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CHOLÉRA

Étude sur quatre cas de choléra. Annales de l'Institut Pasteur , 25 septembre 1892,

Choléra nostras et contagion. (En collaboration avec le D' Giraudeau.) Gazette hebd. de Méd. et de Chir., 25 novembre 1893, p. 558.

Action du coli-bacille sur le bacille virgule. Soc. de Biologie, 1" mai 1897, p. 417.

Du rapport étiologique entre le choléra nostras et le choléra indien. Archives générales de Médecine, juillet 1897, p. 27.

Nous avons observé, en 1892, quatre cas de choléra à l’hôpital Necker dans le service du professeur Dieulafoy.

De ces quatre cas, deux ont été relativement bénins et ont guéri au bout de quelques jours. L’examen bactériologique des selles de ces malades n’a révélé par l’examen direct et par les ensemencements que la présence du baolerium coli commune.

Les autres cas furent plus graves ; un des malades succomba. Les selles contenaient du bacille virgule type, associé au coli-bacille dans le second cas. L’eau bue par un des malades renfermait un bacille étroit, court et un gros bacille virgule n'ayanl aucune action pathogène.

Ce travail a fixé deux points de doctrine importants dans l’étiologie du choléra : l’existence de pseudo-bacilles virgules, confirmée l’année suivante par Sanarelli et ultérieurement par un très grand nombre d’auteurs (Wernicke, Dunbar, etc.) ; la possibilité d’associations microbiennes dans l’évolution de la maladie, fait dont l’importance a été exposée dans la suite par M. Metchnikof.

Pendant toute la durée de l’épidémie de 1893, nous examinâmes, au point de vue bactériologique, tous les cas venus de Saint-Ouen. de Saint-Denis et d’Aubervilliers, hospitalisés au bastion 56. Malgré la grande multiplicité des examens, répétés tous les jours dans les selles des malades, il nous fut irapos-

second jour après la naissance, un ictère fébrile, qui s’accrut les jours suivants

A l’autopsié, pratiquée deux heures après, le foie, très volumineux, était sillonné de vaisseaux sanguins très élargis et obstrués par des caillots : un de ceux-ci remplissait complètement la veine ombilicale, siège d’une phlébite évidente. Des ensemencements furent prélevés, après stérilisation préalable des surfaces dans cette veine, dans le lobe gauche du foie, dans la rate et dans le cœur droit. Les cultùres, toutes identiques, contenaient le proteus vulgaris d’Hauser il l'étàt de pureté.

Sur un cas de streptococcie survenue au huitième mois de la grossesse. (En collaboraration avec le Prof. Bar.) Congrès de Gynécologie, d’obstétrique et de Pédiatrie de Bordeaux, 10 août 1895, p. 055.

Une femme, enceinte de huit mois environ, entre è l’hôpital Saint-Louis avec une fièvre intense, en présentant quelques contractions, ulermes. On put recueillir des sécréta cervicaux avant toute intervention, alors que les mem-

et l’examen chimique positif du liquide céphalo-rachidien pathologique. Nos premières conclusions étaient les suivantes :

Dans un liquide céphalo-rachidien normal, il n’existe que des traces d’albumine (sérum globuline); le dosage en est pratiquement impossible;

Nous avons trouvé, dans la grande majorité des liquides céphalo-rachidiens pathologiques, un parallélisme assez net entre le degré de réaction cytologique et la quantité d’albumine (sérum albumine et sérum globuline) ;

Dans certains cas de processus méningés aigus ou chroniques, la réaction cellulaire peut faire défaut ou être très atténuée, alors que le liquide céphalorachidien contient une quantité très importante d’albumine (jusqu’à 5 grammes par litre).

L’étude d’un cas intéressant de méningite tuberculeuse nous a permis de développer et de préciser les conclusions précédentes :

L’absence de réaction cellulaire ne suffit pas, dans certains cas extrêmement rares, mais indiscutables, pour écarter le diagnostic de méningite tuberculeuse.

La recherche des albumines du liquide cérébro-spinal a une réelle valeur sémiologique. La présence d’une quantité d’albumine importante dans le liquide nous a permis de confirmer le diagnostic de méningite aiguë.

Le seul signe indiscutable de nature tuberculeuse d’uné méningite aiguë est la mise en évidence du bacille de Koch (examen direct, inoculations, cultures). Le groupement des autres signes (cliniques, cytologique, albumine du liquide céphalo-rachidien) suffisent dans la majorité des cas à établir ce diagnostic, mais ils n’ont en eux-mêmes qu’une valeur de probabilité.

Nous avons observé des faits identiques dans un cas de maladie de Landry. Pendant la période d'état de la maladie, le liquide céphalo-rachidien, exempt de toute réaction cellulaire, présenta des modifications purement chimiques, caractérisées par la présence de fibrine et de sérine, en quantités considérables.

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