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Analyse de l’eau minérale de Wildunyen {Allemagne

En collaboration avec M. Leforl. (Imprimée dans le Précis analytique des eaux minérales de VAllemagne et dans le Dictionnaire général des eaux minérales et d'hydrologie médicale.

2 vol. in-8,1860.) ' ’ ,

D’après cette analyse exécutée, en 1857, avec de l’eau transportée à Paris, cette eau minérale (dont on fait un très-grand usage en Allemagne) appartient aux èaux bicarbonatées sodiques notablement ferrugineuses.

70. Note pour servir à l’histoire de la sàntonine sur économie animale.

(Lue à l’Académie des sciences, le 6 septembre 1858.)

(Comptes rendus de l’AcailémieVes sciences. 1858.)

En outre des effets produits sur la vision par l’absorption de la santonine, M. le docteur Martini a signalé un phénomène de coloration de l’urine soit en vert, soit en jaune verdâtre, soit en jaune orangé ; phénomène que Leroy (d’Etiolles) a également constaté.

M. Mialhe a été à même de remarquer ces diverses colorations de' l’urine après l’absorption de la sàntonine; et il a vu de plus que cette urine prenait, sous l’influence des alcalis,unecouleur rougeorangéfoncé tout à fait caractéristique ; il a pensé que ees phénomènes de coloration devaient être attribués à une oxydation intra-vasculaire. Pour en avoir la preuve, il a soumis la sàntonine à l’action de certains agents oxydants, notamment l’acide azotique bouillant, et il a obtenu un produit qui, après saturation, donne à l’eau une couleur jaune verdâtre, analogue à la couleur que prend l’urine sous l’influence de la sàntonine. Traitant ensuite cette liqueur par une base alcaline, il a obtenu une coloration rouge orangé foncé, identique avec celle que donne, par

l’addition d’un alcali, l’urine sécrétée après l’ingestion de la santonine.

Ainsi, lasantonine n’échappe pas aux lois quel’auteur a formulées(l) pour l’oxydation des substances organiques dans réconomie animale. Elle subit dans le sang l’action comburante de l’oxygène avéc lequel elle se trouve mise en contact par l’acte incessant de la respiration. Cette oxydation donne lieu à un produit nouveau qui, par sa pénétration dans les humeurs de l’œil, normalement incolores, détermine ces phénomènes de coloration. L’œil ainsi affecté voit les objets colorés en jaune verdâtre, ce qui est le plus ordinaire ; d’autres fois il les voit revêtus des couleurs complémentaires,

Dans ces phénomènes, M. Mialhe pense qu’on doit reconnaître deux causes: la première se rapporte à l’action chimique qui produit un ictère passager et détermine, pour la vision, la coloration en jaune ou jaune verdâtre; la deuxième résulte de la sensation nerveuse consécutive qui donne lieu à la production des couleurs complémentaires.

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