‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 6 sur 11 · INJECTIONS D'HUILE CAMPHRÉE · texte numérisé non relu

INJECTIONS D'HUILE CAMPHRÉE

Sur le diagnostic des tumeurs consécutives aux

INJECTIONS d'huile DE VASELINE CAMPHRÉE.

(Avec J. Murard et J.-F. Martin.) (10).

Sur la détection histo-chimique des carbures (huile de vaseline) dans les tumeurs provoquées par injections DE CES CORPS DANS LES TISSUS.

(Avec A. Policard.) (14).

Thèse (I’Allauzen. — Les tumeurs consécutives aux injections d’huile de vaseline camphrée.

Nous nous sommes attachés à l’étude des pseudo tumeurs consécutives aux injections d’huile de vaseline camphrée et tout particulièrement en ce qui concerne leur structure histologique et leur diagnostic. Dans une première observation présentée à la Société Médicale des Hôpitaux de Lyon, il s’agissait d’une jeune femme se plaignant de l’apparition de plusieurs petites tumeurs de la cuisse gauche caractérisées par des nodosités dermo-hypodermiques mal délimitées, dures, douloureuses à la pression. Cette malade avait reçu au cours de l’épidémie de grippe soixante injections d’huile camphrée qui furent toutes faites dans la cuisse gauche en raison de l’existence d’un abcès de fixation à la cuisse droite. Une biopsie fut pratiquée et l’examen histologique nous montra des gouttelettes huileuses contenues dans des micro-kystes et des signes d’infection chronique dans un tissu conjonctif hyperphasié.

Nous avons attiré l’attention à propos de cette observation sur la longue période de latence entre la date des injections et la date d’apparition des tumeurs et sur le cheminement et la progression des tumeurs dans le tissu cellulaire.

Dans une seconde observation présentée à la Société de Médecine et des Sciences Médicales de Lyon, il s’agissait d’une femme qui, un mois après une pneumonie au cours de laquelle elle reçut huit injections d’huile camphrée, présenta dans la cuisse une tumeur prise pour un abcès. Mais l’absence de signes d’inflammation nous fît penser qu’il s’agissait d’une vaselinome au début. L’ablation de la tumeur, son examen histologique et chimique, permit de vérifier ce diagnostic.

En plus nous avons fait l’examen histologique de deux tumeurs analogues qui nous avaient été confiées.

En nous basant sur ces examens, nous avons fait l’étude anatomo-pathologique des lésions et nous avons retrouvé les caractéristiques signalées par Jacob et Fauré-Frémiet: microkystes de volume variable, parfois visibles à l’œil nu et contenant l’huile de vaseline, réaction du tissu conjonctif du type filbroïde, encerclant les kystes huileux, présence de grandes cellules géantes à très nombreux noyaux, souvent disposés en couronne ; ces cellules se trouvent le plus souvent au contact des cavités kystiques dont elles tendent à boucher la lumière et contiennent dans leur protoplasma des gouttelettes huileuses phagocytées.

Mais l’examen histologique ne pouvant pas toujours donner la certitude, nous nous sommes évertués à préciser le diagnostic histo-chimique du vaselinome. Nous avons montré d’abord que l’emploi successif d’acide osmique et de rouge écarlate permet souvent la découverte de l’huile de vaseline, l’acide osmique réduisant les graisses organiques et les colorant en noir et le rouge écarlate colorant alors électivement les carbures, n’ayant pas subi l’osmio-réduction.

Toutefois, ce procédé manque parfois de précision, du fait de l’impureté de l’huile de vaseline ; ce corps pouvant contenir

■des éléments adipeux des tissus qu’elle a dissous, réduit de ce fait l’acide osmique et prend une teinte grisâtre, pouvant en imposer pour des graisses naturelles ; aussi avons-nous cherché, avec le professeur A. Policard, une technique simple, permettant de déterminer de façon certaine la nature saponi- . fiable ou non des gouttelettes huileuses microscopiques constatées sur les coupes: après fixation au formol et coupe à la congélation, on examine sur lame le fragment prélevé. On procède alors à la saponification sur lame: on maintient la préparation pendant quinze minutes à 6o° dans de l’alcool sodé à io p. ioo en ayant soin d’éviter l’ébullition et de remplacer au fur et à mesure de l’évaporation l’alcool sodé par de l’alcool ordinaire. Sous l’influence de ce traitement, les coupes se rétractent de façon uniforme, les graisses saponifiables sont détruites et dissoutes et seules restent les gouttelettes d’huile de vaseline avec leur réfringence caractéristique. Aussi la distinction entre les gouttelettes de carbure et les formations adipeuses naturelles est aisée par cette technique très facile à mettre en œuvre et indiscutable au point de vue chimique.

