Les déplacements traumatiques du semi-lunaire (Thèse
de Lyon, 1900, 318 pages. Ce travail, présenté àT’Aca-
. , lion très honorable).
44, Les traumatismes du poignet (Lyon chirurgical, novem¬
bre et décembre 1908).
Nous résumerons ici nos conceptions-générales sur le | mécanisme, 1 anatomie pathologique, le diagnostic et le
sont exceptionnelles, i dorsaux, en particulii
tandis que le sacphoïde debout, reposant directement sur le sol, lui fournit un point d’appui solide. La fracture qui résultera de l'écrasement de l’épiphyse radiale sur une pareille enclume, sera une fracture par pénétration, avec éclatement de l’épiphyse, fragments nombreux et engrenés, fissures multiples pouvant gagner la surface arti-
main, le scaphoïde échappe au contact du radius, soit que le scaphoïde ou la facette scaphoïdiènne du radius s’étant fracturés, le semi-lunéire reste seul à supporter
l’effort. Cet os est alors interposé comme un coin entre le radius et la 1 fête du grand os (fig. 16).et la pression tend à produire un glissement antéro-postérieur sur les faces de ce coin. Comme l’os est uni au radius par des ligaments puissants, tandis qu’il n’est que faiblement lié au grand os, le glissement se produit dans ce dernier interligne, et le semi-lunaire glisse en avant de la tête
deuxième rangée, le scaphoïde se casse, toujours, jamais il ne.se sépare:des trapèzes.)
Enfin,* au cours du traumatisme, ou dans des manœuvres de réduction, les ligaments qui unissent le bord dorsal du radius au semi-lunaire peuvent être rompus, et
alors la pression de la. tête du grand os fait basculer plus du moins le semi-lunaire autour de ses ligaments radiaux antérieurs ; sa concavité arrive à regarder la paume, et môme la racine du bras, tandis que se réduit le déplace¬
ment postérieur du reste du carpe. On a alors une véritable énucléation palmaire du semi-lunaire seul (fig. 25), ou avec le fragment proximal du scaphoïde, si cet os est brisé.
Les symptômes et le diagnostic dés lésions traumatiques du poignet sont aujourd’hui de connaissance trop banale, pour que nous les répétions. Nous dirons.seulement que .nous avons étudié d’une façon minutieuse la valeur séméiologique des renseignements fournis par les commémoratifs, les troubles fonctionnels, l’inspection, la palpation, la mensuration. Lés commémoratifs et l’inspection éclairent peu le diagnostic; la mensuration est sans grande valeur, à cause de la petitesse de différences et de la difficulté d’avoir des points de repère très précis. La palpation et l'étude des troubles fonctionnels opt, au contraire, la plus haute valeur. Nous insistons surtout sur la valeur de la diminution de hauteur du poignet et des troubles de compression nerveuse dans le diagnostic des luxations. Cés troubles de compression sont beaucoup plus fréquents qu’on ne l’a dit : souvent simplement
presque pathognomonique, car, bien que classiques, ils sont infiniment rares dans les fractures simples du radius.
Ces signes doivent suffire à établir un diagnostic clinique; ils peuvent se résumer, pour chaque lésion, en quelques symptômes capitaux de la façon suivante :