée de l’immunisation vaccinale du lapin. Celle-ci, après une première inoculation, parait varier dans des limites très étendues, elle est ordinairement de deux ou trois mois.
En second lieu, nous avons contrôlé la valeur des vaccins de génisse parallèlement à la détermination de leur teneur microbienne. 123 échantillons de vaccin ont été examinés è ce point de vue. Le staphylocoque constitue de beaucoup l’espèce la plus commune. En second lieu, vient le bacillus subtilis. La signification de ce6 germes est è peu près négligeable, et on ne constate pas de différences appréciables dans la réaction cutanée après inoculation de vaccin stérile et de vaccin non épuré.
En troisième lieu, nous avons recherché les corpuscules de Quameri en provoquant des lésions cornéennes avec différentes substances. Nous en avons conclu qu’ils ne paraissaient pas devoir être considérés comme des agents pathogènes, mais comme des
ur la génisse et le lapin trois points distincts réunis par le même objèctif fondamental, savoir :
insis sont préservatrices pour le porteur, connue en témoigne la vaste expérience de l’armée.
Ce fait s’explique d’ailleurs d’une manière très saisissante par ce que nous savons maintenant de l’apparition des sensibilisatrices et de la formation des anticorps. N’est-on pas fondé à imputer ces réactions frustes des revaccinés à une formation prompte et surabondante d’anticpi'ps, provoquée par le contact du germe vaccinal avec des éléments organiques préparés, d’autant plus aptes à cette élaboration qu’ils ont subi plus souvent la stimulation du virus vaccinal? L’anticorps formé lors de la revaccination s’ajoute à la provision tenue éventuellement en réserve et a promptement raison du microbe spécifique qu’ils détruisent dans une simple réaction phlegmasique dont les produits ne sont plus inoculables mais qui implique pour l’intéressé le renouvellement de la protection variolique.
Ultérieurement, nous avons substitué au contrôle de deux jours, établi pour les revaccinés, des époques de conlrôle variable, et nous avons constaté, à l’Institut Supérieur de vaccine, que les revaccinés, observés à une période dont la brièveté varie avec l’époque plus ou moins rapprochée de leur vaccination antérieure, présentaient une évolution papuleuse, vésiculeuse puis pustuleuse, très légère et saisissabje seulement si ou examinait les lésions à la loupe. On trouve en un mot, chez les revaccinés, une évolution hâtive et fugace qui rappelle en quelque sorte en miniature celle du primfl-vaççiné.
Ces études ne donnent pas purement et simplement satisfaction h une curiosité scientifique. Elles ont une haute importance pratique. D’une part, elles donnent une valeur réelle aux statistiques qui, dans l’aucienpe nomenclature basée sur les termes positifs et négatifs, n’avaient aucune valeur, attendu que ce qui était un succès pour un était nu insuccès pour nn autre, Généralement, la papule était envisagée comme un résultat négatif-
D’autre part, l’absence de tout contrôle ou l’erreur commise sur
Nous avons été ainsi amené à établir pour le contrôle des résultats la nomenclature suivante qui correspond au type le plus fréquemment observé dans les réactions vaccinales et qui permet de se rendre compte aussi exactement qu’il est possible de l’aptitude de chaque individu à manifester son degré d’immunité.
Actuellement, tous les certificats de vaccination sont établis de
1» Pustule;
2“ Papulo-vésicule ;
3’ Papule;
4° Aucune réaction.
Cette division a été adoptée à. peu prés partout en France. La pustule correspond à la réaction primo-vaccinale.
Sur la présence de cellules à granulations métachromatiques dans la pulpe vaccinale. (Joum. de physiologie et de pathologie générale, 1909, juillet, n* 4, Société de biologie, 26 juin 1909, Bulletin, p. 1069.)
J’ai, le premier, signalé dans la pulpe vaccinale des cellules à granulations colorées en violet par le bleu de méthylène, et qui semblent avoir, avec l’activité du vaccin, un rapport réel; ces cellules doivent être considérées comme des mastzellen dont l’apparition en grand nombre témoignerait de l’activité du virus vaccinal; elles s’en écartent cependant par quelques points de coloration, car
vaccinale. Ils n’ont pas été reproduits par l’injection des substances irritantes.
Les cellules b granulations violettes peuvent être rapprochées des mastzellen, et semblent passer, avant de devenir migratrices, par la forme de clasmatocytes.
Disons, en terminant, que nous avons retrouyé avec M. P. Teissier ces mêmes cellules dans le pus de pustules varioliques. Nous nous proposons d’exposer le résultat de ses recherches dans un
Pendant que ce travail était à l’impression, a paru dans le Cen-r trfllbl. f. bakt., avril 1909, n“ 1, p. 23, un mémoire de Terni sur des granulations éosinophiles rencontrées dans le vaccin, due cet auteur considère comme l’origine des cytoryctes. Plusieurs de ces dessins laissent à penser qn’it s’agit des mêmes cellules que j’ai décrites. Il emploie, pour les colorer, le Romanpwsky-Giemsa; or les granulations des mastzellen dp vaccin prennent, sous l’influence de ce colorant, une teinte rougeâtre qui rappelle celle des éosinophiles, mais est due h la métachromasie.
Ultérieurement, Casagrandi, dans divers travaux de laboratoire de l’Institut d’hygiène expérimentale de Cagliari (1909-1910), a confirmé cette manière de voir.
Pulpes vaccinales et basses températures. En collaboration avec MM. Kelsch, P. Tmssier, Camus et Duvoiit. (Académie de Médecine, 12 juillet 1910.)
Certains vaccinateurs anglais ont étudié l’action dp froid suv le vaccin et ont vu que les pulpes semblaient très bien se conserver à 10° au-dessous de 0. Ce fait n’a d’ailleurs rien d’étonnant :
D’Arsonval a montré que les germes pathogènes résistaient è 100» an-dessous de 0. Bordoni Ufreduzzi, Beijerinck et Jacobspn au Congrès du Froid (Paris, 1908) ont constaté que les levures et les moisissures résistaient aux plus basses températures et que les