Précis d’analyse qualitative des urines
{Union médicale, 1847.)
L’examen des urines ayant une grande importance clinique, M. Mialhe a publié, pour les médecins, des renseignement propres à les aider dans leurs investigations à ce sujet.
Il faut d’abord tenir compte de la couleur de l’urine à l’état normal ou à l’état pathologique. Il y a coloration outrée dans les maladies inflammatoires, et souvent décoloration dans le diabète, l’albuminurie, la polydipsie. L’odeur, la saveur et la densité doivent être prises en considération.
Viennent ensuite les propriétés chimiques de l’urine. L’urée qu’elle contient peut y être en abondance ou en très-petite quantité; de même pour l’acide urique. L’albumine peut y être facilement démontrée par l’acide azotique, ainsique l’albuminose par le tannin. Le sang, le sperme sont reconnus au microscope, les matières colorantes de la bile par l’acide nitrique, le pus par le microscope ou l’ammoniaque. Le sucre qu’on y rencontre dans les cas d’affection diabétique est constaté dans l’urine par la potasse caustique en ébullition avec cette dernière.
38. Recherches chimico-thérapeutiques sur le citrate de magnésie.
(Union médicale, 1847 .)
Ce sel, lorsqu’il est avec excès d’acide, n’offrant pas la saveur amère des sels magnésiens, a permis à l’auteur de préparer une limonade spéciale constituant un purgatif des plus agréables. Le citrate de magnésie purge par deux effets. 11 tient le milieu entre l’action des sels magnésiens neutres et l’action de la magnésie libre ou carbonatée.
39. Analyse des eaux minérales de la Pdila , du Tigre , et du Templado , île de Cuba.
(Union médicale , 1847 .)
Il résulte des recherches de l’auteur que les trois eaux minérales de San Diego de los Banos , connues dans le pays sous les noms d’eaux de la Pdila, du Tigre et du Templado , appartiennent à la classe des eaux salines sulfatées, et qu’elles offrent un rapport des plus intimes avec l’eau de Contrexeville (France), de Louèche (Suisse) et de Luques (Italie).
llO. Note sur la non-identité d’action thérapeutique des différents médicaments astringents fournis par le règne végétal.
(Union médicale, 1847 .)
On avait eru remarquer que les propriétés astringentes du tannin, du cachou, du kino, etc., étaient plus douces que celles du tannin
de la noix de galle. M. Mialhe s’est assuré que cette différence est réelle, car les tannins du Cachou, du kino, etc., n’agissent pas aussi fortement sur l’albumine que celui de la noix de galle et cependant leur action astrietive est pour le moins aussi marquée.'