Enfin réunissant les observations publiées alors, nous avons ramené les aspects cliniques que peut présenter le vaselinome à trois formes : forme inflammatoire et suppurée en imposant pour une infection, se voyant surtout dans les cas récents ; forme à noyaux multiples, limités et sous-cutanés ; forme cutanée avec envahissement diffus des téguments, pouvant simuler le sarcome ou le lupus.

Septicémie a entérocoques.

(Avec Savy et Langeron.) (7).

Il s’agissait d’un homme de 35 ans qui, après des symptômes généraux d’infection, présenta des douleurs articulaires, des signes d’hépatisation du poumon droit, des œdèmes et une

•albuminurie de io grammes par litre. La mort survint avec des vomissements, de la diarrhée, de l’anurie et le tableau clinique de l’urémie. Au cours de l’évolution, une hémoculture permit de mettre en évidence un microbe ayant les caractères ,de l’entérocoque. L’autopsie ne montra que des viscères congestionnés et l’examen histologique des lésions infectieuses diffuses. Il s’agissait donc, dans ce cas, d’une forme septicémique primitive.

b) Bouche

Les abcès de la langue.

(Avec Ch. Dunet.) Revue de Chirurgie. (24).

Nous avons publié deux observations personnelles : dans un cas, il s’agissait d’un abcès superficiel de la pointe qui guérit rapidement après une petite incision; dans un autre cas, d’un abcès profond de la base, caractérisé par l’existence de deux loges suppurées indépendantes.

A l’occasion de ces deux cas, nous avons recherché tous les cas de glossites suppurées publiées dans la littérature et nous avons fait une étude critique de la question en insistant particulièrement sur les points suivants :

Au point de vue anatomique, la seule travée cellulaire importante de la langue est celle que suit l’artère linguale, et les formations fibro-aponévrotiques créent deux loges assez bien séparées, une droite, l’autre gauche, loges séparées également des régions voisines. En outre, la portion de la langue paraissant le plus vulnérable et la plus sujette aux localisations inflammatoires est la région du Vlingual, en raison de l’existence des formations lymphoïdes (amygdale linguale) et des glandes salivaires accessoires dont quelques-unes sont profondes et intra-musculaires (glande de Weber, glande de Blandin-Niihn).

Au point de vue symptomatique, les douleurs violentes, la tuméfaction et l’immobilité de la langue (langue figée), l’absence de trismus sont le plus fréquemment rencontrées.

Enfin, au point de vue du traitement, l’ouverture de la collection suppurée se fera, en général, par voie buccale à l’aide d’une pince fermée qu’on ouvrira dans la poche. Il faudra surveiller la lésion pour empêcher la plaie opératoire de se refermer, du fait de l’impossibilité du drainage, et pour ouvrir, s’il y a lieu, les abcès voisins qui peuvent coexister.

EpiTHÉLIOMA DE LA JOUE TRAITÉ PAR LE RADIUM.

(Avec P. Bonnet.) Société de Chirurgie de Lyon. (17).

Malade porteur depuis un an d’un épithélioma de la face à début muqueux : la tumeur avait infiltré la joue et formait une saillie ulcérée, lorsque se produisit une hémorragie de la faciale ; large communication de la joue avec la cavité buccale, pas de ganglions perceptibles. Histologiquement : épithélioma spino-cellulaire.

Après désinfection de quelques jours, application de radium sous forme de huit aiguilles laissées en place pendant une semaine. En un mois, la tumeur a disparu ; il ne persiste qu’une cicatrice cutanée linéaire et une ulcération muqueuse très modifiée. Amélioration remarquable de l’état général.

Septicémie mortelle d’origine dentaire.

(Avec A. Pont.) (12).

c) Vaisseaux

Sur un cas de contusion artérielle : Stupeur artérielle ET SYNDROME CAUSALGIQUE CONSÉCUTIF.

(Avec P. Soubeyran.) Société de Chirurgie de Paris, 1918. (1).

Page 1