Dilatation artificielle du col
Des moyens d’accélérer la dilatation de l’orifice utérin pendant le travail de l’accouchement.
Journal des Praticiens, 20 décembre 1893, n» 54, p. 835. Guide pratique des Sciences médicales, 1892. Société diObstétrique de Paris, 15 février 1900. Reçues et Mémoires, p. 634. (V. p. 52.)
11 est indiqué d’accélérer la dilatation du col toutes les fois qu’un danger grave menace l’enfant ou la mère, et que l’évacuation de l’utérus doit faire disparaître ce
La dilatation manuelle est en général facile chez les multipares; dans un cas particulier, j’ai pu en trois quarts d’heure environ introduire la main dans l’utérusi à travers un col qui avait encore toute sa longueur (4 centimètres) et en dehors de tout travail. 11 est vrai qu’il s’agissait d’une asystolique presque moribonde sous le coup d’une crise d’asphyxie aiguë. Le fœtus fut extrait par les pieds; le forceps dut être appliqué sur la tête dernière. Mère et enfant sortirent vivants de l’hôpital.
Le 11 novembre 1895, je publiai un court mémoire basé sur 30 observations personnelles de dilatation artificielle du col pendant l’accouchement. Le 10 avril 1896, à la Société obstétricale de France, je présentai l’analyse de 27 d’entre elles.
Sur ces 27 cas, une seule femme est morte d’hémorragie cérébrale constatée anatomiquement et ayant été l’indication de la dilatation rapide. 11 enfants sur 27 ont succombé (2 morts dans l’utérus; 3 morts des suites d’une asphyxie intra-utérine très prononcée; deux autres, infectés dans l’utérus; trois autres, après hémorragie par insertion vicieuse; 1 dernier, né d’une éclamptique).
Les moyens employés ont été : 1“ la dilatation manuelle ; 2» l’écarteur de Tarnier ; 3» le ballon de Chamuetier: 4» l’extraction du fœtus, tête nremière ou dernière.
dilatation de rorifice externe (col effacé, femme en travail) et la dilatation qui porte sur l’orifice interne et le segment inférieur (col long, femme enceinte), où des accidents peuvent survenir (hémorragies, déchirures, etc.). J’ajoute que, chez certaines primipares ou chez les femmes dont les tissus sont résistants, on ne réussit pas toujours à compléter réellement la dilatation, même si l’effacement est déjà fait. »
Depuis cette époque, j’ai employé beaucoup moins souvent les procédés de dilatation artificielle : outre les déchirures toujours à craindre, elles se sont montrées à moi capables de déterminer la contracture de l’utérus avec tous ses dangers.
J’ai signalé (V. p. 52) les différences qui existent entre la dilatation naturelle et l’opération en question.
Enfin j’ai modifié la technique (V. p. 54) en usant de massage sur le col pour le déplisser et le refouler de bas en haut suivant le mécanisme de la dilatation naturelle, et non pas de dedans en dehors directement. La divulsion est mauvaise et dangereuse.
7“ Symphyséotomie.
De la symphyséotomie.
Journal des Praticiens, 26 avril 1893, p. 264, n” 17.
Un cas de symphyséotomie chez une scolio- rachitique.
(En collaboration avec le D' Patay, Reeue obstétricale internationale, 1895) (V. p. 106.).
8’ Opération césarienne.
Note statistique sur l’opération césarienne.
Société obstétricale de France, 20 avril 1893, p. 110.
Recueil de 164 cas d’opération césarienne conservatrice et de 55 opérations de Porro (provenant de différents auteurs).
Opération césarienne et rétrécissement du bassin.
SociéU d’Obstétriqae de Paris, 15 noYembre 1906, p. 308.
Sociüé d:Obstétrique, de gynécologie et de pédiatrie de Paris, 15 juin 1908.
Le pronostic de l’opération césarienne conservatrice pour rétrécissement pelvien et beaucoup plus favorable que pour d’autres indications (tumeurs) ; il y a lieu de dissocier les cas disparates des statistiques globales.
6 cas avec succès complet pour les mères et les enfants.
Opération césarienne itérative.
Société d;Obstétrique et gynécologie de Paris, lévrier 1914, n» 2, p. 86.
La solidité de l’utérus dépend avant tout de la suture (V. plus loin : Technique.).
Deux cas où l’épaisseur et la solidité de la paroi utérine ont été constatés à la
■seconde opération; dans l’un d’eux, les'constatations anatomiques ont pu être contrôlées de près, la femme étant morte en quelques instants, le cinquième jour, des suites d’une perforation inopinée de l’estomac.
Dans un troisième cas, inédit, la femme allait subir l’opération pour la seconde fois, lorsqu’elle fut prise, la veille du jour fixé, d’une hémorragie péritonéale consécutive à une rupture de la cicatrice première : enfant sorti de l’utérus, à la partie supérieure du ventre, ainsi que le placenta. Hystérectomie. Guérison.
Technique de l’opération césarienne conservatrice.
Société d’Obstétrique, 25 mars 1909, Bulletin, p. 123.
Société d'Obstétrique, gynécologie et pédiatrie de Paris, 15 juin 1908 (V. c. d.).
