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CHAPITRE IL

DE l’aBSORPTION EN GÉNÉRAL.

Rien n’entre dans Léeonomie, rien n’en sort sans la ‘condition de pouvoir tiltrer à travers les membranes qui forment tés parois des vaisseaux, c’est-à-dire d’être endosmotiquè .

Cette condition ne peut être remplie que par les liquides et les gaz, d’où cette conclusion que les corps solides qui ne trouvent pas dans nos organes les agents nécessaires pour devenir liquides ne sauraient être absorbés.

De même aucun médicament insoluble, métal, oxyde ou composé salin, n’aura d’action sur îéconomie qu’autant qu’il sera devenu soluble; et dans une même classe de corps, tout étant égal d’ailleurs, les plus solubles seront aussi les plus actifs.

Les substances qui forment dans l’économie des combinaisons d’abord insolubles., doivent trouver dans le corps humain des moyens dissolvants à l’aide desquels elles produisent leurs effets.

Règle générale sur Y absorption des médicaments et des poisons. — Presque tous les corps solubles sont absorbés directement ; tous les corps insolubles, au contraire, ont besoin de l’intervention soit d’un acide, soit d’un alcali, soit d’un composé salin, pour devenir aptes à être absorbés. Les médicaments et les poisons rencontrent ces réactifs dans l’économie : les acides dans le suc gastrique, les alcalis dans le suc intestinal, les chlorures alcalins dans toutes les humeurs animales.

La plupart des substances introduites dans l’économie agissent chimiquement sur le sérum du sang, soit immédiatement, soit médiatement : les unes coagulent l’albumine, les autres au contraire la fluidifient, d’où résulte la division naturelle des médicaments en coagulants et fluidifiants .

Les coagulants sont : le chlore, le brome, l’iode, les acides sulfureux, sulfurique, azotique, chlorhydrique, etc. ; la plupart des sels d’étain, de zinc, de bismuth, de plomb, de cuivre, d’antimoine, de mercure, d’argent, d’or ët de platine ; le tannin, l’alcool, la créosote, l’acide acétique concentré, l’huile de croton-tiglium, etc.

L’action locale des coagulants est le plus ordinairement suivie d’une action générale plus ou moins marquée qui est consécutive à l’absorption du corps coagulant, absorption qui s’effectue à l’aide d’un petit nombre de réactions chimiques d’une admirable simplicité.

Les fluidifiants sont les alcalis et la plupart de leurs sels, les acides

arsénieux et arsénique hydratés, les acides organiques étendus d’eau, etc.

Parmi les substances absorbables les plus actives, celles qui sont capables de produire une mort presque instantanée appartiennent à la classe des fluidifiants; et parmi les coagulants, les plus promptement mortels sont ceux dont le coagulum est le plus rapidement soluble par les agents de dissolution de l’économie.

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