ABDOMEN
Hernies diaphragmatiques d'origine traumatique (en collaboration avec M. Blum). Archives générales de médecine, 4896,1, 5, p. 478.
Les traumatismes peuvent produire la hernie diaphragmatique par plu-
Tantôt il s’agit d’une plaie du diaphragme par arme blanche ou par arme à feu.
Tantôt il s’agit d’une déchirure par un fragment de côte fracturée par le traumatisme.
Tantôt il s’agit d’une rupture du diaphragme qui semble éclater sous la poussée des viscères abdominaux. Le diaphragme ainsi rompu pouvait être
point faible, dû soit à un arrêt partiel de développement, soit à un vice de nutrition lié à la présence d’une tumeur de voisinage, soit à l’existence d’une plaie ancienne du diaphragme, cicatrisée, oblitérée ou non; c’est cette
En effet, après une plaie, déchirure ou rupture du diaphragme, une hernie peut se constater immédiatement. Dans d’autres cas, la solution de continuité du muscle phrénique peut être masquée par un viscère volumineux, lé foie par exemple; elle peut même se cicatriser; ses bords se réunissent, mais il reste sur le diaphragme une cicatrice ; à l’occasion d’un effort, déterminant une violente poussée des viscères, cette cicatrice peut se rompre et plusieurs mois, plusieurs années après le traumatisme initial, on
ou d’un effort.
Nous avons résumé ainsi les différents modes de production des hernies diaphragmatiques traumatiques :
» 6 e corps, sans bandage, et n’a jamais souffert. L’autre, âgé de 70 ans, n’a ni récidive, ni varicocèle, ni atrophie testiculaire du côté où a porté notre opération. Du côté opposé, il avait été opéré en 1892 par un chirurgien des hôpitaux de Paris d’une hernie inguinale. Cette hernie a largement récidivé, alors t que la nôtre n’a pas bougé.)
cun des corps utérins. Ce décollement conduit naturellement sur l’artère utérine, et, lorsque les corps utérins sont dégagés, il reste peu à faire pour terminer par une hystérectomie totale. Dans les cas où l’utérus est doublé, l’hystérectomie supra-vaginale n’est donc plus l’opération si simple et si séduisante qu’elle est dans les cas où l’anomalie n’existe pas. Dès lors elle perd son principal avantage sur l’hystérectomie totale. Et comme, par analogie avec le testicule ectopié, nous pouvons craindre que l’utérus arrêté dans son développement ne présente une prédisposition à la dégénérescence cancéreuse, nous pensons que dans les cas analogues à ceux que nous avons observés, c’est-à-dire où les corps utérins sont fortement divergents et où il n’existe pas de ligament large, l’hystérectomie totale doit être préférée à la subtotale. Au contraire, si l’on rencontrait des corps Utérins indépen-
faut partir pour une cholédocotoraie, mais songer qu'il est, dans certains
répétition des manœuvres de broiement sur les fragments; les cas où-la palpation ne révèle aucun autre calcul en amont: d’où de grandes proba-
continuité du muscle dues 4 une contusion. Nous avons rompu avec cette
La rupture musculaire est définie : solution de continuité du muscle dans la production de laquelle intervient la contraction musculaire.
D’autre part, parmi les excitants mécaniques de la contraction musculaire que les expériences classiques de Haidenhain nous ont fait connaître, figurent la contusion du muscle et les atteintes brusques portées à Y intégrité de ses fibres.
Or, si’le muscle contusionné est soumis de la part de l’agent contondant à
il se contracte immédiatement par un réflexe dont l'excitant est précis
tous points comparâmes a ce qui se passe au mveau ues exueimies osseuses fracturées. La fracture musculaire se consolide normalement par un cal fibreux.
Au point de vue clinique, nous avons évité d’employer le terme néfasle de pseudo-hernie , employé à peu près par tous depuis Farabeuf pour désigner la tumeur qui traduit la rupture musculaire. Il n’y a pas plus de raison pour donner à la manifestation clinique de la rupture musculaire le nom de pseudo-hernie que pour baptiser, par exemple, une arlhro-tuberculose du nom de pseudo-rhumatisme, le varicocèle du nom de pseudo-épiplocèle, ou l’appendicite de celui de pseudo-dothiénenterie, sous prétexte que ces affections ont des symptômes communs.
Nous avons écrit, avec un intérêt tout particulier, le chapitre des ostéomes
qu’au périoste la faculté ostéogénique, et que l’on ne peut rattacher à l’origine périostique que certaines formations osseuses en continuité avec le squelette, telles que celles qui succèdent aux luxations du coude. Cette extrogénèse d’origine périostique serait, pour ainsi dire, l’exagération des périosloses par efforts, qui succèdent aux contractions musculaires répétéès
conjonctif et tissu musculaire en particulier, proliférant de toutes parts à l’occasion d’un traumatisme, peuvent, à un moment donné et sous des influences mal connues, reprendre la faculté osléogénique et refaire du
actuellement la presque totalité des histologistes.
musculaires, ceux qui sont en connexion avec le squelette, tirent surtout leur origine du tissu mésoblaslique le plus spécialement adapté pour l'ossi-
laire strié, peuvent, sou§ l’influence d’une excitation représentée ordinairement par une rupture fibrillaire, proliférer et constituer une sorte de cal fibreux , qui, anormalement et par suite de l'intervention de facteurs encore mal déterminés, peut se transformer en un cal osseux, irrégulier et exubérant, qui est Yostéome musculaire.