Ma ligne de conduite se résume ainsi ;
Supprimer de l’acte opératoire tout ce qui n’est pas absolument nécessaire. Simplifier le plus possible. Supprimer en particulier les préparations d’ergot.
Nettoyer tranquillement la cavité utérine, en retirer minutieusement tout débris de membranes et de placenta, avant de suturer.
Suturer de manière à affronter toute l’épaisseur de la tranche utérine : comprendre la muqueuse dans les sutures.
11 est, pour moi, de règle d’éviter l’introduction dans l’utérus césarisé d’une mèche^ampon qui descende dans le vagin par le col. Cette mèche, dont l’utilité est contestable, a plusieurs inconvénients,, en particulier celui de faire souffrir les opérées dans les heures où elles ont le plus besoin de repos.
Je proscris complètement l’usage de l’ergotine, et n’ai pas lieu de le regretter. L’hémorragie s’arrête en général d’elle-même lorsque le fœtus est extrait, et on a tout le temps de faire posément la délivrance et d’essuyer la cavité utérine avec des compresses stérilisées, afin d’ôter complètement tous les débris de membranes ovulaires. La morbidité septique, les adhérences vicieuses, la plupart des complications sont évitées lorsque l’utérus est bien vidé, lorsqu’il ne contient plus traces de membranes.
Les préparations d’ergot, mauvaises dans les accouchements par les voies naturelles, sont encore plus fâcheuses dans l’accouchement césarien.
Il est dangereux de serrer préventivement le pédicule utérin ; cette constriction est suivie d’hémorragie secondaire.
La solidité et l’épaisseur de la paroi utérine au niveau de la cicatrice est obtenue par une bonne suture. La règle de ne pas comprendre la muqueuse dans l’anse de
l’œuf, travail avancé et prolongé, etc.). J’ai quelquefois placé le drain tout au tond du Douglas, l’autre bout du tube arrivant à la paroi abdominale en passant en arrière et au-dessus de l’utérus.
9° Embryotomies céphaliques.
Un cas de basiotripsie.
Société anatomique, juillet 1887.
De la basiotripsie.
Guide pratique des Sciences médicales; Traité de Vart des accouchements de Tarnier et Budin.
Pronostic de la basiotripsie.
Société diObstétrique de Paris, 18 janvier 1906, p. 27.
45 observations personnelles avec 2 cas de mort (1 cas d’embolie le dixième jour, un autre cas d infection suraigue, les deux fois, il y avait eu putréfaction
Le fœticide thérapeutique.
Société obstétricale de France, 5 avril 1902, Bulletin, p. 429.
Embarras du médecin d’hôpital en présence d’une femme en travail se refusant à une opération conservatrice comme la césarienne ou la pelvitomie : on ne peut ni renvoyer la parturiente, ni attendre (un temps indéterminé) la mort de l’enfant, ni pratiquer la basiotripsie sur un enfant bien vivant.
10” Embryotomie rachidienne.
L’embryotomie rachidienne et le muscle utérin.
Reçue de Clinique et de Thérapeutique, 1890, n» 40.
Société ^Obstétrique de Paris, 18 juin 1903, Bulletin, p. 326.
Archices de Thérapeutique clinique, mars 1899, n» 3, p. 66 (V. p. 65), et Revues et Mémoires, XXVII, p. 709.
La technique proposée et suivie par moi est la suivante :
Se servir des ciseaux de Dubois à manches droits, solides, puissants par leur longueur et leur épaisseur.
Placer la main gauche en collier autour du cou du foetus.
Introduire les ciseaux de telle façon que la convexité qu’ils portent sur leur plat soit tournée du côté de la tête; les pousser tout fermés dans le creux de la
Sectionner à petits coups la peau de la région cervicale la plus accessible. Quand la fente cutanée ainsi obtenue est un peu plus large que les lames réunies de l’instrument, le glisser tout fermé dans cette boutonnière, et décoller les parties molles de chaque côté du rachis en maniant les ciseaux fermés comme une spatule ou une sonde cannelée, pour faire des fausses routes ou des décollements sous la peau du cou. L’enveloppe cutanée tiendra ainsi lieu de gaine protectrice, et entourera les lames de l’instrument qui ne devra pas en sortir tant que le rachis ne sera pas coupé. Quand la tige vertébrale est à peu près dénudée, on ouvre les ciseaux assez largement, mais toujours dans l’intérieur du cou, la main gauche conductrice s’assurant que les lames ont leurs extrémités perdues au milieu des tissus cervicaux ; on prend la tige vertébrale entière entre deux lames, on saisit les manches comme ceux d’un sécateur, et on coupe d’un seul coup la colonne osseuse. On termine par la.section des parties molles.
11“ Laparotomies d’urgence pendant la grossesse, l’accouchement et les suites de couches.
(En collaboration avec le D' Rochard, chirurgien des hôpitaux, in . Obstétrique d'urgence, Paris, O. Doin, 1900.)
Indications et technique opératoire des laparotomies d’urgence pendant la grossesse et les suites 'de couches, dans les cas de fibromes, plaies et ruptures utérines, kystes de l’ovaire, appendicites, grossesse extra-utérine, occlusion intestinale, rétroversion de l’utérus gravide, infection puerpérale, etc.