Considérations sur ïhydrotimétrie
(.Annales de la Société d’hydrologie, 1866.)
En rendant compte de l’excellent Traité d!hydrotimétrie de MM. Boutron et Boudet, l’auteur a été porté à conclure :
1° Qu’un simple titrage hydrotimétrique suffit toujours pour apprécier la qualité d’une eau potable, au point de vue de ses principes minéralisateurs, attendu que ce titrage indique la proportion exacte des sels calcaires et des sels magnésiens contenus dans cette eau, seul élément essentiel à connaître pour établir sa valeur intrinsèque.
'T Que pour opérer un titrage hydrotimétrique il suffit d’avoir à sa disposition une petite boîte contenant une burette graduée, un flacon d’essai et un flacon hydrotimétrique ;
3° Qu’un hydrotimètre ainsi réduit à sa plus simple expression, constitue un nécessaire hydrologique de voyage, indispensable à toutes les personnes qui s’intéressent à l’avancement des études hydrographiques.
78. Remarques sur la valeur des recherches chimiques appliquées à l'étude des eaux minérales (l re partie).
En collaboration avec M. Lefort.
{Annales de la Société d’hydrologie médicale de Paris, t. XIII, 1867.)
MM. Lefort et Mialhe ont pour but, dans ce mémoire, de rechercher s il ne serait pas possible de découvrir, par la voie expérimentale, le mode de groupement naturel des acides avec les bases dans les eaux minérales.
Celle première partie de leur travail comprend les diverses théories des chimistes qui se sont occupés de la manière dont on devait interpréter les résultats d’une analyse d’eau minérale, et, de la discussion des faits avancés par leurs devanciers, ils ont conclu que le mode de représentation des sels pouvait sans doute être obtenu autrement que par la voie hypothétique.
MM. Lefort et Mialhe se proposent de poursuivre cet intéressant sujet d’étude hydrologique, et ils espèrent pouvoir enfin jeter les bases d’une nouvelle statique chimique des eaux douces et des eaux minérales.
79. De raction des alcalins dans le traitement des calculs biliaires et vésicaux.
{Annales de la Société d’hydrologie médicale de Paris, t. XIII, 1867.)
80. Etudes physiques et chimiques sur les Eaux-Chaudes [Basses-Pyrénées).
. En collaboration avec M. Lefort.
{Annales de la Société et hydrologie médicale de Paris , t. XIII, 1867.)
Par une exception que n’explique cependant pas leur réputation déjà très-ancienne, et les services qu’elles rendent à la thérapeutique, les sources des Eaux-Chaudes n’ont été jusqu’à présent l’objet que d’un très-petit nombre d’expériences chimiques.
MM. Lefort et Mialhe ont pensé qu’il y aurait un grand intérêt, tant au point de vue médical qu’au point de vue chimique, à entreprendre une étude générale et complète de toutes les sources des Eaux-Chaudes; et voici les principales conclusions auxquelles ils ont été amenés en opérant soit aux sources mêmes, soit avec des eaux transportées.
1° Les sources des Eaux-Chaudes possèdent une constitution identique et elles ont une origine commune.
2° La source de M invielle, quoique ayant la même origine que les
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sources tempérées et thermales, reçoit d’une manière incessante des eaux douces qui diminuent sa minéralisation ainsi que sa température.
3° Toutes les sources des Eaux-Chaudes sont d’autant plus minéralisées qu’elles sont à une température plus élevée.
!\° Elles diffèrent sensiblement, tant au point de vue du terrain dont elles émergent, que sous le rapport de la composition des eaux sulfurées sodiques de la chaîne des Pyrénées.
5° Indépendamment du monosulfure de sodium, qui en forme l’élément sulfureux dominant, toutes ces eaux contiennent du sulfure de calcium et de l’acide sulfhydrique.
6° Les Eaux-Chaudes sont de même nature que les Eaux-Bonnes.
7° Leur minéralisation et leur température ne sont pas constantes à toutes les époques de Tannée, mais ces variations n’ont lieu que dans des limites très-bornées.
Fl N.
Paris. — Imprimerie de E. Martiset, rue Mignon, 2.