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ÉPIDEIHIOLOGIE — PROPHYLAXIE — HYGIÈNE APPLIQUÉE

mandée dans les g^arnisons où il existe un centre vaccinog:ène. En dehors des centres vaccinogènes, la vaccination sera faite avec une pulpe glycérinée suffisamment fluide, aussi fraîche que possible et dont la récolte n’excédera pas quinze jours.

c) En ce qui concerne le mode opératoire, l’inoculation pourra être faite, suivant les cas, par trois piqûres ou scarifications à chaque bras. Ces scarifications doivent être courtes (2 à 3 millimètres), légères, superficielles, strictement suffisantes pour mettre le derme à nu. Une précaution recommandable consistera à recouvrir d'un pansement aseptique les boutons vaccinaux. ^

B. - ETIOLOGIE DE LA FIÈVRE TYPHOÏDE Contribution à l’étiologie de la fièvre typhoïde.

A l’heure où l’origine hydrique de la fièvre typhoïde était encore discutée, ce mémoire a fourni une série de faits empruntés au milieu militaire, démontrant le rôle de la souillure dos eaux potables dans la transmission de la fièvre typhoïde. Un exemple démonstratif établit en outre la part des poussières et de l’infection des locaux habités dans la genèse de

2® De l'infection par le bacille typhique sans lésions intestinales.

Société médicale des Hôpitaux, 1889.

Cette observation a été un des premiers exemples démontrant par la preuve bactériologique que l’infection typhique peut évoluer jusqu’à la mort sans provoquer de lésions intestinales.

3® Sur l'étiologie de la fièvre typhoïde.

Ce mémoire a eu pour but de mettre en valeur une constatation faite dans mon laboratoire et corroborant celle de Lôsener, à savoir l'existence du bacille typhique dans les eaux, le sol, les poussières et même dans les matières fécales de sujets indemnes de fièvre typhoïde. De cette notion on peut induire que, à l’instar de tant d’autres microbes pathogènes, le bacille typhique habite naturellement le sol, les eaux, et quelquefois aussi le tube digestif de l’homme sain, sans que pour celui-ci la maladie en résulte nécessairement. Cette notion expliquerait certains épisodes épidémiologiques demeurés obscurs, et la genèse, en apparence spontanée, de maintes fièvres typhoïdes. Elle est du moins propre à concilier, en les expliquant mieux, les diverses théories qui depuis 5o ans ont cherché à interpréter l’étiologie de la maladie (théories de Murchison, de Budd, de L. Colin, de l’origine hydrique). La fièvre typhoïde se transmet par contagion directe, au voisinage immédiat des malades ;

peu connus en Francel^Les Hltres à bassins de sable ne sont pas des filtres parfaits donnant de l’eau bacténoloRiquemenlpure, mais ils réduisent le nombre des microbes véhiculés par l’eau dans des proportions considérables etsuffisantes pour écarter les dang^ers que comportera toujours la distribution d’eau de Seine intégrrale.

Ces conclusions ont été adoptées par la Société médicale des hôpitaux dans sa séance du

4® Appareil pour la stérilisation de l’eau potable par la chaleur.

une si haute température s’écoule refroidie, c’est-à-dire à une température excédant de i® ou 2® la température orig-inelle.

Ces stérilisateurs sont en usag'e dans l’armée. Diverses garnisons, des écoles du gouvernement en sont pourvues ; partout où ils fonctionnent, la fièvre typhoïde a cessé de se produire , Le corps expéditionnaire de Chine les a utilisés et leur rôle n’a pas été étranger au bon état sanitaire de nos régiments que la fièvre typhoïde a respectés alors qu’elle frappait durement les troupes allemandes.

Ces appareils ont résolu d’une manière économique un important problème de l’hygiène des collectivités.

ched'un procédé d’épuration de l’eau pour les troupes en campagne. Il expose d’abord comment en France et à l’étranger (Allemagne, Autriche, Italie, Russie, Angleterre, Etats- Unis), on a essayé de résoudre ce difficile problème ; puis, classant les méthodes préconisées, il les passe en revue et les soumet à une eritique détaillée.

Il est posé en principe que tout procédé d’épuration destiné aux troupes en campagne doit être simple, rapide, peu dispendieux, aussi réduit que possible comme outillage, suffisamment efficace et sans influence sur les qualités organoleptiques de l'eau. Dans cet ordre d’idées, l’ébullition et le filtrage paraissent pratiquement inapplicables. Au contraire, la purification chimique s’impose a priof'i comme une méthode de choix, parce que, seule, et sans l’aide d’appareils encombrants, elle peut fournir rapidement de grandes quantités d’eau. Mais encore faut-il choisir entre les procédés proposés. Après avoir fait la critique des procédés qui consistent à épurer l’eau au moyen du permanganate de potasse (Lapeyrere), du chlorure de chaux (armée autrichienne), du brome en solution bromo-bromurée (Schumburg, Testi : armées allemande et italienne), nous avons préconisé l’emploi de l’iode

Utiliser l’iode à l’état de solution préparée par avance, comme il en est du brome, ne serait pas praticable en campagne. Le problème suivant devait donc être posé : trouver une préparation d’iode à l’état solide, facilement transportable, inaltérable, maniable par l’homme de troupe, et telle que chacun puisse, sans risque et sans erreur, introduire dans un volume d'eau déterminé un poids fixe de métalloïde en nature, c'est-à-dire à son maximum d'activité. Ce problème a été soude ioduré, qui par déplacement sous l’actioi capable de mettre en liberté de l’iode à l'état naiss tartrique peuvent être préparés en comprimés dis

talion. On trouve aussi parfois des bactéries très pathogènes pour les petits animaux.

Les expériences d’ingestion avec les conserves altérées par végétation microbienne ont

Les considérations développées dans cette première partie du mémoire se résument ainsi. Une conserve peut être dangereuse parce qu’elle est préparée avec des viandes malsaines (animaux surmenés ou malades), parce qu’elle est fabriquée avec malpropreté, que des erre-

La deuxième partie du mémoire est consacrée à l’étude des mesures à prendre pour prévenir les accidents provoqués parles conserves.

Prendre une matière irréprochable et pure à l’orig'ine, s’efforcer de la maintenir telle pendant toutes les phases de la fabrication, la garder à cet état après l’inclusion en boîtes, tels sont les principes inflexibles qui doivent guider l’industrie. On peut affirmer en effet que des conserves préparées avec des viandes saines, manutentionnées proprement et rigoureu-

La réglementation à intervenir doit donc viser les trois points suivants qui sont l’objet ' d'amples développements au point de vue de l’application pratique ;

2® La propreté ou mieux, l'asepsie des procédés de fabrication ;

3® La stérilisation rigoureuse des conserves.

la marche de la température de son

durée pendant laquelle la ter

es soumises à la stérilisation, la lenteur ur qu’elle atteigne le degré voulu, et la

Si on porte à 120® la température inté-

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