II. OBJET DE NOS TRAVAUX
C’est au cours de nos études sur le traitement de la diphtérie par la sérothérapie que nous avons été amené à nous occuper de l’hospitalisation des maladies contagieuses.
Avec MM. Roux et Chaillou nous traitions, en 1894, les diphtériques dans un pavillon où tous les malades suspects de diphtérie étaient hospitalisés-, nombreuses étaient les erreurs de diagnostic-, plus fréquentes, et surtout plus funestes, les complications ou les infections surajoutées. Dans les cas de croup opérés, les malades mouraient de broncho-pneumonie ; la rougeole ou la scarlatine guettaient les convalescents, et' souvent, malgré la sérothérapie, les enfants succombaient.
Il n’y avait à cela qu’un remède : l’isolement individuel,- rêve alors pour beaucoup, cependant devenu bientôt une réalité à l’hôpital Pasteur.