Nous avons insisté aussi sur les différences histologiques et cliniques qui
dans sa forme, différences qui correspondent, au point de vue thérapeutique, à des indications complètement opposées.
uniquement avec des observations explicites.
Nous avons pensé aussi que le chapitre traitant des myosites dans un ouvrage de chirurgie devait présenter cette question autrement que ne l’en-
musculaires infectées, les inflammations de voisinage propagées au muscle et les localisations musculaires des septico-pyohémies. En dehors de l'infection, nous n’avons conservé que la myosite ossifiante progressive : les amyo-
raphie, par suture ostéo-tendineuse ou par suture interosseuse. Nous avons profité de cette occasion pour signaler des procédés qui nous ont personnellement donné des résultats excellents.
Nous avons fait dessiner les divers procédés de fixation des tendons luxés , tous dérivés du procédé de M. le professeur Lannelongue.
Nous avons renoncé à décrire des ténosites : nous n’admettons guère l’inflammation isolée du tendon. Nous avons cru plus proche de la vérité d’étudier dans un chapitre d’ensemble les péri-ténosites , dans lequel nous signalons les inflammations qui atteignent le tendon en même temps que les tissus adjacents.
Le tendon baigne dans du tissu cellulaire ; l’amplitude des déplacements du tendon crée dans ce tissu conjonctif des modifications spéciales, dont le type lé plus complet est la synoviale tendineuse, formée d’un feuillet viscéral juxta-tendineux et d’un feuillet pariétal : c’est l’organe de glissement par-
Sur d’autres points, la différenciation du tissu conjonctif est moins marquée : on trouve seulement autour du tendon un réseau du tissu cellulaire lâche, qui, parfois, constitue une cavité mal limitée, injectable néanmoins
Pour expliquer la genèse de ces tumeurs, deux thèses sont en pré-
10 Celle de Yhygroma proliférons , d’après laquelle ces proéminences sont des végétations de la face profonde de la poché. On admet alors que l'hyperplasie conjonctive, qui constitue la poche de l’hygroma, s’accompagne d’une abondante végétation vasculaire*et que, sur certains points, des végéta cavité de l’hygroma, s’y développant à la manière des bourgeons charnus dont l'inflammation provoque l’apparition ;
2° Celle de Yhygroma deslruens , qui reconnaît aussi l’hyperplasie conjonctive initiale, qui détermine la formation de la coque épaisse dç Thygrqma. On l’explique même en disant que le traumatisme répété sur un même point détermine dans le tissu conjonctif de la région une excitation mécanique des nerfs des vaisseaux ; de là, une hyperhémie artérielle entraînant deux ordres de phénomènes connexes : Y hyperplasie conjonctive et la
l’hygroma à son premier degré, c’est-à-dire la cavité de la bourse séreuse
maux ou anormaux. A mesure que, sous l’influence de la même cause, l’hyperplasie conjonctive progresse, la fonte graisseuse se continue dans les parois de la poche, entraînant la formation, à ce niveau, de la mince couche
logiques, que seule l’étude patiente de la pathologie peut nous permettre un jour de dégager.
J’ai eu, à plusieurs reprises, l’occasion d’appliquer, non plus chez des enfants, mais chez des .adultes, la méthode des injections întra et extra-articulaires de mon maître M. Lannelongue. Les bons résultats que j’en ai obtenus m’ont persuadé que la solution intra-articulaire, en particulier, était un agent modificateur énergique des productions tuberculeuses, et j’ai songé à introduire cette solution au contact de lésions tuberculeuses autres que les lésions articulaires.
Dans cette communication, j’ai rapporté six observations.
Deux ont trait à des tuberculoses épididymo-testiculaires bilatérales et abcédées dans un cas, j’obtins la guérison; dans l’autre, je n’avais pas obtenu d’amélioration lorsque le malade cessa de venir à l’hôpitol et fut perdu
Les quatre autres ont trait à des synovites tuberculeuses de formes différentes qui, toutes, ont guéri parce traitement.
Le genu valgum à évolution prolongée et l’opération d’Ogston.
Dans ce travail, j’ai voulu, d'abord, rapprocher l’évolution de certain ca s de genu valgum de l’évolution des ostéomyélites prolongées ; j’ai ensuite cherché à démontrer que, parfois, l’opération d’Ogston était supérieure à l’opération de Mac Ewen dans la cure du genu valgum.
