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ORIGINAUX

Ayant soigneusement colligé plus de mille cas de cure radicale, nous avons constaté environ une centaine d’accidents produits par les fils de soie. Accidents bénins sans doute, car aucun n’a entraîné de complications graves; néanmoins, il est désagréable de voir un malade revenir après trois ou quatre mois, parfois même sept ou huit, avec un abcès au niveau de la cicatrice. On ouvre la collection purulente et, au centre du foyer, on trouve le fil'de soie, plus ou moins mobilisé, cause évidente des accidents. Depuis le i" février 1897 on n’emjfiloie plus à l’hôpitab Trousseau que le catgut stérilisé à 120“ par les vapeurs d'alcool sous pression. Les cures radicales de hernie y sont journalières ; nous n’avons pu retrouver, malgré nos recherches, un seul accident produit par les fils. Notons qu’antérieurement les soies employées étaient également stérilisées à i2o«. Il y a donc là une relation de cause à effet. Avec l’emploi du catgut,

On a sans doute beaucoup écrit au sujet des ligatures

cette importante question méritait d'être reprise depuis la stérilisation du catgut par les vapeurs d'alcool à 120’>. Tout récemment encore, la soie stérilisée à l’autoclave pouvait être préférée au catgut phéniqué par exemple, livré dans des conditions déplorables d’asepsie.

Brunner, examinant plusieurs centaines de flacons de catgut vendus dans le commerce comme aseptiques, n’a-t-il pas constaté que la plupart cultivaient?

Mais aujourd’hui les choses sont changées avec la stérilisation du catgut par l'alcool, ainsi que l'a indiqué Répin.

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