Chez une malade, dont j’ai recueilli l’observation, j’ai constaté l’apparition
A 24 ans, nouvelles poussées douloureuses avec accentuation de la lésion. A
Chez cette malade, l’examen des radiographies et les mensurations m’ont permis d’affirmer que la déformation du genou était due à une hypergenèse osseuse asymétrique, siégeant au côté interne de l’extrémité inférieure de la diaphyse fémorale. En effet, les condyles ne semblent pas modifiés dans leur volume: le condyle interne est à peine plus haut que le condyle externe;
If, cm. 5 du côté gauche dévié. Il me paraît donc de toute évidence que le genu valgum que j’ai observé était dû à une hyperproduction osseuse ayant siégé au-dessus du condyle interne ; cette hyperproduction, ayant exagéré la longueur de la diaphyse du côté interne, a causé l’inflexion de l’axe du membre en dehors. Un témoin de celte suractivité ostéo-formatrice est une exostose du volume d'un petit noyau de prune, semblant pédiculée, d’après la radiographie, et implantée au niveau de l’horizontale du bord supérieur des
condyles. Je n’ai trouvé chez cette femme aucune autre exostose ostéogénique. 11 n’existe rien de symétrique au côté opposé. Il est intéressant de constater la coexistence, au contact du même cartilage épiphysaire, de ces deux lésions, genu valgum et exostose.
De plus, l’hypergenèse osseuse, cause du genu valgum dont je donne l’observation, s’est produite non seulement à l’époque d’activité normale du cartilage de conjugaison, mais encore après ossification complète de celuici, à la façon des hyperostoses, qui peuvent se produire à tout âge au cours de l’évolution de l’ostéomyélite prolongée.
axe s’est infléchi, c’eàt-à-dire au niveau du genou ; ou bi la cuisse une déformation inverse et complémentaire dé ce première solution est fournie par l’opération d’Ogstdh,
contact. Un couteau de poche suffit facilement pour pratiquer cette petite
tions que j’en ai rassemblées. Ces conclusions sont les suivantes :
Sauf quelques très rares fractures directes (roues de voiture, projectile de guerre), toutes les fractures de l’astragale sont dues à l’arrachement ligamenteux. Il n’en existe que trois types.
i° La fracture transversale du col et du corps — J’ai démontré que le bord antérieur de la mortaise tibia-péronière ne venait pas guillotiner le col astragalien, comme le pensait Erichsen ; que le col astragalien ne se rompait pas par inflexion, ce qu’admettait Bastian ; que l’astragale est un levier
' 3” Si le mouvement de flexion n’esl pas épuisé, les ligaments malléoloastragaliens continuent à élever le grand bras postérieur du levier astragalien. Comme la résistance et le point d’appui sont invincibles, le levier se brise entre le point d’appui et le point d'application de la puissance ; c’est la fracture transversale du col et du corps.
4° Si le ligament tibio-astragalien postérieur (côté interne) supporte l’effort plus que son congénère du côté opposé, il arrache son insertion, soit la moitié interne de la poulie astragalienne (fracture de la joue interne, frac-
5" Enfin, suivant les cas, le mouvement commence tantôt dans l’articulation tibio-tarsienne, tantôt dans l'articulation sous-astragalienne, suivant
vive est-elle celle qui souffre le plus du traumatisme. Ce n’est là qu’une hypothèse.
Puis, j’ai passé en revue les symptômes des diverses fractures astragaliennes, m’efforçant de dégager un grand type clinique de ces fractures.
J’ai conclu, pour les deux premières variétés, à l’indication formelle de l’astragalectomie.
. Pour les fractures des tubercules postérieurs, je n’hésiterais pas, en présence d’un malade atteint depuis un certain nombre de mois d’achyllodynie rebelle au massage et rendant la marche impossible, à aller chercher le
Nous avons analysé de près trois cas indiscutables d’hystéro-traumatisme; chez lesquels une enquête approfondie a pu seule révéler l’existence dè
Il est ainsi avéré que deux épithéliums différents ont présenté simultanément la transformation cancéreuse.
Présentation d’appareil. Bull, de la Société de chirurgie .
J’ai présenté à la Société de chirurgie l’inhalateur qui a fait l’objet d’un article paru dans la Presse médicale .et déjà analysé.
Présentation de pièces. Bull, de la Société de chirurgie.
J’ai présenté à la Société de chirurgie l’utérus double; dont la description est reprise dans un mémoire déjà analysé.
Angine de Ludwig (en collaboration avec M. Keim). Bull, de la Société anatomique, 4897, p. 41.
Observation d’angine de Ludwig, incisée. Le lendemain, phlegmon gazeux du cou. Mort le 6 e jour après l’opération. Ce phlegmon gazeux n’était pas dû au vibrion septique. Le pus, inoculé au cobaye, a produit seulement un phlegmon d’allure banale ne tuant l’animal que le 7® jbur.
Le staphylocoque blanc, qui prédominait dans le pus du phlegmon sushyoïdien, existait seul dans le sang pris au niveau du cœur au moment de l’autopsie.
Modification du squelette dans un cas de genu valgum. Bull, de la Société anatomique, 1900, p. 151.
sement des gibbosités pottiques, j’avais conclu en rappelant qu’il n’existait aucun fait prouvant la possibilité de la consolidation ultérieure en rectitude des rachis redressés, et je donnais le conseil de ne pas continuer dans cette